Ont collaboré à ce numéro

 Amb. Jean M,Ehouzou
 Christophe Boulierac
 ELYSEE
 MME SONA JOBARTEH
 ONU, OIF, UA, ODD
 UEMOA, SENEGAL
 UNIS, UNHCR
 UNIS, UNICEF

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C’est au Yémen que sévit la plus grande crise humanitaire dans le monde, avec près de 19 millions de personnes - deux tiers de la population - ayant besoin de protection et d’assistance humanitaire. Pour aider ce pays d’ici à la fin de l’année, l’ONU a fait un appel de 2,1 milliard de dollars. Hier, les promesses de dons s’élevaient à la moitié de l’enveloppe nécessaire.

 
Genève – (Suisse)- En présence du Secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres qui a fait le déplacement à Genève pour coprésider avec la Suède et la Suisse une réunion de haut niveau des bailleurs de fonds , ces derniers ont annoncé  des promesses de contribution à hauteur de plus de  $1.1 milliard afin de renforcer l’aide vitale à des millions de personnes au Yémen. La somme globale demandée par l’ONU et ses partenaires est de 2,1 milliards de dollars.

« Au moment même où le Yémen fait face à une tragédie sans précédent et où les besoins  de protection n’ont jamais été aussi grands,  la générosité exprimée aujourd’hui lors de cet évènement nous aide à réaffirmer notre humanité commune »,  a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à l’issue de l’évènement de haut niveau auquel ont assisté plus de 70  pays et un grand nombre d’organisations régionales, d’agences humanitaires des Nations Unies et d’organisations humanitaires non gouvernementales, y compris du Yémen.  48 donateurs, la Commission européenne, le Fonds central d’intervention d’urgence et quatre organisations humanitaires/ONGs ont annoncé des promesses de contribution pour l’action humanitaire au Yémen en 2017. « Maintenant, nous devons voir ces promesses de contribution se traduire par une action à plus grande échelle dont les Yéménites ont non seulement besoin, mais surtout qu’ils méritent », a martelé le Secrétaire général devant la presse internationale. Il dira également que la solution à cette crise n’est pas humanitaire mais bien politique et qu’il faudrait trouver aujourd’hui plus que jamais une issue pacifique à la désastreuse situation humanitaire.  

Le patron de l’ONU demande par ailleurs trois choses : «  Accès, accès, accès » aux populations vulnérables.  En effet, la situation d’urgence complexe au Yémen est due à l’homme et s’est considérablement détériorée depuis que les hostilités se sont intensifiées en mars 2015. Plus de 10 millions de Yéménites extrêmement vulnérables ont besoin d’assistance immédiate pour survivre et la famine demeure un risque crédible pour 6,8 millions de personnes si elles ne reçoivent pas d’aide d’urgence. En février dernier, l’OMS criait haut et fort : « C’est un fait: aujourd’hui, le système de santé du Yémen est à genoux et fortement tributaire de l’aide internationale ».  Rien n’avait bougé. Les bombes continuaient à pleuvoir sur les populations ! A cette période, 14,8 millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé essentiels. Moins de 45% des établissements de santé fonctionnaient encore; 17% d’entre eux n’étaient plus du tout opérationnels. Au moins 274 ont été endommagés ou détruits pendant le conflit. Les agents de santé ne reçoivent plus leur salaire régulièrement. Dans cette guerre, ce sont encore les enfants qui payent le lourd tribut. 
 
L’UNICEF a averti par la voix de son porte paroles Christophe Boulierac : « Deux ans après l’escalade de la violence au Yemen, les familles se tournent vers des mesures de survie extrêmes.  Le Yemen, pays le plus pauvre du Moyen orient est maintenant la plus grande urgence alimentaire dans le monde» (Voir l’entretien) 
 
El Hadji Gorgui Wade NDOYE