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 « Par la vérité de Dieu (…) J’ai sorti tout son dedans du corps pour le placer à l’air, dehors, en petit tas à côté de lui encore vivant ». 

L’extrait que vous venez de lire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans ce roman au ton sanguinaire. Les monologues du personnage principal, Alfa Ndiaye, sont nimbés d’horreurs. Des atrocités inéluctables, à fortiori dans des tranchées de guerre où débattaient les pleines puissances mondiales. Deux tirailleurs sénégalais, Mademba Diop et Alfa Ndiaye. Deux amis d’enfance qui avaient jusque-là passé toute leur vie à Gandiol, un terroir du Sénégal situé sur la Grande Côte, un peu au sud de Saint-Louis, non loin de l'embouchure du fleuve Sénégal. Désormais loin du fleuve, Mademba et Alfa vont connaitre une autre réalité : la guerre. Avec toutes les atrocités et les déconvenues qui accompagnent la chute de l’ennemi allemand. Mais tout n’est pas grisaille dans le roman « Frère d’âme ». L’auteur, à travers sa belle plume, nous fait voyager tantôt dans le monde de l’horreur, tantôt dans celui de la poésie, de l’amour, du bonheur. Une ambivalence d’ailleurs qui dilue par moment les relents sanguinaires de l’œuvre.

Les séquelles de la guerre

« Je sais, j’ai compris que nos dessins sont là pour l’aider à laver nos esprits des saletés de la guerre (…) le docteur François est un purificateur de nos têtes souillées de guerre ».

Par Khady NDOYE - alias RABIA

 Le produit intérieur brut (PIB) du Nigeria a enregistré une progression de 1,93% en 2018, contre 0,82% en 2017, atteignant ainsi son plus rapide taux de croissance, depuis la récession qui a frappé l’économie de ce pays d’Afrique de l’Ouest en 2016, selon des données publiées, le 12 février, par le Bureau national des statistiques (NBS).

La croissance économique enregistrée durant l’année écoulée est légèrement inférieure au taux de 2% prévu par le gouvernement, a-t-on précisé de même source.

 Depuis début janvier, les violences qui ont dégénéré dans les régions du Centre Nord et du Sahel au Burkina Faso ont causé la mort de dizaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres. Les déplacés, qui ont fui vers les villages les plus proches, ont besoin d’aide en urgence.

« Nos villages ont été brûlés »

Des machettes, des armes à feu, la fumée des maisons qu’on brûle. Voilà les derniers souvenirs qu’ont emporté beaucoup de déplacés des hameaux qu’ils habitaient.  « J’étais en brousse, c’est là qu’ils m’ont attrapé », raconte Dicko, 17 ans, blessé à l’oreille et au crâne. « Ils voulaient savoir où se cachent mes amis. Mais j’étais seul ! Ils m’ont frappé avec leur machette puis ils m’ont mis à terre. Lorsqu’ils se sont éloignés, je me suis enfuit au village pour retrouver mes parents. Mais notre maison était brûlée ! Heureusement, nous étions ensemble avec toute ma famille. Nous avons continué pour arriver jusqu’ici au camp de Barsalogho ».

 

 Lors du sommet mondial de 2005, la communauté internationale réunie à New York au siège de l’ONU, adoptait pompeusement une Déclaration finale proclamant la responsabilité de protéger. Il était convenu que si un État faisait défaut de protéger sa propre population ou de prévenir la commission de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre sa population, la communauté internationale s’engageait, avant tout recours à la force, « de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques (…) » afin de protéger les populations contre les crimes de masse. Cette doctrine a depuis lors été appliquée de manière sélective et non désintéressée en Côte d’Ivoire et en Lybie. Pire encore, la stratégie de prévention, que les Nations Unies prétendent privilégier à longueur de déclarations et de rapports depuis 2009 s’avère un cuisant échec à la lumière des situations au Mali, en République centrafricaine et désormais au Cameroun.

 Le Représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a condamné les violences survenues lundi à Tambacounda, à l’est du Sénégal.

 « Ces violences ont causé, selon les autorités locales, la mort de deux personnes » et fait plusieurs blessés dont des journalistes, a indiqué le Chef du Bureau des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, dans un communiqué.