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Stockholm le 26 mars 2009- En tournée de précampagne électorale dans la vallée, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz président du HCE vient, dans un discours à Kaëdi que les flagorneurs saisonniers du régime ont qualifié "d´historique", de clore définitivement, selon ses dires, l´épineux dossier du "passif humanitaire" et de tourner la "page faite d´atrocité et de grandeur d'âme, une page où le pardon et la miséricorde l'ont emporté sur l'aveuglement et l'obstination"(sic).

Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), premier mouvement politique mauritanien à avoir fait face au régime tyrannique du colonel Ould Taya et première force politique victime de ce que certains appellent par euphémisme "le passif humanitaire" qui, en réalité, n'a été rien d´autre qu'un plan d´épuration ethnique et de dé négrification du pays, ne se sentent aucunement concernées par cette cérémonie folklorique qui souille la mémoire de nos morts et insulte la dignité des rescapés des camps de l'horreur.

La solution d´une aussi grave et sérieuse question ne peut-être concoctée dans l´anti-chambre d'un régime de déni aussi illégitime que vindicatif et ne saurait être résolue par les ruses d'un Général-putschiste qui ne se soucie même pas d'engager la responsabilité de l'Etat.

Les FLAM dénoncent l´instrumentalisation du dossier.

Les FLAM qui ont toujours fait du combat contre l´impunité l´un de leurs chevaux de bataille ne peuvent accepter que des marchands d´illusions soldent ce grave contentieux comme on brade à vil prix des stocks encombrants.

Les FLAM croient aux vertus du dialogue et de la concertation pour trouver des solutions consensuelles aux problèmes auxquels notre pays fait face. C'est pourquoi, sur ce dossier en particulier, n'avons-nous cessé à travers notre Mémorandum de 2000 et notre Plate-forme de l'Unité nationale publiée en 2007 de proposer qu'un équilibre soit trouvé entre le refus de l´impunité, les exigences de vérité et de réparations et la nécessité du pardon.

Régler le passif humanitaire et rétablir les déportés, les radiés arbitrairement et les exilés dans tous leurs droits reste certes un préalable important à la décrispation du climat social mais pour éviter la réédition de tels drames, notre pays ne peut faire l'économie d'un débat de fond sur l'avenir de la cohabitation entre ses communautés et les conditions de l'édification d'un État de droit qui bannit l'arbitraire et les politiques de fait accompli.

Le souci de consolidation de l'unité nationale dans le respect de nos diversités doit aller au-delà des déclarations d'intention. Il devra se traduire tant dans l'orientation politique générale de l'Etat que dans les actes concrets du gouvernement. Ce qui, pour l'heure, tarde à se matérialiser.

La lutte continue.

Stockholm le 26 mars 2009

Organisation contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie


MAURITANIE- Le bureau exécutif de l'OCVIDH a remarqué depuis hier, un certain nombre de messages, faisant état de la rencontre de son Président avec le chef de la junte alors qu'il n'a jamais été mandaté par son bureau ni par ses adhérents pour une telle démarche.
Aucune décision au sein de notre organisation n'a été prise pour une telle rencontre.

Le bureau exécutif informe par la présente déclaration à l'ensemble des membres de notre organisation, et à nos compatriotes qu'il n'est ni de prêt ni de loin associé à cette initiative unilatérale du président de l'OCVIDH et la juge nulle et non avenue.

Notre organisation est belle bien signataire du communiqué commun signé avec les ONG depuis Paris ce 26 Mars 2009 en réaction au discours injurieux du président à l'endroit de nos morts en conséquence, la position de l'OCVIDH est invariable et s'aligne avec celle des ONG des Droits Humains de l'intérieur comme à l'extérieur pour exiger d'abord, la vérité, la justice avant toute autre démarche ne réunissant ni la vraie réconciliation nationale, attendue ni une lutte implacable contre l'impunité.

Le bureau exécutif informe nos adhérents à la vigilance, en les informant que ni les démentis, ni les conférences en grande pompe ne sauront nous détourner de .l'essentiel de notre combat et se désengage de celle attitude solitaire.

Les individus restent libres de leurs actes mais une association se gère de manière collégiale et il revient au bureau et aux adhérents, un tel virage jugé anachronique.

"A bon entendeur salut"

Pour le bureau exécutif de l'OCVIDH

Le Secrétaire Général Mr Diagana Mamadou Youssouf

Source : Organisation contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie
www.ocvidh.org/