Ont collaboré à ce numéro

 Amb. BETTY KING
 Amb. Laura Lasserre
 Amb. Ridha Bouabid
 Château rouge
 Festival Grenoble
 FIFOG
 Jacques Weber
 M. Boubacar B. Diop
 M. Doudou DIENE
 M. Jean Fr. FIORINA
 Mme Hilary R Clinton
 Opus One
 Oumar El Foutiyou Ba
 Oupa Diossine Loppy
 Pdt Ahmed Ben Bella
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 Pierrette Herzberger
 US Mission Geneva
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 Il porte le nom d’un des plus grands résistants africains à la pénétration coloniale, le Cheikh Oumar El Foutiyou, l’érudit auteur de Rimâh fî hifz Jawâhir al-ma‘ânî (Flèches pour la sauvegarde des perles des Sens) qui décortique et défend la pensée de la grande confrérie tidjane. Notre écrivain est lui, Directeur des Études, de la Planification et de la Programmation à la Direction Générale de la Coopération Internationale. Haut cadre de l’administration sénégalaise, soumis au droit de réserve, cet expert de la planification trouve dans la poésie et dans l’écriture romanesque, un moyen de s’adresser autrement à son peuple tout en retrouvant ses amours d’enfance : la littérature.

 Votre roman n'est-il pas inspiré de la crise sénégalo mauritanienne de 1989?

Le roman a été écrit en 1996. C’est le premier qui a été écrit, mais le deuxième publié après Saignements, un long poème (Ndlr 42 pages) publié en 2007 à La Société des Ecrivains, une maison d'éditions française. Il est, en effet, inspiré du problème sénégalo -mauritanien et mêle sciemment la fiction à la réalité même si, au fil du temps, la fiction a été rattrapée par la réalité.
 
Comment vous est venu le goût de l’écriture ?
 
A travers le cercle familial, d'abord, car c'est là que s'est forgé mon goût de la lecture qui a donné naissance à cet amour de l'écrit. Autant que je me souvienne, mon père nous a toujours encouragés à lire à sa manière puisqu'il assurait un suivi rigoureux de notre éducation. Chaque jour, il nous faisait asseoir à côté de lui et nous obligeait à faire nos devoirs. Et quand nous lui répondions que nous n'en avions plus, il nous disait de prendre notre livre de lecture en nous répétant qu'on ne finit jamais d'apprendre. Finalement, je me surprenais à compulser même les papiers journaux avec lesquels les boutiquiers recouvraient leurs produits lorsque j'étais de commission. C’est de cette habitude que m'est venu le goût d'écrire conforté, il est vrai par certains éléments de culture générale que j'ai pu engranger dans les nombreux documents de mon père, qui ne jette aucun document. D’ailleurs, ma fratrie a eu très tôt l'habitude de lire des documents qui ont vu le jour avant n'importe lequel d'entre nous. Ma maman et mes oncles ont aussi contribué dans ce goût de l’écrit. Ma mère a été le principal vecteur d’introduction des livres de lecture que nous nous échangions afin de les lire et d'en discuter entre amoureux de la lecture.
 
Parlez-nous de votre trajectoire et des raisons qui vous poussent à écrire des livres ?
 
Je suis un écrivain sénégalais, né en 1970 dans une famille africaine normale de trois garçons et trois filles dont l'une a été rappelée très tôt à Dieu. Au point de vue littéraire, j'ai à mon actif deux ouvrages, un poème et un polar. J’ai en souffrance plusieurs inédits dont deux sont actuellement en cours d'édition. Au point de vue professionnel et académique, haut cadre de l'Administration, je suis titulaire d'une formation multidisciplinaire acquise au Sénégal et en France et conserve une expérience de 15 ans au sein de structures relevant des Finances, du Plan, de la Présidence et aujourd'hui de la Coopération internationale. Apolitique, je me considère comme un observateur averti des mœurs de son époque et qui estime que ses livres constituent un autre moyen d'expression, une forme de respiration qui me permet de sortir de ma réserve et de la neutralité rattachée aux serviteurs de l’Administration.
 
Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade NDOYE