

Dans un monde en proie à des crises multiples et qui s’enchevêtrent, la question des réparations est devenue le point de ralliement de mouvements divers. Auparavant circonscrites aux atrocités et crimes relatifs à la traite des Noirs, à l’esclavage et au colonialisme, les demandes de réparations ont peu à peu été élargies aux revendications de justice climatique et environnementale.


En Afrique, des dirigeants comme Thomas Sankara avaient en leur temps exhorté les pays du continent à exiger des réparations vis-à-vis des puissances esclavagistes et coloniales européennes et, dans cette même veine, à refuser collectivement de payer leur dette extérieure. C’est cependant au début des années 1990, sous l’impulsion de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), que la question des réparations a acquis droit de cité dans l’agenda continental.


Ce concert de la Fraternité humaine ouvert à tout le monde, entre dans le cadre de notre volonté de rapprocher l’Afrique avec le reste de la planète depuis Genève, le Canton-monde. Il clôt en apothéose nos réflexions issues de nos conférences réunissant des experts internationaux avec le public genevois et international sur des sujets de haute valeur ajoutée dans la compréhension des peuples et la nouvelle géopolitique internationale.
Célébrer, en Suisse, la Journée mondiale de l’Afrique berceau de l’Humanité, c’est créer un pont entre les civilisations.
L’orchestre LUISITO Y SU SALSOMETRO est un magnifique groupe de SALSA cubaine suisse, avec des musiciens talentueux et majoritairement cubains sous la direction musicale de Luisito Aballe. Le groupe propose un répertoire musical qui s’inscrit dans la lignée du « son traditionnel », avec des sonorités plus modernes et cette manière de redessiner le paysage musical tout en respectant le côté classique de ce genre cubain.
SANKOUM CISSOKHO, né à Dakar au Sénégal, est issu d’une illustre famille de griots, gardiens de la tradition musicale et orale en Afrique de l’Ouest. Doté d’une maîtrise exceptionnelle de la KORA, Sankoum combine technique, sensibilité et créativité. Il est un des dignes héritiers du Roi de la Kora, Soundjoulou !

Vienne-Autriche (Envoyé spécial) – Le 12 avril 2025, restera une date marquée sur le marbre dans l’Histoire de la Francophonie ! « C’est un immense plaisir et un grand honneur pour le Groupe des Ambassadeurs francophones (Gaf) de Vienne de vous voir tous réunis ici pour ce grand concert, le premier organisé à Vienne par l’OIF, à l’occasion du Printemps de la Francophonie », a dévoilé l’Ambassadeur Yacouba Cissé, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire et Président du Gaf. « La Francophonie est un humanisme », tel est l’intitulé du concert célébrant le printemps francophone en Autriche. En effet, dans ces temps tourmentés où « la grammaire du multilatéralisme semble hors de portée pour certains et où la boussole géopolitique s’affole, la Francophonie demeure un point de repère fidèle à sa vocation ». Les francophones, sur les traces de Léopold Sedar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie) et Hamani Diori (Niger), les trois chefs d’États à l’origine de la naissance de l’Oif, s’emploient à matérialiser sur le pied d’égalité, le dialogue sud nord, vis-à-vis des organisations internationales, mais aussidans la cité en promouvant la diversité des cultures et des langues de l’espace francophone.
Humanisme
Le 14 février dernier, c’est la Rwandaise Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, qui accueillait Ismael Lô et son groupe, à Addis Abeba, en marge du Sommet des Chefs d’États de l’Union africaine pour un concert de la fraternité francophone et de l’unité africaine. « Les concerts de la Francophonie sont l’occasion de rappeler par l’exemple et dans la convivialité l’enjeu de la diversité linguistique et culturelle dans le monde que nous construisons », explique le Belge Henri Monceau, Représentant permanent de la Francophonie auprès des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève qui couvre également Vienne. « Cette obligation morale de plaider pour la diversité est au cœur de notre ADN. Mais l’assumer à travers le talent de l’immense Ismaël Lô est un bonheur tant les messages de paix et d’amitié entre les humains et les peuples sont à la fois sensibles et de haute facture », justifie le diplomate. Dans les organisations internationales comme l’ONU, malgré les discours sur l’inclusion et le respect du multilinguisme, la domination de la culture occidentale et de l’anglais demeure une réalité. « Face à un public de diplomates et de haut fonctionnaires internationaux qui évoluent dans un système où le monolinguisme fait la loi, il n’est pas inutile de souligner la richesse de nos expressions culturelles », déclare M. Monceau qui n’a ménagé aucun effort pour que Vienne accueille pour la première fois une grande manifestation culturelle sous la houlette de la Francophonie bâtie, certes, sur le français un « butin de guerre » selon Kateb Yacine, mais qui pour Senghor « devait servir de pont entre les expressions propres des pays nouvellement indépendants dans l’espace francophone ».
A travers ses chansons et une prestation de très haut niveau, Ismael Lô a fait voyager non seulement géographiquement mais aussi dans l’âme humaine, lui qui « trouve les mots et les accords pour aborder avec sensibilité et douceur nos joies et tourments les plus intimes mais aussi les défis de notre temps ». Le roi du folk sénégalais et ses Pros ont déroulé sous le regard admiratif d’ambassadeurs francophones, leur collègue d’Ukraine accompagné de son épouse et un public très nombreux, métissé et de divers statuts, un répertoire allant crescendo pour faire monter les âmes au firmament. De « Baykat », à « Madame », en passant par « Taar du seye », « Joola Kele », « Plus je fais ci », « Manko », les mythiques « Jammu Africa », « Femme sans haine » (en duo fabuleux improvisé avec Marema), « Tajabone » et « Dibi Dibi rek », l’alchimie a bien marché. Les représentants ont dénoué les cravates, le temps d’un concert, et en phase avec l’artiste et le public pour chanter et danser. La francophonie qui promeut la diversité culturelle et linguistique est nécessairement fraternelle et humaniste. L’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire est revenu sur scène, ayant ému plus d’un en déclarant : « Quand j’étais étudiant au Canada, j’écoutais Ismael Lô pour me remonter le moral. La chanson « Tajaboon » berçait ma solitude ». Le maître d’œuvre de cette belle soirée en hymne à la paix, à la fraternité et à l’humanisme, Henri Monceau, se confiera au « Soleil » : « L’objectif a été pleinement rempli. Ce n’est pas seulement mon propre ressenti qui me fait dire cela mais les dizaines de messages extrêmement émouvants reçus ».
El Hadji Gorgui Wade Ndoye
Genève – Le Sénégal revient de Genève avec une belle moisson au terme de sa participation au 50e Salon international des inventions tenu du 9 au 13 avril 2025. Sur les 12 inventeurs ayant pris part à l’événement, 5 ont obtenu des médailles d’or, dont 4 avec les félicitations du Jury. Un autre a décroché une breloque en argent et 4 en bronze. Ces distinctions sont décernées par un jury international composé de 114 sommités scientifiques, dont des membres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Tirant le bilan de la participation sénégalaise à ce rendez-vous de l’innovation, le chef de la délégation, le professeur Hamidou Dathe, directeur de la recherche et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur, se réjouit de cette moisson soulignant qu’en plus des médailles individuelles glanées, la fédération française des inventeurs et l’association des inventeurs Europe-France (Efi) ont décerné un diplôme de félicitations accompagné d’un trophée à la délégation sénégalaise « pour sa participation très remarquée ». M. Dathe félicite l’ensemble des participants pour leur ingéniosité, leur audace, leur disponibilité et leur patriotisme.

« Toutes ces inventions primées à Genève montrent un réel besoin de résoudre des problèmes concrets rencontrés sur le plan local. Cette approche endogène de l’invention et de l’innovation honore le Sénégal », a déclaré le directeur de la recherche et de l’innovation. Il estime que ces performances sont rendues possibles grâce à la vision du Président de la République et aux orientations du Premier ministre Ousmane Sonko. « Ces résultats sont la preuve de l’intégration du Sénégal dans l’excellence mondiale de l’innovation », a affirmé le Pr Dathe. La directrice du Salon, Caroline Simonet s’est dite honorée de voir « le Sénégal représenté si fortement l’Afrique ». Le satisfecit des participants Remettant les médailles, Audrey Moriceau, Chargée de projets du Salon a tenu à rappeler « l’engagement constant de la République du Sénégal à l’occasion de cette 50e édition du Salon ». « Nous tenons, dit-elle, à vous redire combien nous sommes fières d’accueillir votre délégation », a dit Mme Moriceau.
M. Oumar Fall Haidara (médaillé d’or) et Aminata Lô (or et félicitations du jury ont remercié, au nom des inventeurs, les autorités sénégalaises qui, disent-ils, n’ont ménagé aucun effort pour faciliter leur participation à ce prestigieux salon. Nos inventeurs qui ont tenu à dire leur reconnaissance au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation souhaitent que l’État les accompagne davantage. « Nous voulons participer plus que jamais à la concrétisation de la vision des autorités étatiques « Sénégal 2050 » qui vise le développement de notre pays », a affirmé Magatte Sylla, qui a présenté, à l’occasion, sa trouvaille : Quitus, une plateforme intelligente de pointage biométrique scolaire munie d’un système de notification parentale et d’alerte par SMS en temps réel.
Avec cette invention, M. Sylla a déjà eu un brevet dans 17 pays. La présence remarquable du Sénégal, seul pays d’Afrique représenté sous pavillon à la 50e édition du Salon international des inventions de Genève (9 au 13 avril 2025) donne l’occasion à nos chercheurs d’être connus sur le plan international en présentant leurs produits et résultats de recherche. Comme le confirme Dr Nafissatou Diop Ndiaye qui a présenté au Salon, la dépulpeuse-raffineuse de ditax (un fruit sauvage bien connu des Sénégalais). Elle estime que cette vitrine mondiale de l’innovation a été une opportunité pour non seulement présenter sur la scène mondiale, l’ingéniosité sénégalaise, mais aussi pour jeter un regard sur l’évolution de la recherche dans le monde.
Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE (Correspondant)

Vive le président à bas le général ou vive le général à bas le président, qui ne se souvient pas des paroles de cette chanson qui à l’époque, peignait le piteux état de la démocratie en Afrique. Cette terre où l’usure et la dictature de ceux qui gèrent le pouvoir, provoquent parfois des soulèvements qui dans la foulée font jaillir chez les hommes de tenue, cette pulsion et cette tentation de renverser des régimes déjà bannis par leurs peuples. C’est donc une très vieille diatribe, que ce tube du grand Alpha Blondy qui en son temps voulait sensibiliser les africains aux méfaits des coups d’états répétitifs dans le continent africain. Chanson dont hélas la portée est toujours d’actualité, en Afrique au sud du Sahara, où cette malédiction demeure et hypothèque plus que jamais la volonté de ces peuples à aller de l’avant. C’est le cas de pays comme le Mali, la Guinée Conakry, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, la Centrafrique, la Sierra Leone, et le Soudan, entre autres contrées où l’instabilité politique, pousse souvent les militaires à s’emparer par les armes du pouvoir, dans un but font-ils croire de restaurer la démocratie.
BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA, UN GÉNÉRAL PUTSCHISTE EN QUÊTE DE LÉGITIMITÉ

»Après mûre réflexion, j’ai décidé de répondre favorablement à votre appel et déclare solennellement ma candidature aux prochaines élections présidentielles du 12 Avril 2025 »
Même pour les observateurs les moins avisés de la scène politique africaine, cette décision du général Brice Clotaire Oligui Nguema de se présenter aux élections présidentielles, n’était qu’un secret de polichinelle. On se souvient de ses premiers mots qu’il avait prononcé, au lendemain de sa prise de fonction et avec lesquels, il promettait après une courte transition, de remettre le pouvoir aux civils.
Mais la sauce semble très bonne pour que cet affamé général enlève ses mains du plat. Lui dont on suspecte des liens de parenté avec les bongos qui ont régné sur le Gabon pendant quatre décennies, vient avec ce rétropédalage, donner raison à l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade quand celui-ci laissait entendre que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Le << waxx waaxet >> (reniement en wolof), qui pour rappel, lui avait coûté le désaveux du peuple sénégalais, mais qui est devenu la mode dans un continent où le parjure est à bien des égards, la panache des élites dirigeantes.
UN ANCIEN ÉLÈVE DE SAINT CYR NE POURRA RÉCITER QUE LES LEÇONS QUE L’HEXAGONE LUI A ENSEIGNÉE.
L’Afrique d’après Fanone, est mal partie et le pire est qu’elle n’en soit toujours pas consciente. La bêtise insiste dit Albert Camus, car on a comme l’impression que les hommes et femmes qui soutiennent ces gros guignoles, soient dépouillés de bon sens et de raison. Qu’ils ne soient rien d’autres que des moutons de panurges qui même conduits vers l’abattoir, élèvent au plus haut l’applaudimètre, pour dire qu’ils consentent à leur sacrifice. Au sortir de quarante années de règne d’Omar et d’Ali Bongo ,les gabonais rêvaient de tourner ce chapitre d’une dynastie qui s’est enrichie sur leurs dos et qui ne servait que les intérêts de la France. Cette ancienne puissance coloniale qui ne cesse de spolier les ressources naturelles d’un continent où la résurgence des coups d’état militaires, reste plus que liée à une ambition dont elle n’a guère les moyens. C’est la Françafrique qui depuis les indépendances jusqu’à nos jours, orchestre les renversements de régimes qui ne sont plus favorables à sa vision des rapports nord sud, laquelle reste centrée sur la domination et l’exploitation des faibles par les plus forts.
L’annexion de la Crimée suivie du Donbass, est le point de départ de cette nouvelle guerre froide qui peu à peu devient chaude. Déstabiliser la Russie, en s’appuyant sur son plus proche voisin, telle fut la dernière trouvaille d’un occident qui depuis l’après deuxième guerre mondiale, voit en la locomotive du système communiste, son plus grand ennemi. En Ukraine, l’occident est en train de mener depuis trois ans une guerre, sans pour autant impliquer ses propres forces armées. Une manière qui lui est singulière de faire accepter à l’opinion mondiale qu’il ne faisait que défendre les principes et valeurs d’un monde libre, dont lui seul définit les contours. Quoi de plus fallacieux si on sait que l’enjeu majeur autour de ce conflit reste la convoitise des matières premières issues des terres rares dont l’Ukraine dispose d’importants gisements. En échange du financement de sa guerre, ce pays doit en contrepartie, donner la primeur de l’exploitation de minerais comme le lithium, aux multinationales occidentales, qui en ont crânement besoin pour le développement de l’intelligence artificielle et la réussite de la transition énergétique.
IL VAUT MIEUX AVOIR LES MOYENS DE SA POLITIQUE, QUE D’AVOIR LA POLITIQUE DE SES MOYENS.

Avec le plus petit pays du monde, on ne peut pas gagner une guerre dont on n’a pas les moyens. A fortiori quand il s’agit d’un pays qui militairement est considéré comme la deuxième armée la plus puissante du monde. La Russie nourrit le vœu de prendre sa revanche, sur un occident affaibli par le Brexit, la montée en puissance du populisme et le retour de Donald Trump à la maison blanche. Le constat est que le ton des belligérants baisse d’un cran, au moment où toutes les langues parlent de paix et d’arrêt des hostilités. Chose qui était impensable il y a deux ans, quand européens et américains croyaient pouvoir venir à bout de ce système incarné par l’actuel locataire du Kremlin. La défaite semble donc actée, quand devant les yeux du monde entier, le président de la première puissance militaire et économique du monde, dit à son homologue ukrainien : il faut arrêter cette guerre maintenant, car tu n’as plus les cartes en mains. Aveux d’échec ou changement de fusil d’épaule, l’essentiel est que tout porte à croire que les agitateurs et autres garants du système capitaliste, commencent à en avoir assez de cette situation qui embarrasse le monde et dont la latence et les répercussions commencent à affecter dangereusement la croissance de tous les pays du monde.
ZELENSKY, HUMORISTE QUI CONFOND LA GÉOPOLITIQUE AVEC LES PLANCHES D’UN THÉÂTRE.

L’élargissement de l’OTAN aux pays de l’ancien bloc soviétique, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La demande d’adhésion de l’Ukraine à l’organisation du traité de l’Atlantique nord et à l’union européenne, était l’occasion rêvée pour l’ancien agent du KGB, de mettre en œuvre son projet de faire renaitre la grandeur de l’union soviétique. Surnommé l’ourse blanc de la Sibérie,
le chef du Kremlin, adepte des jeux d’échec et mate, a réussi à travers ce qu’il appelle une opération spéciale en Ukraine, le pari de redéfinir les frontières de l’Est. Le démantèlement de l’URSS, étant pour le jeune agent des services secrets qu’il était, une pilule dure à avaler, il s’est toujours considéré comme le Tsar qui allait laver l’affront que l’occident sous la tutelle des États unis, avait fait à son peuple. Trois longues années de tuerie qui ont fini par convaincre plus d’un, que Poutine n’en découdrait pas avec son voisin, mais avec le bloc capitaliste qui a financé l’Ukraine à coup de milliardaires, dans l’optique de mener cette guerre dont tout le monde savait que c’était une cause perdue d’avance.
CONCLUSION
C’est comme disait un grand savant du Sénégal, en l’occurrence Cheikh Ahmad Tidiane Sy Al Maktoum : La direction du monde ne peut être la propriété d’aucune puissance.
Sénégal : Pays qui se cherche toujours, après les alternances ratées de 2000 et 2012.
L’espoir de restaurer l’état de droit et d’instaurer la bonne gouvernance comme levier d’un développement endogène durable, semble renaître depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême du Sénégal.
Cette troisième alternance obtenue de haute lutte, est la consécration d’un engagement inébranlable des populations à s’affranchir des méthodes de gouvernance peu orthodoxe et qui jusqu’ici, freinaient nos élans de développement.
Tant est que l’accession de notre pays à la souveraineté et à l’indépendance réelle, était en plus d’être une bataille existentielle, une condition sinequanone du sursaut d’orgueil citoyen et identitaire qui anime actuellement les peuples africains. Et comme il est de coutume au pays de la teranga, la peur de voir se basculer dans la violence à la veille de chaque élection, s’estompe toujours grâce à la maturité et la sagesse d’une nation considérée à juste titre, comme la référence en matière de démocratie et d’état de droit en Afrique.

Mais dans ce pays où la politique a fini par devenir le seul moyen pour prendre l’ascenseur social, il reste toujours difficile de faire comprendre aux acteurs qui la pratiquent, que l’état reste malgré tout ce qu’on peut en dire, le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et la volonté de son peuple de mettre fin a cette anomalie qui veut que la politique soit un moyen de réussite personnelle, se heurte inlassablement à la réticence des larbins et des parasites déterminés à en faire leur gagne pain. Devenir richissime sans verser une seule goutte de sueur, telle est cette médiocrité qui encourage certains à s’agripper au pouvoir et continuer à profiter des privilèges que celui-ci leur confère. Combien sont devenus des milliardaires, en soutirant l’argent du contribuable ?
Ou parce que tout simplement ils ont des accointances avec le président, le ministre ou le directeur général.
La pratique est si ancrée que l’on a fini par croire que c’est une chose normale. Et si aujourd’hui le nombre de partis politiques dépasse la limite, c’est parce que tout le monde veut être un responsable politique dans notre pays. Ceci étant, nous voyons à la place des hommes politiques, des politiciens qui ne s’intéressent que des attributs du pouvoir. Ministre, directeur général, président de conseil d’administration ou député du peuple, autant de stations qui ravivent la convoitise et l’appétit de profitards qui forment cette sentinelle des régimes qui accaparent les biens publics, en tissant ces cercles d’influence qui finissent par signer l’arrêt de mort de jeunes démocraties comme la nôtre.
Plus connu sous le nom de Jimmy comme son idole Jimmy Hendricks, Mamadou Mbaye est l’un des plus grands guitaristes de son époque. Né en 1957 à Dakar, de père et de mère griots, ce virtuose de la guitare s’est dès son plus bas âge, vu tracé un destin que tout prédisait dans la musique. Beaucoup ont connu et découvert son talent, avec l’orchestre Super Etoile du roi du mbalakh Youssou Ndour, avec qui il a cheminé pendant plus de 40 ans et fait les plus grandes scènes du monde, ainsi que les festivals les plus prestigieux. Envoûtant de par ses jolies notes, comme dans les chefs d’œuvres que sont: BIRIMA, AFRICA REMEMBER, SEVEN SECOND, SALIMATA entre autres titres légendaires du Super étoile de Dakar.


Après un bref passage au Raam Dann, où il avait senti le besoin d’aller pour avec l’expérience qu’il a accumulé durant ses années de musique, soutenir dans sa montée fulgurante, le jeune Wally Seck, actuel prince de la musique sénégalaise et digne héritier de son père Thione Ballago Seck. Mais aussi à un moment où le chef d’orchestre du Super Etoile, pour des raisons d’indisponibilité dû à son calendrier politique, avait fait une pause à sa carrière musicale, en devenant ministre du tourisme et de la culture dans le gouvernement du premier ministre Abdou Mbaye, sous le régime du président Macky Sall, qui venait fraîchement d’arriver au pouvoir et pour qui, Youssou Ndour fut l’un des acteurs principaux de son avènement à la magistrature suprême du Sénégal.
Cette parenthèse refermée, Jimmy revient vite là où tout le monde l’avait connu et où il a écrit les plus belles pages de la musique sénégalaise. C’est Youssou Ndour himself qui parle de lui en disant : Quand les autres jouent de la guitare, j’ai envie, d’écouter la mélodie, mais quand c’est Jimmy qui joue, j’ai envie d’écouter non seulement les notes, mais de le regarder en même temps, parce qu’il était un artiste. Témoignage ne pouvait être plus élogieux, surtout venant de la part de quelqu’un qui fait partie des 100 personnes plus influentes au monde et dont le talent est mondialement et incontestablement reconnu. Deux semaines avant sa mort, Jimmy avait joué à l’esplanade du grand théâtre national de Dakar, avec le Super Etoile, groupe qu’il aimait tant dans son cœur. C’était le 5 janvier 2025 et c’était sans doute pour dire aurevoir à ses nombreux fans, à travers un spectacle qui devait être, l’une des dernières prestations de sa riche carrière musicale.
Jimmy part en laissant derrière lui, un vide immense. Ce qui fait dire à son leader vocal Youssou Ndour que je cite: Ce n’est pas sûr qu’après les funérailles, que le Super Etoile se relève de ce qui indubitablement est sa plus grosse perte, après celle du bassiste non moins talentueux Habib Faye. Et moi d’ajouter que la meilleure façon de l’immortaliser et de perpétuer son œuvre c’est de continuer à servir aux mélomanes la même saveur qui emmenait des cordes de sa belle guitare, à travers une relève que certainement saura assurer la pépite Moustapha Seck qui semble déjà marcher sur les traces de guitariste emblématique.
R.I.P Jimmy et que Allah le tout puissant et miséricordieux, l’accueille dans son paradis céleste. Amen !!
Pendant que le monde entier, se régalait d’un festin politico-médiatique servi à la maison blanche, plus précisément dans le mythique bureau ovale, l’Afrique comme à son habitude, a encore adopté sa posture d’éternelle figurante, du film de la géopolitique internationale qui pourtant le concerne au plus haut niveau. Le tolet est mondial, mais sa résonance semble ne pas atteindre les rives d’une terre mère, qui ne s’implique jamais du devenir des nations, comme si elle n’avait pas de mot à dire, par rapport à la marche du monde et à l’évolution de l’humanité.
Le fin Businessman du pays de l’oncle Sam, face au plus grand comédien de l’Est, telle la scène d’un feuilleton qui émeut le monde de la diplomatie. Et c’est regrettable que ce chantage soit aussi visible, et aussi médiatisé qu’on ne l’aurait imaginé. les États unis, fer de lance du système occidental, viennent de montrer à la face du monde et avec un comportement outrancier de Donald Trump qui défie les règles de bienséance diplomatique, qu’ils ont toujours maté les peuples les plus faibles pour ensuite se vanter d’être la première puissance du monde.. Si aujourd’hui l’Ukraine devient la risée du monde du fait de son président qui mendie pour mener une guerre par procuration, demain ce sera le tour d’un autre pays et sûrement un du tiers monde qui subira ce genre d’humiliation.
Ce qui a mis le feu au poudre étant le refus de Zelenski de vendanger les matières premières de son pays, à savoir ses terres qui aujourd’hui sont les minerais les plus convoités en ces temps de révolution énergétique et d’intelligence artificielle. L’Afrique aussi a toujours subi cette injustice et a toujours été impuissant du fait que le FMI et la BANQUE MONDIALE, lui imposent ce rapport de force auquel elle se soumet avant de recevoir, ces financements qui n’ont jamais été en mesure de l’extirper des méandres du sous développement. C’est bien le lieu de couper le cordon ombilical qui rattache le continent noir aux monstres de Breton Woods qui en ont fait leur vache laitière. L’enjeu en vaut la chandelle et le moment idéal est là, car en toute chose malheur est bon.
Ceux qui agissent sur l’ordre normal des choses, en pâtissent les premiers. l’Europe qui à toujours fait le jeu des États unis d’Amérique voit son peuple se plaindre de l’attitude isolationniste de son allié historique. Chose normal étant donné que les états n’ont pas d’amis mais des intérêts à défendre et parfois au prix de ruptures de relations diplomatiques. Trump reste dans sa logique de MAGA qui l’a ramené au pouvoir, laquelle prétend vouloir restaurer la grandeur d’une puissance qui faiblit face au dragon chinois qui on le veuille ou pas, est le centre d’intérêt de toute cette agitation. S’il faille s’allier avec le diable rouge pour briser l’élan de l’empire du milieu, les État unis n’hésiteront pas un instant, car ce qui importe pour eux, ne sont les principes démocratiques ou autres valeurs humaines, mais le capital et sa fructification par tous les moyens.
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