Ont collaboré à ce numéro

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  L'élection présidentielle en France avec l'arrivée au pouvoir de François Hollande a presque noyé l'information. Au Moyen Orient, les choses bougent. Le 14 mai dernier 1600 palestiniens prisonniers dans les geôles israéliennes ont recommencé à se nourrir, en attendant leur libération , après avoir signé avec les autorités israéliennes un accord dont la signature a été facilité par l’Égypte à la demande de Mahmoud Abbass, Chef de l'Autorité palestinienne. Que vient donc faire le Sénégal là dans?  

Légende Photo: (En conférence de presse): Amb. Abdou Salam Diallo entouré de droite à gauche par M. Issa Qaraqe, Ministre palestinien chargé de la question des prisonniers et Représentant de la Palestine, Amb. Riyad Mansour, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, à Genève et Mme Corinne Momal Vanian, Directrice de l'Information à l'ONU.

Crédit: ContinentPremier

GENEVE- 4400 prisonniers palestiniens, dont quelque 200 mineurs, et plus de 300 prisonniers faisant l'objet d'un internement administratif sont entre les mains du gouvernement d'Israël, rappelle Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies. Au nom du Sénégal , Président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Abdou Salam Diallo, Ambassadeur auprès des Nations Unies à New York, a séjourné les 3 et 4 avril derniers, à Genève, coeur et poumon des droits humains du système onusien, pour demander la libération des prisonniers en interpellant le monde entier de manière claire et nette ur la nécessité absolue de faire respecter les droits humains des peuples de Palestine.

 
Le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien créé en 1979 est présidé depuis lors par le Sénégal de Léopold Sedar Senghor et tous les présidents successifs d'Abdou Diouf en passant par Abdoulaye Wade et aujourd'hui Macky Sall ont mis un point d'Honneur à s'engager solidairement pour aider le peuple frère de Palestine sans nier à Israël son droit à l'existence et à la sécurité. Cette année, la Réunion internationale des Nations Unies sur la question de Palestine qui s'est tenue à l'Office des Nations Unies à Genève a abordé sous la présidence de Abdou Salam Diallo ses discussions autour du thème: «La question des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons et les centres de détention israéliens: incidences juridiques et politiques».
 
Le Sénégal a ainsi demandé que soit appliqué le droit international «pour mettre un terme aux violences qu'Israël exerce à l'encontre des prisonniers, aux arrestations de mineurs et aux détentions sans procès, et libérer ainsi les prisonniers détenus illégalement». C'est justement pour faire respecter leurs droits humains de prisonniers en attendant leur élargissement que des palestiniens avaient entamé une grève de la faim depuis mi avril. Dans l'accord trouvé avec la puissance occupante, il est noté qu'Israël a accédé aux trois principales revendications des prisonniers: levée de la détention illimitée sans jugement et de l'isolement carcéral, et autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d'un engagement signé à s'abstenir de tout acte de terrorisme et de toute nouvelle grève de la faim. Notons que la levée du mot d'ordre de grève est suivie, à l'heure actuelle, par l'ensemble des prisonniers à l'exception de trois parmi eux qui demandent une libération rapide car détenus sans jugement.
 
Abdou Salam Diallo qui s'exprimait sous le regard fier de son ancien patron aux Affaires Étrangères et son collègue, le Doyen Fodé Seck, ambassadeur permanent du Sénégal en Suisse et auprès des Nations Unies, a appelé «chacun à réfléchir à des moyens de mettre à profit le dispositif international pour inscrire la question des prisonniers palestiniens au premier rang des priorités internationales», de renforcer le statut juridique de ces détenus et assurer leur libération anticipée, leur réhabilitation et leur réintégration dans la société. Le diplomate sénégalais qui a rencontré la presse internationale a martelé qu'il « est déplorable que des parlementaires palestiniens qui ont remporté les élections menées sous la surveillance d'observateurs étrangers continuent de se faire emprisonner de fait, cette situation s'apparente à un affront à la communauté internationale et aux valeurs démocratiques qu'elle prétend représenter». En écho, le patron des Nations Unies, le Coréen Ban Ki Moon a demandé « à Israël de respecter les obligations qui lui incombent au regard du droit international, notamment la Quatrième Convention de Genève» en soulignant par ailleurs que « l'arrestation de députés élus du Conseil législatif palestinien et le transfert forcé de certains d'entre eux de Jérusalem-Est à Ramallah sont également sources de préoccupation. Ces mesures creusent le fossé qui sépare les sociétés israélienne et palestinienne. Pour restaurer la confiance, chaque partie doit prendre des mesures audacieuses et notamment libérer des prisonniers palestiniens et les remettre à l'Autorité palestinienne. Abdou Salam Diallo, Président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a rappelé à la fin de la réunion qu'il a été proposé que «l'Assemblée générale des Nations Unies demande à la Cour internationale de justice d'émettre un avis consultatif sur la situation des prisonniers palestiniens afin qu'ils bénéficient du statut de prisonnier de guerre.» Certains se sont en outre prononcés en faveur de l'examen et de l'adoption par l'Assemblée générale d'une résolution sur la question des prisonniers politiques palestiniens et a également été évoquée la possibilité pour l'Autorité palestinienne d'adhérer à la Cour pénale internationale. C'est dire tout le rôle essentiel que joue le Sénégal dans la question palestinienne de manière générale. Très reconnaissants des efforts fournis et avec constance par le Sénégal, le Ministre palestinien chargé de la question des prisonniers et Représentant de la Palestine à la Réunion, Issa Qaraqe de même que Riyad Mansour, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, à Genève, ont vivement remercié notre pays lors de leur rencontre avec la presse internationale. Remerciements renouvelés avec émotion lors d'un dîner avec des spécialités sénégalaises offert par l'Ambassadeur Fodé Seck en présence du représentant de Malte à New York, d'Assane Diop du Bit et des membres de la Mission permanente. Les responsables palestiniens qui ont magnifié l'alternance démocratique et paisible au Sénégal ont déclaré que si leur pays «devient indépendant une rue portera le nom du Sénégal et lors de la cérémonie officielle de la célébration de leur souveraineté retrouvée tous les noms des ambassadeurs sénégalais ayant servi au Comité pour la Palestine seront cités un par un». 
 
«Il est grand temps de voir un État palestinien viable coexister dans la paix avec un État d'Israël dont la sécurité est garantie», concluait Ban Ki Moon, dans son message lu par le Coordonnateur spécial adjoint des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen Orient.    


El Hadji Gorgui Wade Ndoye