Ont collaboré à ce numéro

 2012 Elections
 ACANU
 Antgel, Ville d'Onex
 Antigel Festival
 Bulletin info OMS
 COTMEC, EIRENE
 Dahij
 Edilivres Paris
 Eric Bridier
 Etat de Genève
 Fal 2012
 Fest. de Philosophie
 HCR
 IBN SAID
 Ismael Lo,
 La tribune Sénégal
 M. Ibrahima Faye
 M. Sanou Mbaye
 Martin Tchapchet
 Medias Nord Sud
 Nafissatou Dia Diouf
 Olusegun Ol AGANGA
 Pr Maimouna Barro
 Sophie Bessis,
 Souley. Jules. Diop
 Toni Morrison
 UN SPECIAL GENEVA
 Université de Genève
 Whitney Houston
 Xavier Collin

Compte Utilisateur

Audios



Souscription

Le groupe

Directeur de publication
· Elh Gorgui W NDOYE

Rédacteur en chef
· Elh Gorgui W NDOYE

Comité de Rédaction
· El hadji DIOUF
· Papa Djadji Guèye
· Responsable Informatique
·
Alassane DIOP

Responsable Gestion
· Cécile QUAN

Webmaster
· REDACTION

Contact

Adresse
   Salle de Presse
   N0 1 Box 35
   8, Avenue de la
   Paix Palais des Nations Unies
   1211- Genève 10 Genève Suisse.
Téléphones

   +41 22 917 37 89
   +41 76 446 86 04

Service

Publicités, Abonnements et Souscriptions

Téléphone
· Suisse:
   +41(22)917 37-89
   +41(76)203 61-62

Ou envoyez un courriel à Info@ContinentPremier.com

Dracunculose (maladie du ver de Guinée)!

Publié le, 03 novembre 2011 par OMS

Principaux points

       La dracunculose est une maladie parasitaire invalidante sur le point d’être éradiquée, avec moins de 1800 cas notifiés en 2010.

       Elle n’est transmise que lorsque des gens n’ayant que peu ou pas accès à un approvisionnement en eau potable ingèrent de l’eau contaminée par de petits crustacés parasités.

       Sur les 20 pays où la maladie était endémique au milieu des années 1980, seuls 4 (tous en  Afrique) notifient encore des cas.

       Le Sud-Soudan, indépendant depuis peu, rapporte la plupart des cas (97 %).

       À partir du moment où l’infestation se produit, il faut entre 10 et 14 mois pour que le cycle évolutif s’achève et qu’un ver parvenu à maturité émerge de la peau.

=========================================================

La dracunculose (plus communément connue sous le nom de maladie du ver de Guinée) est une maladie parasitaire invalidante provoquée par Dracunculus medinensis, un long ver filiforme. Il est exclusivement transmis par l’ingestion d’eau contaminée par des puces d’eau parasitées.

La dracunculose est rarement mortelle, mais les sujets atteints par la maladie peuvent être handicapés pendant des mois. Elle touche les populations des communautés rurales déshéritées et isolées qui, pour l’eau de boisson, sont essentiellement tributaires de points d’eau non aménagés tels que des mares.

Étendue du problème

Au milieu des années 1980, on estimait à 3,5 millions le nombre de cas de dracunculose dans le monde, répartis dans 20 pays, dont 16 étaient situés en Afrique. Le nombre de cas notifiés a diminué tout au long des années 1990 pour atteindre moins de 10 000 cas en 2007. Ce nombre a été réduit à 4619 en 2008, puis à 3190 en 2009 et à 1797 en 2010.

En 2011, l’incidence annuelle de cette maladie a chuté de plus de 99 % par comparaison avec ce qu’elle était au milieu des années 1980. Actuellement, les cas  ont seulement été notifiés en Éthiopie, au Mali, au SudR09;Soudan et au Tchad.

Transmission, cycle évolutif et période d’incubation

Près d’un an après l’infestation, une phlyctène douloureuse se forme – dans 90 % des cas au niveau de la jambe – et un ou plusieurs vers sortent émerge de la peau, accompagnés d’une sensation de brûlure. Pour calmer celleR09;ci, les patients ont souvent tendance à plonger la zone infestée dans l’eau permettant ainsi au ver de libérer des milliers de larves dans l’eau. Ces larves parviennent au stade infectant après avoir été ingérées par de petits crustacés ou copépodes, également appelés puces d’eau.

Les gens ingèrent ces puces d’eau parasitées en buvant de l’eau contaminée. Les crustacés sont tués dans l’estomac, mais les larves infectantes y sont libérées. Elles traversent ensuite la paroi intestinale et migrent à travers l’organisme. Le(s) ver(s) femelle(s) fécondé(s) (qui mesure(nt) entre 60 et 100 cm de long à la maturité) effectue(nt) une migration sous les tissus cutanés jusqu’à ce qu’il(s) atteigne(nt) les membres inférieurs, formant une phlyctène ou une tuméfaction à partir de laquelle il (s) émerge(nt). De l'infestation à l'émergence du ou des vers il faut 10 et 14 mois (période d’incubation).

Prévention

Il n’existe ni vaccin ni traitement médicamenteux contre la dracunculose, mais la maladie est tout de même sur le point d’être éradiquée grâce à des stratégies de prévention, qui sont:

       le renforcement de la surveillance pour détecter tous les cas dans les 24 heures suivant l’apparition du ver ;

       la prévention de la transmission moyennant le traitement, le nettoyage et le bandage réguliers des lésions cutanées jusqu’à ce que le ver ait été totalement expulsé de l’organisme ;

       la prévention de la contamination de l’eau de boisson en conseillant au patient de ne pas mettre son ver en contact avec l’eau de boisson;

       un accès plus large à des sources d’eau de boisson salubres pour éviter l’infection ;

       le filtrage de l’eau provenant de sources ouvertes avant qu’elle ne soit bue ;

       la lutte contre le vecteur à l’aide du téméphos (larvicide) ;

       la promotion de l’éducation sanitaire et du changement de comportement.

Historique de l’éradication

En avril 1981, le Comité directeur inter-institutions pour la coopération dans le cadre de la Décennie internationale de l’eau potable et de l’assainissement (1981-1990) a proposé que l’élimination de la dracunculose soit un indicateur du succès de cette Décennie. La même année, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA34.25, où elle reconnaît que la Décennie offre l’occasion d’éliminer la dracunculose, après quoi l’OMS et les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC) ont formulé une stratégie et des lignes directrices techniques pour une campagne d’éradication.

En 1986, le Carter Center s’est également engagé dans la lutte contre cette maladie et, depuis, il est en première ligne pour les activités d’éradication, en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF. En vue d’entrer dans la dernière ligne droite, en 2011, l’Assemblée mondiale de la Santé a appelé tous les États Membres où la dracunculose est endémique à accélérer l’interruption de la transmission et à mettre en œuvre une surveillance nationale afin d’éradiquer la maladie. 

Certification des pays

Pour être déclaré exempt de dracunculose, un pays ne doit avoir arrêté la transmission de la maladie et avoir maintenu une surveillance active pendant au moins trois ans sans notifier de cas autochtone.

Une fois cette période écoulée, une équipe internationale de certification se rend dans le pays pour déterminer si le système de surveillance et de la réponse est adéquat pour d'empêcher la réintroduction de la maladie.

Les indicateurs tels que les sources d’approvisionnement en eau dans les zones infestées sont examinés et une évaluation est effectuée dans les villages pour confirmer l’absence de transmission. Le risque de réintroduction de la maladie est également évalué. Enfin, un rapport est soumis pour examen à la Commission internationale pour la Certification de l’Éradication de la Dracunculose (CICED).

Depuis 1995, la CICED s’est réunie sept fois et, sur la base de ses recommandations, l’OMS a certifié 187 pays et territoires exempts de dracunculose.

Poursuite de la surveillance

La transmission est considérée comme interrompue dans un pays lorsque celui-ci ne notifie aucun cas pendant 14 mois consécutifs. Ce pays peut alors entrer dans une phase de pré-certification pendant au moins trois ans, au cours desquels une surveillance intensive doit se poursuivre. Même après la certification, la surveillance doit être maintenue jusqu’à ce que l’éradication mondiale ait été déclarée. C’est le critère retenu par l’OMS afin de s’assurer qu’aucun cas n’est passé inaperçu et d’éviter une réapparition de la maladie.

Le délai d’incubation du ver étant de 10 à 14 mois, un seul cas passé inaperçu retardera l’éradication d’au moins un an. Des signes de réémergence ont été constatés en 2008 en Éthiopie, alors même que le programme national d’éradication avait indiqué que la transmission était interrompue, et en 2010 au Tchad, où la transmission a repris alors que le pays n’avait notifié aucun cas depuis près de 10 ans.

Difficultés

Le recensement et le confinement des derniers cas risquent d’être l’étape la plus difficile de l’éradication car les cas surviennent habituellement dans des zones rurales souvent inaccessibles.

L’insécurité, qui empêche l’accès aux zones où il y a encore des cas, est un obstacle important, notamment en Éthiopie, au Mali, au SudR09;Soudan et au Tchad.

Lorsque le nombre de cas diminue, il y a aussi un risque de relâchement des efforts puis de baisse du financement et de perte d’intérêt. Il se peut également que le financement et l’intérêt diminuent pendant la phase de surveillance, apparemment moins gratifiante.

Action de l’OMS

L’OMS fournit des orientations techniques aux États Membres, coordonne les activités d’éradication, fait appliquer les mesures de surveillance dans les régions exemptes de dracunculose et prône l’éradication.

L’OMS est la seule organisation habilitée à certifier qu’un pays est exempt de dracunculose sur recommandation de la Commission Internationale pour la Certification de l’Éradication de la Dracunculose (CICED). La CICED est composée de 12 experts de la santé publique des six Régions de l’OMS. Elle se réunit selon les besoins pour évaluer la situation de la transmission dans les pays qui demandent la certification de l’éradication de la dracunculose et pour recommander qu’un pays donné soit certifié exempt de transmission.

Pour plus d’informations, prière de contacter :

Centre des médias de l’OMS
Téléphone : +41 22 791 2222

Courriel : mediainquiries@who.int

 
Liens
Dracunculose
Résolution WHA34.25 (1981)
Résolution WHA39.21 (1986)
Résolution WHA42.29 (1989)
Résolution WHA44.5 (1991)
Résolution WHA50.35 (1997)
Résolution WHA57.9 (2004)
Résolution WHA64.16 (2011)
 

 

 

Source: OMS/ Bulletin d'informations N° XXXX- Octobre 2011