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Vous relèverez avec moi que, le 2 novembre, jour de la consécration de l’écrivaine, la France de Sarkozy (fils d’émigré) et de Besson (ancien socialiste) a commencé sa cogitation sur l’identité française ?  La polémique qui s’en suivra créée par un député UMP qui ne peut digérer une ancienne critique de la France de Sarkozy par la future Lauréate du Goncourt 2009 démontre s’il est en besoin que la France de Sartre est bien loin devant nous ! Et que la question identitaire risque de brûler la France qui est profondément multiraciale, extraordinairement diverse au delà de l’indivisibilité de la République. Mais ce n’est pas l’objet de mon propos.

Revenons à ma chère compatriote, Marie Ndiaye!

Marie Ndiaye a, pour sa part, réglé - comme je le confiais au journaliste Pascal Décaillet- définitivement, la question identitaire. Sénégalaise de par l’origine de son père, la romancière revendique sa francité car elle n’a pas vécu en Afrique. Pourtant, c’est bien le retour aux sources premières, de cette terre nourricière, l’Afrique berceau de l’Humanité- jusqu’à preuve du contraire- que Marie trouve le niveau le plus élevé de sa qualité d’écrivaine. Mieux, elle rend hommage dans Trois femmes puissantes (Gallimard) à la Femme africaine ; celle qui lutte pour sa Dignité dans un monde  de souillures. « Femmes, usées ; abusées et exploitées », dit-elle,  par des hommes moulés dans une culture patriarcale.

Il faudrait cependant relativiser car,  le matriarcat était de mise en Afrique avant l’arrivée des Occidentaux et des Arabes.

La prose magique et l’art bien consommé de la littérature ont valu à Marie Ndiaye, l’attribution du Prix Goncourt. A noter que la Franco Sénégalaise a écrit son premier ouvrage alors qu’elle n’avait que de 18 ans. L’écrivaine métisse rejoint ainsi, avec le Goncourt, d’illustres noms de la Littérature française ; Simone de Beauvoir, André Malraux, René Maran et tant d’autres encore…

Un hymne à la femme, une ode à la Liberté

Quittant le matériau des provinces françaises où elle a campé la plupart de ses romans, comme le reconnaît l’auteure, Marie Ndiaye s’est tournée vers l’Afrique ; terre première de ses ancêtres du côté de son père qui est Sénégalais, comme l’auteur même de ce texte. Trois Femmes puissantes, livre pour lequel, la Franco Sénégalaise a été primée, est un triptyque qui célèbre des figures féminines qui combattent pour la sauvegarde de leur dignité. Face aux nombreuses vicissitudes de la vie, ces femmes en quête initiatique, retrouvent en elles la force magique de rester debout. A travers trois lieux, Dakar la Capitale sénégalaise, Dara Salam, le lieu de vacances, Rebeuss la célèbre prison de Dakar que connaît certains journalistes et autres politiciens opposés au régime de Wade ou sous son courroux, Marie Ndiaye narre l’incroyable lutte de trois femmes, Norah, Fanta et Khady qui ont décidé de prendre leur destin en mains contre l’ordre tyrannique des hommes. Ce triptyque est donc un hymne à la femme, une ode à la Liberté, une chanson  pour l’égalité et une invite à une fraternité agissante.

Photo: aflit.arts.uwa.edu.au/images/NDiayegrportrait.gif

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur de publication de www.ContinentPremier.