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Par Rachid MOUSTAPHA*   

Le 5 février 2009, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a exigé « le retour immédiat à l’ordre constitutionnel en Mauritanie » et a imposé des sanctions à l’encontre des putschistes, en particulier le refus de leur accorder des visas, des restrictions sur leurs voyages et le gel de leurs avoirs bancaires et financiers. C’est un signal fort adressé par l’Afrique au quarteron de militaires qui refusent, depuis le 6 août 2008, le rétablissement immédiat des institutions légitimes, constitutionnelles et démocratiques issues des élections législatives et présidentielles respectivement organisées en novembre 2006 et mars 2007. C’est un signal fort adressé par l’Afrique au peuple mauritanien pour réaffirmer que le coup d’Etat du 6 août 2008 ne passera pas et que les démocrates mauritaniens ne sont pas seuls dans leur combat pour la restauration de l’ordre constitutionnel.   

Au nom du Parti Mauritanien pour le Renouveau (PMR) et au nom de tous les démocrates mauritaniens, je tiens à féliciter l’Union africaine pour les décisions courageuses et fermes qu’elle vient de prendre et lui présente les sincères et chaleureux remerciements du peuple mauritanien. Le peuple mauritanien refuse que le processus démocratique en cours en Mauritanie soit remis en cause par un petit groupe de militaires qui recherchent avant tout la satisfaction d’intérêts personnels. L’appel que nous avons lancé en faveur d’une mobilisation de masse de tous les Mauritaniens, loin des querelles partisanes et des égoïsmes personnels, a commencé à saper les fondements de ce pouvoir illégitime. La mobilisation et la détermination des patriotes mauritaniens contre les putschistes ont encouragé l’Union africaine à rester ferme dans sa condamnation du coup d’Etat. L’appui de l’Union africaine dans ce combat pour la démocratie est important. Mais le combat démocratique contre la dictature est loin d’être terminé. La junte militaire refuse de restaurer l'ordre constitutionnel en Mauritanie. Les autorités issues du coup d’Etat s’obstinent à vouloir organiser une élection « présidentielle » illégitime au regard du cadre institutionnel démocratique établi en 2006 et 2007, scrutin qui verrait la participation d’un ou plusieurs membres de la junte militaire. Cette hypothèse est inacceptable. Il faut envoyer à la junte les réponses appropriées à son refus de quitter le pouvoir. D’abord, les sanctions de l’Union africaine doivent toucher tous ceux qui, civils ou militaires, oeuvrent au statu quo anticonstitutionnel en Mauritanie.  

Ensuite, ces sanctions doivent être transmises sans tarder au Conseil de sécurité des Nations unies afin de se voir conférer un caractère universel. Enfin, ces sanctions doivent devenir effectives et tous les Etats membres de l’Organisation des Nations unies doivent les appliquer scrupuleusement et intégralement. C’est à ces conditions que la junte n’aura d’autre choix que de quitter le pouvoir qu’elle a usurpé. Le combat est encore long mais grâce à la mobilisation de tous les démocrates mauritaniens, et avec l’appui de la communauté internationale, la force de la loi va l’emporter sur la loi de la force.   

Rachid MOUSTAPHA Président du Parti Mauritanien pour le Renouveau