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PARIS-(Grand Palais)- Nicolas Sarkozy avait lancé pendant sa campagne électorale l’idée de l’Union pour la Méditerranée (Upm). Ce projet inspiré du processus de Barcelone a été inauguré officiellement, dimanche 13 juillet. Hosni Mubarak, le co-président, Zine El Abidine Ben Ali, Bouteflika, Sidi Mohamed Ould Cheikh de la Mauritanie, Mahmoud Abbas, Ehud Olmert, Hafez El Assad, Michel Sleiman du Liban, Berlusconi, Ban Ki Moon de l’ONU etc…ont serré la main du chef de l’Etat français très ravi de son coup diplomatique. Mais c’est sans compter avec le Lion du désert Mouammar Kadhafi qui voit dans ce projet une volonté de retarder la réalisation des Etats-Unis d’Afrique. Fidèle à ses critiques du projet « sarkozien », le Libyen s’est montré intransigeant en boudant la réunion.

Quarante-trois États d’Europe et de la Méditerranée, les institutions communautaires et les organisations régionales, sont réunis à l’occasion du Sommet de Paris pour la Méditerranée le 13 juillet au Grand Palais non loin du Quai d’Orsay. Ce projet, s’appuie sur les acquis du Processus de Barcelone, inauguré il y a 13 ans à l’initiative notamment de l’Espagne et de la France, mais aussi d’en développer considérablement l’ambition, le fonctionnement et les moyens d’action, a souligné l’Elysée.

Dans son discours de bienvenue, Sarkozy très émouvant appelle les populations « divisées », si « souvent déchirées » des deux- rives de la Méditerranée de se tourner vers l’avenir car, dit-il, ces « peuples partagent le même rêve de civilisation ». Allant encore, comme à Dakar un certain 26 juillet, dans une envolée poétique et anthropologique, Sarkozy déclare : « La Méditerranée … a inventé aussi la tragédie…

Elle a poussé parfois jusqu’au paroxysme, le goût de la vie et la fascination de la mort. ». C’est pour lui un moyen d’interroger les cœurs : « Chacun porte en lui des souvenirs d’injustices, de douleurs, de rêves brisés qui ne s’effaceront pas. » « Mais sans rien oublier du passé, nous devons aux générations futures, et d’abord à nos enfants, de regarder ensemble vers l’avenir. ». Un avenir qu’il dessine « grand », « beau », un « avenir de paix », de « justice », et de « progrès ». Pour cela, il faut, a –t-il martelé, « que chacun fasse un effort sur lui-même comme les Européens l’ont fait pour mettre un terme à l’engrenage fatal de la guerre et de la violence. ». Une violence qui « de siècle en siècle, installait périodiquement la barbarie au cœur de la civilisation. ». Comme quoi la barbarie n’est l’apanage d’aucune civilisation.

La grande ambition exprimée par Nicolas Sarkozy est de « nouer autour de la Méditerranée une grande alliance entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe » « pour en faire la mer la plus propre du monde mais aussi le plus grand laboratoire du co-développement. ». Le lancement est faste, reste à envisager l’avenir. Et Sarko dans son discours n’aura aucun mot pour l’Afrique noire ni même un clin d’œil à son « ami » Kadhafi.

Trois principes fondent le projet d’Union pour la Méditerranée : une mobilisation politique au plus haut niveau par des Sommets de chefs d’État et de gouvernement tous les deux ans ; une gouvernance sur un pied d’égalité incarnée par une coprésidence nord-sud et un secrétariat permanent paritaire ; une priorité donnée aux projets concrets de dimension régionale créateurs de solidarités de fait.

Les problématiques environnementales et énergétiques, avec notamment des propositions en faveur de la dépollution de la Méditerranée, du développement de l’énergie solaire et de la gestion de l’eau ; des réponses aux risques naturels accrus et aux déficits d’infrastructures de transport, grâce notamment à des programmes conjoints de protection civile et de développement d’autoroutes maritimes ; les défis du développement économique et social en Méditerranée, ont été abordés.

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE ( de retour de Paris)