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GENEVE- « Pékin est désormais le deuxième partenaire commercial de l'Afrique, juste derrière la France, mais loin devant les Etats-Unis et le Royaume-Uni ». De quoi susciter l'émoi des puissances économiques occidentales qui redoutent la réduction de leurs échanges avec l'Afrique, jusqu'ici leur chasse gardée, écrit « Le Temps ». Interrogé par notre confrère, Me Wade s’en félicite et dit à qui veut l’entendre : « L'arrivée des Chinois est une très bonne chose. Qu'elle se fasse au détriment des Etats-Unis ou de l'Europe, ce n'est pas le problème des Africains ». « L'Afrique est libre de traiter avec qui elle veut ». Ca, c’est du Wade !

Invité au Sommet du G8 au Japon où il est beaucoup question des promesses non tenues des riches de ce monde et de la mal gouvernance en Afrique, Me Wade fait parler de lui en Suisse dans une interview publiée lundi par le journal « Le Temps » qui a consacré un dossier sur la présence chinoise en Afrique. En effet la présence chinoise gène aussi certains commerçants locaux qui redoutent pour leurs affaires. Cependant beaucoup d’Africains qui arrivent à peine à joindre les deux bouts se sentent soulagés par les compatriotes de Mao. C’est ce qui ressort du reportage de notre collègue Lemine Ould M. Salem.
La critique de la présence chinoise vient aussi de certaines organisations des droits de l'homme « qui dénoncent l'absence de critères éthiques et de principes de bonne gouvernance dans l'établissement des partenariats entre Pékin et les pays africains. ». Et Me Wade de mettre les choses au clair : «Les Occidentaux ne se soucient pas plus de la nature du régime de Pékin». (Morceaux choisis).
On accuse la Chine d'endetter l'Afrique, de piller ses ressources et de ne pas se soucier de la réputation des pays dans lesquels elle investit?
« L'Afrique n'est pas naïve, elle ne brade pas ses ressources naturelles. La Chine commerce avec les pays africains par voie de négociations commerciales normales, elle n'exige rien en retour. Quant à la nature des régimes, la Chine ne se soucie pas non plus de celles des Etats-Unis ou de l'Europe qui accueillent des milliards d'investissements chinois. Eux non plus ne soucient pas de la nature du régime chinois, où leurs entreprises investissent d'importantes sommes. Pourquoi alors reprocher aux Africains de traiter avec la Chine? L'Afrique est libre de traiter avec qui elle veut. »
Pour le Chef de l’Etat, ce qui importe avant tout c’est le développement de l’Afrique. Pour lui, les anciens maîtres du Continent n’en faisaient pas leur priorité. Et dire qu’on a parlé des aspects positifs de la colonisation !
« L'Afrique veut se développer et les Chinois proposent une démarche mieux adaptée aux besoins du continent que celle de nos partenaires traditionnels occidentaux. Avec une aide directe et des contrats raisonnables, la Chine nous aide à construire des infrastructures essentielles à notre développement. Voyez le nombre de ponts, de routes, d'aéroports, de stades, d'écoles et d'hôpitaux construits par les Chinois ces dernières années. Si nos partenaires traditionnels avaient fait la même chose, l'Afrique serait sortie du sous-développement et les Occidentaux n'auraient sans doute pas perdu de terrain sur le continent. Nous avons plusieurs fois attiré l'attention de nos amis occidentaux sur le sujet. La dernière fois, c'était en décembre dernier, lorsque avec certains de mes homologues africains, j'ai proposé aux pays européens un vrai partenariat pour le développement, à la place de ce fameux Accord de partenariat économique que Bruxelles veut substituer aux accords préférentiels qui jusqu'ici régissent les relations commerciales entre les pays africains et les 27 ».
Qu'est-ce qui empêche les Occidentaux de faire la même chose que les Chinois?
A cette question du journaliste, le Chef de l’Etat répond : « C'est un problème de conception des rapports internationaux. Avec un organisme comme la Banque mondiale, par exemple, l'aboutissement d'un projet exige des procédures compliquées et des années de discussions, alors qu'avec les Chinois, le même projet est ficelé en trois mois. En fait, avec l'Afrique, les Occidentaux sont victimes de leur esprit paternaliste et post-colonial ».

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE./p>