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TRIBUNE DE GENEVE – l’invité - ( 07 Septembre 2007) Gorgui NDOYE, Correspondant de presse à l’ONU. |

Pourquoi s’acharner sur les Noirs africains qui ne représentent en Suisse que 37 000 personnes (selon le rapport de l’ONU contre le racisme en Suisse)? Les vilaines affiches de l’UDC, insultantes et mensongères, les déclarations d’un autre âge sur l’équipe suisse de football, les bavures policières, l’attaque d’un groupuscule nazi contre un Noir, renforcent un sentiment de rejet et de non-prise en compte des Africains comme des sujets devant bénéficier de la présomption d’innocence et de toute la jouissance de leurs droits en tant qu’êtres humains.


Est-ce vraiment la Suisse? Le malaise est profond. Micheline Calmy-Rey déclarait à l’ONU: «La Suisse attache une importance primordiale à ce que les règles fondamentales que sont les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité conservent toute leur vitalité, en toutes circonstances».

On insiste beaucoup plus sur les devoirs des migrants noirs si particuliers qu’on tutoie à l’envi et dont les dossiers peuvent être classés même s’il s’agit de mort d’homme, qui doivent s’intégrer, pour ne pas dire singer, et se mettre nus pour revêtir les beaux habits de leurs bienfaiteurs qui les ont sauvés de leur misère noire. Comme si les Noirs n’avaient rien de bon à apporter dans ce rendez-vous universel du donner et du recevoir!

Méditons les propos de Pascal Couchepin «chaque génération doit réinventer sa manière d’être suisse, en apportant sa contribution». L’enjeu? «participer à l’effort commun pour faire de la Suisse un pays où toutes les générations vivent bien». La police devrait réfléchir aux changements de la société suisse plus que jamais multiculturelle.

Nous devons avoir la volonté et l’intelligence d’éviter le syndrome des banlieues françaises. Des gangs se développent à cause des mauvais calculs de politiciens, au détriment de la paix sociale. Karl Gruenberg de SOS Racisme démontrait qu’il y a un mouvement de Suisses à la peau blanche qui veut créer une sorte d’attentat contre les Noirs. Ces derniers riposteraient, ainsi on légitimerait en Terre Suisse, l’existence d’un racisme anti Blanc, donc anti Suisse.

En 2005, coopté par Mme Spoerri dans le Comité «Lutte contre le racisme au sein de la police», j’avais proposé, entre autres, la médiation comme processus de prévention et de règlement des conflits pour ouvrir un vrai débat sur la discrimination et «l’intégration» des étrangers. Quel rôle pour la police et les associations communautaires? Concernant la presse, un travail est mené à l’école de formation des journalistes à Lausanne.

«La solution à l’Africaine» est une niche de l’humanisme noir mais elle ne devrait être que «l’adjuvant nécessaire aux solutions locales en vigueur et qui mettent l’accent sur une sanction punitive». Elle permet de gagner du temps et responsabilise l’indigène de même que l’étranger. Cela nécessite d’actualiser la formation des minorités ethniques de même que les policiers par une alliance de la théorie et de la pratique. Il faudrait aider les associations communautaires.

Le Bureau de l’intégration devrait être plus actif. Faire connaître le Commissariat à la déontologie. Sensibiliser les chefs de secteurs au niveau de la police qui, le plus souvent, ont plus de pouvoir sur le policier que le chef même de la police. Accélérer le projet d’intégration des jeunes de la deuxième génération dans la police. La question d’une police multiethnique est symboliquement très forte.

Source : http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/opinions__1/opinions_detail/(contenu)/129248#tipafriendform