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Dakar, 31 jan (APS) - Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a dénoncé un ''empressement'' quelque peu ''paternaliste'' de certains pays du Nord à voir se tenir le procès de Hissène Habré qui ne pourrait être jugé que dans trois ans, conformément aux estimations de la commission des experts saisie de la question.''Il y a le grand problème de la durée des enquêtes, de l'instruction, etc.'', a-t-il fait remarquer sur radio France internationale (RFI), en marge du 8-ème sommet de l'Union africaine qui a pris fin mardi à Addis-Abeba.
Exilé à Dakar depuis sa chute en 1990, l'ancien président tchadien Hissène Habré est poursuivi pour crimes contre l'humanité. L'UA, qui a refusé de donner suite à une demande d'extradition formulée à son encontre par la justice belge, a demandé au Sénégal, en juillet dernier, de lui organiser un procès sur son territoire.



Le ministre a précisé que selon les estimations du comité d'experts, commis pour désigner la juridiction compétente pour juger Habré et évaluer les moyens y afférents, au minimum, ''il faudra trois ans de travail pour que tout cela soit fait dans les règles de l'art, en respectant aussi bien les droits de l'accusé que les droits des victimes''.
Le travail demandé à la justice, qui consiste à interroger les victimes, à rassembler les dossiers, ''prendra du temps'', selon Cheikh Tidiane Gadio. ''Et l'évaluation du temps, a-t-il précisé, n'est pas en rapport'' avec la question de savoir si Hissène Habré ''sera jugé dans trois mois ou dans six mois, mais surtout ça a un rapport avec quels moyens il faudra mettre en place''.

Les experts, a-t-il encore dit, ''sont arrivés à la conclusion qu'il faudra plusieurs millions d'euros'', à mobiliser à la fois par l'Union africaine et par les partenaires internationaux qui ''devront apporter leur contribution''.

Présidant le 10 janvier dernier la rentrée solennelle des cours et tribunaux, le président de la République, Abdoulaye Wade, avait appelé la magistrature sénégalaise à ''remettre en cause'' ses méthodes de travail dans le but d'organiser au Sénégal ce procès qu'il a qualifié de ''défi redoutable''.

''La seule solution pour le Sénégal consiste à juger sur son sol'' l'ancien chef de l'Etat tchadien, en précisant cependant que ce procès ne sera organisé que ''si l'instruction conclut en ce sens''.

Dans ce cas-là, ce ''sera la démonstration magistrale et inédite qu'un Etat africain est capable de juger'' sur son territoire quelqu'un qui est poursuivi pour crimes contre l'humanité, a-t-il ajouté.

''Le défi est immense, car nous n'avons pas l'habitude de tels procès'', selon le ministre, rappelant que c'est notamment la compétence des magistrats sénégalais qui a guidé les chefs d'Etat africains en décidant de donner à la justice sénégalaise la mission de juger Hissène Habré à Dakar.

''Mais si vous m'aidez dans cette tâche, notamment en remettant en cause nos méthodes de travail, alors nous administrerons à la face du monde la force éclatante de la justice sénégalaise'', a-t-il indiqué à l'endroit des magistrats.

BK/CTN