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Par Ahmed Karim CISSE, Administrateur Général
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DAKAR - «L’équation de Wade» (Pt - 29) Qt = St. Soit Q’ = ∑ EA (Energie Alternative). Donc (Pt – 29) (Qt –Q’t) = St. Le Wade Formula est un motif d’espérance pour l'ensemble des populations du Sud vivant en Afrique, en Amérique latine et en Asie. C’est une vision réaliste et réalisable. Nous partageons cette vision éclairée qui sort des schémas classiques des partenaires au développement et du système des Nations - Unies. Cette initiative illustre encore une fois l'ambition africaine de sortir le Continent noir de la pauvreté chronique. Le Président du Sénégal a déjà proposé une idée acceptée par la Communauté internationale visant à réduire la fracture numérique. Une vision qui permet de donner toute sa place à l'Afrique dans le domaine des Technologies de l’Information et de la société du savoir.

La pertinence du Wade Formula et la promotion du biocarburant doivent se concevoir dans une politique globale de diversification des sources énergétiques. En effet, si Pt = 29 l’équation énergétique serait gérable pour les pays nos producteurs de pétrole (PNPP), comme le préconise le Président Wade. En conséquence le problème réside à deux niveaux : Hypothèse 1 : Qt (la quantité importée) croit et si Pt supérieur à 29 (le taux de référence).
Considérons alors Q’t (Q prime t) comme l’ensemble des Sources d’Energie Alternative (SEA) à savoir l’éolien, le charbon, le solaire et le nucléaire donc Q’ = ∑ EA (Energie Alternative). Dans la formule du Président Wade Q’ est implicitement pris en charge mais il se limite au biocarburant.

Ainsi, si la somme des énergies alternatives permet de réduire St (est la surcharge pétrolière, le fardeau qu’il faut supprimer) ce qui est une donnée importante pour les partenaires aux développements et les pays producteurs de pétrole. Il découle de cette lecture que le postulat Wadiste repose principalement sur la subvention de St.
Q’t intègre les alternatives pour réduire St et Qt ( est la quantité de pétrole importée par les PANPP). Car les énergies alternatives sont éligibles aux financements des programmes de développement.
Si Q’t se présentait comme suit : 25% bio carburant, 10 % solaire et 5 % éolien. La situation serait plus acceptable.

Si Qt serait proche ou égal à 60 % (notre dépendance énergétique) la somme de Q’t serait de 40%.

Ainsi posée, l’équation devient une fonction déterminée par Q’ c’est-à-dire les sources alternatives par exemple (Pt – 29) (Qt –Q’t) = St
Et St (la subvention) pourrait tendre vers zéro.

En intégrant Q’t comme la somme des énergies alternatives dans le Wade formula St (la subvention du surcoût) décroît et tend vers 0 (zéro) alors qu’avec le postulat de base St croît et tend vers l’infini.
En se fixant des objectifs réalisables, à T+5 ou + 10 (dans 5 ou 10 ans) St devrait décroitre régulièrement en fonction de Q’t.

Actuellement le renforcement et l’accroissement de la base de connaissance scientifique permettent de résorber le déficit énergétique. En effet, la résorption du déficit énergétique passe nécessairement par la diversification des sources d’énergie. La subvention de l’excédent pétrolier préconisé par Me Wade, permet de financer l’éducation, la santé et les infrastructures pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Le développement de l’éducation et de la formation professionnelle, ainsi préconisé par le président sénégalais permet de favoriser une énergie propre en Afrique à partir du savoir. Les TIC ont favorisé une meilleure connaissance de certaines sources d’énergie.

Notons que l’énergie solaire a été éludée dans les différents discours du Président du Sénégal sur la problématique de l’énergie. Il a juste mentionné le vent (éolien) et le charbon. Pourtant le solaire comme le vent dispose d’une technologie de pointe moins onéreuse et très stable.

L’énergie solaire requiert seulement du savoir et du soleil. Or l’Afrique a un des taux d’ensoleillement les plus élevés du monde. Donc le soleil sert à l’agriculture et en milieu urbain au linge et à quelques touristes.

Le bio carburant permet de développer une nouvelle source d’énergie propre et de moderniser l’agriculture en Afrique mais nous serons concurrencés à terme dans ce marché.

Dans une vision prospective du bio carburant, nous savons qu’au bout de 50 ans, après des années de succès, le problème des sols va se poser ce qui va nécessiter des investissements lourds pour arriver à une production correcte.

En définitive, le succès du Wade Formula dépend des énergies alternatives.

La hausse du baril de pétrole (Pt) a une incidence très néfaste sur les économies des pays en voie développement. La dépendance énergétique au pétrole déstabilise les pays et fausse toutes les prévisions. La note énergétique des PNPP est plus élevée que le montant de l’aide publique au développement.

La dernière crise énergétique de cet été au Sénégal est un signal fort pour les populations et pour l’Etat. L’Etat se trouve impuissant face une situation exogène sur laquelle il n’a aucune emprise. Les crises énergétiques récurrentes dénaturent le tissu socio économique. Il s’en suit une inflation non maitrisée après chaque mini crise. La décroissance économique et l’impatience du front social accentuent les risques d’instabilité pour le pouvoir politique.

Actuellement, l’Etat est impuissant face à l’inflation de certaines denrées de première nécessité ce qui peut aggraver la pauvreté et aggraver la corruption.
A cela il convient de libéraliser le secteur de la distribution de l’énergie et de casser les monopoles pour favoriser la concurrence et la qualité de service.

Aujourd’hui des pays du golfe tout comme les USA grands consommateurs et producteurs de pétrole s’engagent résolument dans la diversification des énergies avec une utilisation massive du solaire.

La base de connaissance la plus solide en énergie solaire est aux USA de nos jours.

Pourtant ce n’est pas le fait du hasard car il existe un rapport entre le développement des TIC et l’essor du solaire avec des systèmes de stockage de grande capacité.

Actuellement en Allemagne la mode architecturale est à la construction des immeubles et des édifices entièrement alimentés au solaire y compris pour la climatisation et le chauffage.

Ces prouesses technologiques sont à la portée du génie africain.

A titre indicatif, la formation en technologie solaire d’un scientifique ayant le niveau de BAC ou bien le pré requis est de six à douze mois.

A travers des unités de montage les équipements solaires peuvent être montés et exportés à travers le monde. En plus, l’Afrique et le Sénégal en particulier ont un avantage comparatif certain car la main d’œuvre africaine est abondante et bon marché.
La promotion de l’énergie solaire dans le cadre du Wade formula est assujettie au développement de l’Education et de la formation professionnelle.

Au-delà du renforcement des capacités et de la vulgarisation de nouveaux métiers il s’en suit une génération massive d’emploi et la création de richesse.

Dans la logique du Wade formula, la diversité des sources énergétiques doit être une fonction essentielle du postulat de base pour réduire l’équation complètement et définitivement autrement la solution serait probablement temporaire ou conjoncturelle.

Aujourd’hui le pétrole perturbe et met en danger les économies des pays du tiers monde particulièrement les économies instables des pays africains.

Par ailleurs, la pertinence du Wade formula réside principalement dans son approche globale à travers la création du Cercle des Pays Africains Non Producteurs de Pétrole.

Toutefois, les PANPP doivent s’engager dans une logique irréversible de diversification en se fixant des objectifs clairs pour chaque type d’énergie.

Par exemple 10 % d’énergie solaire sur la note énergétique globale d’un pays aurait un impact certain sur son économie.


Au Sénégal, l’exploitation du solaire se limite en zone rurale alors que le solaire peut réduire considérablement le déficit énergétique dans les villes. En outre, l’énergie solaire réduit l’émission de CO2 dans l’atmosphère ce qui règle un problème tout aussi pernicieux à savoir la dégradation du cadre de vie et de l’environnement.

En définitive, le Wade Formula intègre toutes les dimensions car la subvention du surcoût du pétrole sera visible dans tous les secteurs sociaux ce qui aura pour effet l’émergence d’une Afrique nouvelle.

Ahmed Karim CISSE
Représentant régional Star Sight Project
S.E Connexion Sans Frontières
akcisse@ongcsf.org

Sigles et abbréviations

Les PAPP et la communauté internationale doivent prendre en charge le surcoût du pétrole que représente l’équation :
(Pt - 29) Qt = St
Q’ = ∑ EA Energie Alternative
∑ = somme ou cumul
EA Energie Alternative
Pt est le prix du brut en US Dollars en l’année t
29 est le prix de référence de 2003
Qt est la quantité de pétrole importée par les PANPP
St est la surcharge pétrolière, le fardeau qu’il faut supprimer.
Notre proposition est la suivante :
1/2 Qt est prélevé sur les excédents des PAPP,
1/2Qt est financé par les institutions internationales, Banque Mondiale,
Union Européenne avec en contrepartie un prêt bonifié à long terme au taux de 0,5%.
L’équation (1) est calculée pour chaque année de la période considérée.
L’Afrique pourrait aspirer à être demain le fournisseur d’énergie propre du monde.