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BAYE NDIAYE DE COSA ITALIE

• Donner des instruments aux italiens pour une meilleure connaissance des réalités africaines
• un documentaire sur « Les femmes sénégalaises immigrées en Italie» est réalisé.
• La musique d’Ismaël Lô tend à gommer les clichés et les stéréotypes.
• Les enfants des immigrés ont besoin d’une meilleure insertion.

Le Centre d’Orientation pour les Etudes Africaines ( COSA) de Milan, œuvre pour une meilleure image du continent africain en terre italienne. Du 2 au 5 février, le centre sera le point de convergence de la Diaspora africaine et de ses amis italiens. Les autorités italiennes soutiennent les activités du Centre que dirige avec succès le Sénégalais Baye Ndiaye. Ce dernier nous a accordé une interview pour décliner les ambitions de Cosa et l’importance de cette manifestation dont l’invité– vedette est l’artiste panafricain M. Ismaël LÔ, un artiste de talent accompagné de ses Pro. Après Milan, Cosa a fixé un autre rendez – vous à Dakar en mai – juin autour d’un grand thème : « Images de l’Afrique : Concept culturel de sagesse ».

M. Ndiaye, quels sont les objectifs poursuivis et les réalisations de Cosa en Italie et au Sénégal?

« COSA a été créé en 1998. Résultat de mes études de doctorat. Je m’étais rendu compte que dans le Nord d’Italie il n’existait pas de bibliothèques africaines et qu’il était difficile de mener par conséquent des recherches dans le domaine Afrique. Tout secteur confondu. Il fallait donc construire une base.

Les objectifs sont d’améliorer l’image du continent, doter les Italiens d’instruments pour connaître ou approfondir leurs connaissances des réalités africaines et enfin permettre aux africains d’avoir des repères identitaires permanents.

En 2000 nous avons organisé la première réflexion sur l’immigration sénégalaise en Italie. En 2001 nous avons inauguré la première bibliothèque Amadou Hampathe BÂ à Milan.

En 2002, nous avons débuté un cycle de colloques internationaux axés sur les images de l’Afrique à Milan.

En 2004, nous avons ouvert la bibliothèque jeunesse Mariama BÂ à Milan.

En 2003-2005, nous avons organisé des colloques consécutifs à Dakar sur les images de l’Afrique en Europe. Les actes sont publiés annuellement à Milan. 2004 nous avons soutenu la publication de la revue « Terroir » au Cameroun avec le Professeur Eboussi Boulaga. Toujours la même année, nous avons lancé le premier prix en langues nationales wolof et Halpulaar au Sénégal. Et les projets dans le domaine social ne manquent pas non plus.

En 2006 nous sommes en train de réaliser un documentaire sur « Les femmes sénégalaises immigrées en Italie» qui sera projeté lors de semaine culturelle. Des journalistes sénégalais sont invités à commenter ce documentaire. Par ailleurs, nous venons de signer un accord avec un Centre de formation pour soutenir des femmes sénégalaises dans trois secteurs : Réabsorption du chômage féminin, gestion et administration ainsi que création des PME. »

Comment Cosa est accueilli par les populations sénégalaises et italiennes?

« En Italie nous sommes soutenus par les Institutions et la société civile ainsi qu’au Sénégal. L’accueil est chaleureux et les encouragements de la presse sont excellents. Nous avons établis de nombreux contacts et nous menons un travail de mise en relation ».

Comment sont financées vos activités?

« Nos activités sont financées par des institutions publiques et privées ».

Concernant l'intégration des Africains en Italie, peut - on parler d'une histoire réussie?

« C’est difficile de parler d’histoire réussie car les réalités des immigrés ne sont pas connues ou elles sont simplement ignorées. Il existe une compréhension assez limitée mais dans le monde du travail. Les immigrés restent toujours entre eux-mêmes. Toutefois les mariages mixtes existent ».

Quels sont les problèmes?

« Les problèmes sont difficiles à situer. La connaissance réciproque fait défaut. Les enfants des immigrés ont besoin d’une meilleure insertion car dans les établissements scolaires ils ne sont pas très bien soutenus à cause du manque de compréhension de leurs réalités d’origine. Les efforts cependant ne manquent pas dans le sens d’une meilleure intégration»

Vous avez choisi l’artiste africain Ismaël Lô pour animer votre semaine culturelle. Comment expliquez – vous ce Choix?

« Pour soigner l’image de l’Afrique en Italie, nous avons choisi l’artiste panafricain Ismaël Lô. Vous savez ce choix est stratégique pour un centre qui œuvre pour une meilleure image du continent. La musique d’Ismaël Lô tend à gommer les clichés et les stéréotypes. C’est un artiste engagé. Il a construit une école à Dakar et soutien les enfants dans leur éducation. Nous avons beaucoup de points communs. En outre les artistes ont le don de l’ubiquité et constituent d’excellents vecteurs pour lancer des messages précis et clairs partout dans le monde. Le répertoire de Ismaël parle des conditions des enfants, des femmes et de la diaspora. Ismaël parle de démocratie, de panafricanisme et réveille les consciences ».

Quand est - ce le prochain rendez vous sur Dakar. Quel thème sera abordé?

« Le prochain rendez vous à Dakar sera au mois de mai-juin. Le thème sera « IMAGES DE L’AFRIQUE : CONCEPT CULTUREL DE SAGESSE ». Nous allons aussi perpétuer le prix littéraire en langues Nationales ».

Par Gorgui W.Ndoye