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« Après deux ans d’activités, nous allons démontrer que c’est une affaire qui marche »

Par Elise Jacqueson et EGWN


photo: www.interet-general.info

Si le financement des grandes infrastructures est relativement bien assuré par les mécanismes financiers existants, il n’en est pas de même pour les projets communautaires, créateurs de nouvelles activités et de nouveaux emplois. C’est pourquoi l’Union africaine, sous l’impulsion du Président du Sénégal Abdoulaye Wade, a proposé de créer un Fonds pour la solidarité numérique, alimenté par un nouveau mécanisme de financement et mobilisant tous les partenaires intéressés (collectivités publiques, entreprises privées et société civile).

Ce mécanisme a été adopté par la Communauté internationale. A la suite de Genève et Tunis, une grande conférence internationale est prévue en France en reconnaissance, des efforts de ce pays, le seul en Occidental à avoir formellement soutenu le Fonds. Dans cette interview, M. Ferrazino essaie de convaincre pour mieux rallier les Etats et les maires du monde entier.

M. Ferrazino, vous aviez eu le courage en tant que Maire de la Ville de Genève de soutenir l’idée du Fonds de solidarité numérique, préconisée par Abdoulaye Wade. Votre Ville est aujourd’hui marraine du projet et abrite la Fondation du même nom. Qu’avez – vous prévu pour mieux promouvoir le Fonds à Tunis ?

« Nous avons prévu de présenter le Fonds le 16 novembre à Tunis avec les Présidents Wade et Obasanjo mais aussi avec les représentants des pouvoirs locaux.
Les ONGs, vont aussi présenter leur projet relatif au Fonds de solidarité numérique. Nous voulons donner ensemble plus de relief au Fonds. Nous avons déjà réservé une très grande salle pour rappeler l’existence du Fonds. Les premiers projets sur lesquels la Fondation travaille seront exposés»

Pouvez – vous nous parler de l’intérêt de ce Fonds ?

« L’intérêt du Fonds de la solidarité numérique, réside dans son originalité. C’est à dire son mode de financement. Au moment où l’aide au développement stagne ou diminue, nous avons travaillé avec le Président Wade pour un nouveau mécanisme de financement. Le Fonds propose un mode de financement innovant et réalisable. Prenez le Fonds de lutte contre la faim, qui est une idée très généreuse et à soutenir, mais aujourd’hui, il peine à se concrétiser. Pour sa part, le Fonds de solidarité numérqiue existe mais son succès sera dépendant du nombre de collectivités locales prêtes à s’engager afin de jouer pleinement la solidarité numérqiue.

A Genève, nous avons déjà commencé à appliquer le principe du Fonds, qui consiste à un engagement des entreprises de verser 1% de leur vente en matériel informatique pour l’alimentation du Fonds. Dans nos critères de sélection des entreprises, nous incluons le principe de Genève.

Actuellement la Ville de Lyon, est en train de modifier sa législation pour pouvoir appliquer le même principe à ses entreprises.

Par ailleurs, l’OMC a donné son accord pour ce type de transaction car l’affectation de la « taxe » va dans le même système. C’est à dire pour des projets qui visent à combler la fracture numérique. Il y a donc une symétrie juridique nécessaire et suffisante»

Et que se passera –t- il après Tunis ?

« En fin 2006, nous organiserons une grande conférence internationale pour permettre à toutes les villes du monde entier et les Etats d’adhérer au principe de Genève.

Cette conférence se tiendra probablement en France, car ce pays a formellement appuyé le projet. La France est membre fondateur, de même que le Maroc, Saint Domingue, l’Algérie, la Région de Turin, la Province de Rome.

Nous ne cherchons plus des membres fondateurs. Ce qui importe à présent, c’est de faire adhérer le plus grand nombre au principe de Genève».

Pourquoi cet engagement de la Ville de Genève, quand on sait que malgré le soutien de la Conseillère fédérale aux affaires étrangères, Mme Micheline Calmy Rey, le Gouvernement fédéral n’est pas membre fondateur du Fonds de solidarité ?

« C’est joli les discours, c’est encore mieux les actes. Ce que nous avons envie de dire aux gouvernements du monde entier et aux collectivités locales : c’est pratiquez la solidarité numérique, elle ne vous coûte rien. Ce n’est pas une taxe, mais un investissement.

Le Fonds de solidarité numérique garantit le paiement car il y a un problème de solvabilité pour certains pays du Sud. D’un point de vue économique, vous voyez qu’il y a donc une opération gagnant – gagnant. Les ordinateurs sont fabriqués au Nord, à qui on demande d’être solidaire, et les acheteurs sont au Sud. Le Fonds permet d’assurer la garantie des paiements.

Mieux, nous allons démontrer qu’après deux ans d’activité, le Fonds de solidarité numérique est une affaire qui marche. L’Agence de la solidarité numérique basée à Lyon s’active d’arrache pied pour démontrer ce que nous sommes capables de faire. Ensemble».