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Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE.

Le prochain référendum sur la Constitution européenne divise la nation française. De gauche à droite. A l’intérieur des états major politiques ! Des questions comme la souveraineté, l’équilibre à construire entre les grands, les moyens et les petits pays, le sens et les limites du principe d’égalité dans une Europe constitutionnalisée à 25 pays très différents sont autant de questions que se posent les euro - optimistes de même que les euro - pessimistes. Jean Pierre Chevènement, écrivain, homme politique, probable candidat à l’élection présidentielle française, ne croit pas à l’Europe des 25, il dégage d'autres perspectives. Opposant au Président Chirac, il ne manque pas de reconnaître ses qualités de Chef d’Etat, comme sa position sur l’Irak.

M. Chevènement allez – vous être candidat aux élections présidentielles de 2007 ?

C’est très tôt pour le dire. Je ne sais pas si les circonstances s’y prêteront mais j’essaierai de peser dans le bon sens.

De peser ?

Oui de peser dans le bons sens.

Vous dites dans le bon sens ! Qu’entendez – vous par - là ?

Que soit prise en compte certaines idées auxquelles je tiens dans les relations internationales, dans son aspect Nord – Sud par exemple. L’affirmation de la France dans la scène internationale par rapport aux Etats – Unis d’Amérique.

Je pense qu’il est important d’avoir une voie indépendante qui sache se faire entendre quand cela est nécessaire. Naturellement aussi dans l’ordre international et par rapport à la manière dont on construit l’Europe, il y a un dynamisme nouveau à trouver. Il faut regarder vers l’avenir.

Etes – vous pour la Nouvelle Constitution, pour l’Europe des 25 ?

Non. Je pense que cette Europe à 25, bientôt à 28 et 33, ne sera jamais le moyen pour l’Europe de s’affirmer dans un monde multipolaire.

Je pense qu’il faut utiliser une voix beaucoup plus souple et différenciée. On appelle ça coopération avancée et la Constitution l’interdit pratiquement car il la soumet à l’approbation à la fois de la Commission et du Parlement du Conseil.

Il faut au moins dix Etats sur vingt – cinq et dans les domaines comme la défense ou bien certains aspects de la coopération scientifique ou technologique, c’est trop. On devrait pouvoir se mettre à quatre ou à cinq et avoir des formules différenciées.

Pour vous donc, l’Europe actuelle, n’est qu’une lourde bureaucratie?

Elle est trop lourde. Trop bureaucratique. Elle est trop oligarchique. Trop coupée des aspirations populaires. Il lui manque aussi une dimension d’ouverture vers le Sud. Je pense que malgré l’initiative de Barcelone, objectivement l’Europe consacre beaucoup de moyens à elle – même et à la mise à niveau des pays de l’Europe centrale et orientale et oublie un tout petit – peu la rive Sud de la Méditerranée et puis l’Afrique. Or que cela fait partie du soucis que nous devons avoir à l’esprit.

Parlez – nous de vos relations avec le Président Chirac. Est – il un bon républicain ?

Je pense qu’il faut distinguer l’aspect extérieur et l’aspect intérieur. Je pense que sur l’aspect extérieur, j’étais surpris en bien par la position du Président Chirac sur l’affaire irakienne. Je pense qu’il lui a fallu beaucoup de courage. Et il lui en faut encore aujourd’hui pour tenir. Pour le reste, sur le plan intérieur, vous connaissez mon itinéraire, je suis un homme de gauche, donc je ne suis pas du tout un libéral.

Je pense que dans la société, il faut partir du citoyen plutôt que de l’homo economicus.

Naturellement en matière sociale, en matière d’école, en matière de sécurité, j’ai un point de vue assez différent. Je sais aussi que la France a des difficultés. Il y a aussi l’Europe qui impose des règles qui interdiraient si elles n’étaient pas remises en question à un gouvernement ayant une autre orientation de faire une politique vraiment différente.

Si vous voulez, quand au Sommet de Barcelone M Chirac et M.Jospin se sont engagés à libéraliser le secteur de l’énergie, je ne sais pas s’ils en avaient mesuré les conséquences.

Mais je peux vous le dire parce que je m’intéresse de près à ces questions : pour le gaz, par exemple, c’est idiot. Pour ce produit, il faut des contrats à long terme pour assurer l’approvisionnement du pays et on ne peut pas remettre ça à la concurrence.

La concurrence a ses limites. Il faut une certaine organisation de l’économie donc je trouve que tout cela part d’une inspiration libérale, qui n’est pas bien pensée. Il faudrait, remettre les choses en ordre.