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Invité – vedette du Symposium de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l’occasion du 10e anniversaire de l’OMC ( 20 au 22 avril), le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a apporté son soutien à « l’initiative – coton » et plaidé en faveur d’un traitement spécifique de la culture car dit – il « les biens et services culturels ne sont pas des marchandises comme les autres» tout en demandant aux Africains d’utiliser leurs structures régionales dans le cadre des négociations commerciales.

L’Accord Général sur le Commerce des Services touche à des points capitaux pour le maintien d’une véritable diversité culturelle. La Francophonie souhaite que la spécificité des biens et services culturels soit prise en compte et que l’OMC, comme c’est déjà le cas en matière environnementale, prenne en compte des accords multilatéraux négociés dans d’autres cadres. Abdou Diouf, plus qu’un discours, dissertait sur les liens entre le commerce et le développement. En effet, associée à la mise en place d’une Convention internationale sur la diversité culturelle, la Francophonie considère que la diversité culturelle est un principe non négociable.

En outre, partenaire de l’OMC, l’OIF soutient les états francophones engagés dans l’initiative COTON devant l’OMC et participe aux programmes de formation de négociateurs (REXPACO) et aux actions de sensibilisation de la société civile. Sur les 63 Etats et gouvernements membres et observateurs de l'OIF, 49 sont membres de l'OMC et 9 ont le statut d'observateur. Surfant sur les fibres de la solidarité, Diouf dénonce : « Prétextant les lenteurs des négociations commerciales multilatérales, les pays les plus riches, qui défendent un libre-échange généralisé sans pour autant renoncer à des mesures de soutien caractérisées, s’efforcent d’obtenir des accords bilatéraux avec leurs multiples partenaires.

Quelle que soit leur apparence, ces accords sont nécessairement inégaux et les avantages qu’ils peuvent offrir à court terme se paient nécessairement sur le long terme ». Il a en outre prévenu contre « l’usage politique qui peut être fait de ces accords, tant au moment de la négociation que lors de leur reconduction ». Cependant Abdou Diouf, se veut réaliste et administre : « Il est en effet trop facile de brandir l’OMC comme un épouvantail pour s’éviter de travailler aux nécessaires adaptations des économies».

Chaque pays doit au contraire apprécier tout le parti qu’il peut tirer d’un système équilibré et engager les efforts nécessaires pour cela, a –t- il lancé tout en reconnaissant « les multiples demandes auxquelles les pays en développement doivent faire face de la part de la communauté économique internationale : ajustement macroéconomique, rigueur budgétaire, bonne gouvernance financière – tout cela est important et les compétences dont dispose chaque pays sont limitées ».

Ainsi pour le Secrétaire général de la Francophonie les pays du Sud notamment, les pays africains doivent négocier dans une unité parfaite.Par exemple dans le cade des unions régionales.

Le renforcement de ces unions régionales doit se faire sentir dans l’enceinte même de l’OMC, soit directement comme c’est déjà le cas pour l’Union Européenne, soit en appui aux pays tels que ceux porteurs de l’initiative COTON : l’UEMOA et la CEMAC, toutes deux concernées par cette initiative, constituent des cadres adéquats pour étudier des stratégies diversifiées et conduire des négociations.

La question de l’agriculture et des subventions domine les négociations commerciales et les débats depuis de longues années ; elle a pesé sur la 5ème Conférence, à Cancun, mais connaît de nouvelles évolutions depuis juillet 2004.