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« La vérité, c’est que l’Afrique noire - j’y englobe Madagascar - est de bonne volonté, mais qu’elle commence à se lasser des promesses non tenues et de la résurrection - du moins du maintien- du pacte colonial… ».
Ces mots ont été prononcés, le 17 juin 1954, à l’assemblée nationale française par Léopold Sédar Senghor, celui – là même à qui la France avait « confié, en 1946, parce qu’il est agrégé de grammaire, le soin de relire la loi fondamentale de la IVe République, pour la mettre en bon français» ( Cf Charles Chaffard, “Les carnets secrets de la décolonisation”).

Il demandait par ailleurs, une négociation directe pour mettre fin à la guerre d’Indochine, et renouvelait son appel pour l’acceptation de l’autonomie au Maroc et à la Tunisie.

C’est dire que l’Afrique ne doit pas être naïve, l’Occident n’a pas intérêt, après l’avoir sucé, partout et à mort, que ce continent, soit ressuscité.

Nous ne pouvons pas nier notre histoire, même si de l’autre côté on se refuse d’accepter le devoir de mémoire. Mais que cela soit clair à “ Continentpremier”, nous ne demanderons pas des réparations pour les crimes de l’Occident en Afrique. Du reste, le sang de nos ancêtres et de nos pères tirailleurs, est trop précieux, pour être bradé. Il y a plus urgent, faire reconnaître, au public méprisant, et bêtement négrophobe, que les Africains sont des êtres humains et qui pouvaient de temps en temps réfléchir en usant leur tête.

Acceptons aujourd’hui, notre situation pour adopter une nouvelle posture. C’est à dire de professer qu’il n’y aura pas de larmes. Mais il y aura la joie des frères et soeurs qui bâtissent. “Il y aura la fierté d’hommes libres qui construisent leur destin”, pour paraphraser la réplique d’Abdoulaye Ly à Cotonou, face à Senghor sur la question de l’indépendance.

Anne Cécile Robert, Joseph. Stiglitz et tant d’autres « amis véritables » avec des filles et fils du Continent noir sous la houlette du « Monde diplomatique » sont aujourd’hui encore au secours de l’Afrique, « la terre nourricière », comme disait Césaire, en publiant « Résistances », pour la liberté et contre l’image démoniaque et négative véhiculée par la majorité de l’élite occidentale, appuyée par ses média de grande diffusion et une certaine élite africaine complexée et rénégate. Le pire qui peut nous arriver, c’est de désespérer de notre avenir. De ne plus croire à ce continent, fabriqué en « mendiant assis sur une mine d’or ». L’Afrique ne se fera pas sans les Africains. Debouts !
“En Occident, certains ont baissé les bras et prédisent encore plus de malheur au continent, écrit Ignacio Ramonet. Pourtant, les sociétés africaines qui se débattent et se battent méritent autant l’attention que l’« Afrique cauchemar » chère à quelques intellectuels médiatiques ».
Pour les pourfendeurs du Continent noir, « l'Afrique semble crouler sous les problèmes : guerre, maladies, crises politiques et sociales, dictatures. Mais là-bas comme ailleurs, des gens luttent pour leurs droits et leur dignité, des associations se créent, des expériences démocratiques se prolongent, les sociétés bougent », constate l’éditorialiste du «Monde diplomatique».
Et le sénégalais Sanou Mbaye d’ajouter : « Après les indépendances, beaucoup de pays africains menèrent des politiques volontaristes de développement. Celles-ci n'ont pas permis le décollage économique notamment à cause de la dette et d'une division internationale du travail déséquilibrée. Depuis, les bailleurs de fonds (institutions financières, pays du Nord) imposent, avec la complicité des élites africaines, des politiques libérales qui aggravent la crise économique et sociale ».
Résultat : « Ces revers devraient conduire, selon Sanou Mbaye, à redéfinir le concept même de développement». Et la sœur malienne, Aminata Traoré de disséquer l’oppression du développement : « Depuis l'abolition de l'apartheid et la fin du conflit Est-Ouest, les cartes se redistribuent sur l'ensemble de l'Afrique. Plusieurs pays développent une diplomatie autonome, notamment l'Afrique du Sud. Les puissances occidentales se livrent à une nouvelle guerre d'influence à coups d'accords économiques et de partenariats militaires. Et Washington marque des points dans le pré carré français. Mais le génocide rwandais de 1994 pèse sur la conscience de la « communauté internationale ».
Pour notre part, nous souhaiterions dire aux Africaines et Africains, ceci :
L’histoire, jugera notre génération. Des lecteurs, nous le disent, êtes vous les seuls à croire à l’Afrique ?. Nos leaders n’y croient plus et pire ceux qui s’activent pour aller de l’avant « sont fusillés », avec l’incroyable nivellement par le bas ( lire la contribution de l’internaute de Brazzaville), qui gangrène certaines sociétés africaines.
Devons nous continuer à nous tirer dessus avec les armes qui ont assassiné la plupart des dirigeants africains d’après indépendance, qu’ils aient été des « visionnaires », victimes de complots, concoctés dans les capitales occidentales comme Lumumba au Zaïre, Mamadou Dia au Sénégal, ou des « sanguinaires ». Ces mêmes armes fabriquées en Occident et qui ont assujetti nos ancêtres dans l’esclavage, la domination éhontée de l’homme par l’homme, et la colonisation, faussement, présentée comme une mission civisatrice des sauvages africains.
« Pour coloniser quelqu’un, il fallait décréter, qu’il était barbare », nous apprend le Pr Mamadou Diouf, historien et politologue enseignant à Michigan.

Aujourd’hui les masques sont tombés, et encore davantage avec les Tsunamis d’Asie du Sud - Est, qui ont bien rincé les yeux à de nombreux Africains.

Désormais, c’est entendu, l’Occident, fait peu de cas pour le sort de l’Afrique.

Les criquets, menacent de famine des nations entières, mais ne constituent pas de menace pour le touriste européen et étasunien. Silence radio. C'est votre humble serviteur qui a exigé de l'ONU, des briefings sur la situation acridienne. Voilà l'hypocrisie de notre monde avalisée par certains média. On a pourtant envoyé un peu de charité. Certaines crises ont touché plus ou moins les cœurs, de nos vaillants humanistes.

La Côte d’Ivoire, l’appel d’urgence de l’ONU estimé par OCHA ( Office des Nations – Unies pour la coordination des affaires humanitaires) à 61 millions de dollars a été financé à 34%. C’est la faute à Gbagbo et à ses rebelles! Congo 162 millions dont 110 reçus soit près de 52 millions à couvrir. Ce n’est pas grave quel que soit alpha, ils vont s’entretuer. Liberia : 140 millions demandés en 2004, couvert à 65,3%. Il y a trop de corruption ! Soudan : 721 millions demandés, le financement obtenu s’élève à 73,8% soit près de 532,2 millions reçus. Peut être avec le pétrole ?, ils vont rembourser. Tchad : 165 millions demandés, 141 de reçu, soit un financement de près de 85,7%. Quand même un peu de pitié, eux ils ont du pétrole, c’est sûr et ils sont victimes du Darfour !
Cependant, les organisations internationales humanitaires réagissent toujours de manière urgente alors que les problèmes que rencontrent les populations sont à la fois conjoncturelles et structurelles. D’où la nécessité de penser, en plus de panser les blessures ouvertes par les catastrophes qu’elles soient naturelles ou humaines, à lutter contre les causes des déchirures dont la plus profonde est la pauvreté.
Lutter contre la famine et la misère, devrait aussi mobiliser, nos énergies afin de permettre aux populations les plus démunies de se prendre en charge et de se construire par eux – mêmes, leur développement. C’est là un pas vers l’ouverture des portes de l’espoir et du bonheur, la quête fondamentale de tout être humain. Même africain !