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46ème session du Conseil des droits de l'Hommes des Nations-Unies: Face à la Covid19 et à tous les défis auxquels le monde est confronté, la Ministre des Affaires Etrangères du Sénégal appelle l'Humanité à plus de solidarité agissante.

Les droits de l’Homme que nous défendons, ici,  « n’ont de sens et de portée que lorsqu’ils protègent l’homme intégral, dans ses besoins et ses préoccupations" a déclaré la Ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur lors du segment de haut niveau du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies. La 46ème session du Conseil des droits de l'Hommes des Nations-Unies, se tient, depuis lundi, à Genève. Au vu de la situation sanitaire, les dignitaires participants au segment de haut niveau se sont exprimés via les nouvelles technologies de l'information. Saisissant ce moment exceptionnel, Maître Aissata Sall Sall a interpellé les consciences humaines et la communauté internationale sur la nécessité de revenir à l'humain, de faire du multilatéralisme le lieu de règlements des différends et de recherches de solutions concertées pour faire face aux défis globaux dont la santé pour tous, la pauvreté, l'endettement etc.   

 

 La 46ème session du Conseil a lieu dans un contexte particulier et symbolique. "Particulier du fait des circonstances inhabituelles créées par la pandémie de la Covid-19. Symbolique parce que coïncidant avec le 20ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’Action de Durban et les 73 ans de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme" a souligné Maître Aissata Tall Sall avant d'appeler la communauté internationale à plus de justice et de solidarité pour que la terre puisse être un paradis pour toutes et tous.   

 

 

Alors que le monde fait face aux défis engendrés par la pandémie de la Covid-19, "les États doivent en même temps renforcer leurs engagements à éradiquer l’extrême pauvreté", a martelé la Ministre au nom du Sénégal. En effet, force est de reconnaitre qu’avec cette crise majeure, les situations d’extrême pauvreté conduisent à la marginalisation de millions de personnes et fragilisent sérieusement la pleine réalisation des droits civils, politiques, économiques et sociaux. Conformément à l’Agenda 2030 pour le Développement Durable, a fait remarquer Maître Sall, seule une approche fondée sur le respect de tous les droits, y compris en particulier les droits économiques et sociaux, peut aider à rompre ce cercle vicieux et bâtir des sociétés inclusives, justes et résilientes. Elle a, sur la même lancée, rappelé la juste plaidoirie panafricaniste du Président Macky Sall du Sénégal, face aux effets déstabilisateurs de la pandémie, l'urgente nécessité de l’annulation de la dette publique et au rééchelonnement de la dette privée de l’Afrique. "Devant une situation exceptionnelle qui a conduit les pays les plus développés à adopter des mesures exceptionnelles, en rupture avec l’orthodoxie financière et budgétaire habituelle, il est tout à fait juste et légitime que les pays en développement, bénéficient de mesures exceptionnelles qui leur permettent de disposer des liquidités nécessaires à la résilience et à la relance économiques", a -t-elle justifié.

 Les droits de l’homme que nous défendons ici, dira Aissata Tall Sall, ne peuvent être une fin en soi. "Ils n’ont de sens et de portée que lorsqu’ils protègent l’homme intégral, dans ses besoins et ses préoccupations".

 

C’est tout le sens de l’Appel lancé par   le Président sénégalais dans une tribune du 8 avril 2020, intitulée : « l’Afrique et le monde face à la Covid-19 : point de vue d’un africain » plaidant pour l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales. S'y ajoute la Déclaration conjointe de Macky Sall avec ses homologues occidentaux dont Angela Merkel, Emmanuel Macron et le SG de l'ONU appelant la communauté internationale à agir pour « un nouveau multilatéralisme, un nouveau consensus au service d’un ordre international fondé sur le multilatéralisme et l’État de droit grâce à une coopération efficace, à la solidarité et à la concertation ».

Alors que le monde fait face à une crise transfrontalière sans précédent, l’esprit des Nations Unies commande de "travailler ensemble à la revitalisation du multilatéralisme, pour faire face à nos défis communs, dans la solidarité, le dialogue et la compréhension mutuelle", martèle Aissata Sall. Par ailleurs, pour la patronne de la diplomatie sénégalaise la Déclaration universelle autant que celle de Durban sont deux instruments internationaux qui ont atteint une certaine maturité, mais force est de constater que "les principes d’égalité, de non-discrimination, de justice et de fraternité qu’ils prônent, subissent des assauts". Ces assauts, dit-elle, sont liés à la montée du nationalisme, du racisme, de l’islamophobie et de l’intolérance. Elle offre le Sénégal en exemple au monde: "pays fortement ancré dans une tradition de coexistence harmonieuse des cultures, de respect de la différence et de dialogue des religions, qui a érigé les valeurs humaines en règles constitutionnelles". Elle en veut pour preuve "Notre pays prône, en effet, le rejet et l’élimination, sous toutes leurs formes, de l’injustice, des inégalités et des discriminations, qu’elles soient raciales, ethniques, religieuses, ou basées sur le sexe". C’est ainsi qu’une attention toute particulière est accordée à la protection des droits de l'enfant, des femmes, des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.

"Notre pays veille aussi à l’élargissement des espaces de libertés et la promotion des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux", a -t-elle ajouté. C’est à ce titre que le Plan Sénégal Émergent (PSE), cadre de référence de la politique économique et sociale, intègre la transversalité des droits économiques, sociaux, et environnementaux dans ses axes et orientations stratégiques, démontre la Ministre.

 

Le Sénégal sera à la loupe

 

Face à ce tableau presque idyllique, le Sénégal qui a été réélu magistralement pour 2021 et 2023 au Conseil des droits de l'Homme, et soucieux de respecter ses engagements internationaux en la matière, fera face, cette année, aux membres du Comité pour l'élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Il en sera de même avec ceux du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, en vue de présenter ses avancées majeures en matière de promotion et de protection des droits. 

Pour renforcer sa crédibilité et légitimer sa nécessaire utilité, le Conseil doit également se montrer plus proactif et novateur dans la prise en charge des thématiques tels que les migrations et les droits de l'Homme, les nouvelles technologies digitales et les droits de l’homme, les droits de l'homme et le changement climatique, la numérisation, l'urbanisation dans un monde globalisé, trace Aissata Tall Sall. "Ce sont là des enjeux majeurs qui déterminent pour beaucoup l’avenir de l’humanité. Travaillons ensemble à relever ces défis communs, dans le respect de nos diversités", conclut la voix du Sénégal.