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" Vous n'aviez pas le droit " Par Amadou Lamine Sall

Publié le, 24 mars 2021 par Amadou Lamine Sall

(Dakar - Sénégal) - Depuis quelques jours notre pays fait l'objet de tensions sociales découlant d'une plainte pour viol à l'endroit d'un homme politique. Ces violences ont causé des dégâts matériels et des morts d'hommes sur toute l'étendue du territoire sénégalais allant même jusqu'à menacer l'économie qui est déjà impactée par la pandémie du Coronavirus.

Nous avons connu l'indépendance en 1960 mais ( ce fut quasiment) la constitution française qui fut reconduite, sans tenir compte de nos réalités socioculturelles. Les citoyens qui constituent le peuple souverain ont choisi la démocratie comme instrument pour gérer de manière globale le pays sous toutes les formes. Cette démocratie prône la séparation des pouvoirs à la lumière de la vision de Montesquieu. La finalité de cette séparation des pouvoirs, selon cet éminent penseur, se fonde sur l'axiome que le pouvoir arrête le pouvoir . Le pouvoir exécutif qui fait partie des trois compartiments de la démocratie est exercé par le Président de la République et son gouvernement. Malheureusement dans l'organigramme de l'exécutif, le ministère de la justice en constitue un maillon non négligeable . Dans ce ministère, le parquet qui appartient à l'autre compartiment de la démocratie à savoir le pouvoir judiciaire, est sous sa tutelle. Ce qui fut à notre avis l'erreur la plus fatale des premiers dirigeants du pays après l'indépendance. Dans la mesure où le procureur de la république, qui est par ailleurs le maître des poursuites, dépend du ministre de la justice. Ce qui pose même problème dans l'entendement parce que le ministre est dans le camp de l'exécutif alors que la justice constitue un pouvoir à part, entier et indépendant dans une démocratie. Ce qui me pousse à poser la question de savoir (est-ce qu'un pouvoir dans une démocratie peut avoir un ministre) ?
Est-il cohérent, normal dans une démocratie qu'il y ait un ministère de la justice avec son parquet y attaché, dépendant du pouvoir exécutif?
En notre sens, les Premières autorités de ce pays pouvaient se passer de cette dépendance du parquet par rapport au ministère de la justice qui est à l'origine de tous les problèmes politiques de notre nation. Ce qui est plus préoccupant c'est le  fait que tous les Présidents de la République qui se sont succédé l'ont laissé en l'état après l'avoir dénoncé avant leur accès au pouvoir.

 

 Ce qui est le plus inquiétant ce sont les sentinelles, les portes étendards, qui faisaient la fierté du journalisme au Sénégal qui ont rangé leurs plumes pour goûter aux délices du pouvoir. Parmi eux il y'a un grand journaliste d'investigation qui a joué un grand rôle dans l'affaire Idy-Wade allant même jusqu'à écrire des livres qui seront des manuels précieux que les générations futures pourront utiliser pour mieux comprendre l'histoire politique de leur pays. Monsieur le grand journaliste expert dans l'éveil des consciences, tu n'avais pas le droit de faire cela à notre cher peuple qui avait besoin de toi pour pousser nos gouvernants à respecter les règles de bonne gouvernance gage d'un développement durable.


Deux autres sentinelles dans ce métier noble, le journalisme, après avoir reçu une formation au Cesti avec l'argent du contribuable ont tout simplement préféré se réfugier au palais présidentiel où auprès de la première dame avec sa fondation. Messieurs nonobstant que vous êtes des citoyens sénégalais comme nous pouvant postuler à toutes les fonctions dans l'administration sénégalaise mais notre pays souffre beaucoup de votre absence dans les plateaux de télévision où vos petits frères tentent tant bien que mal à vous suppléer. Mais l'héritage est très lourd. Enfin que dire de cet éminent journaliste ancien étudiant de l'Université Gaston Berger de Saint- Louis qui, par la pertinence de ses analyses nous manque dans le contexte que nous vivons. Il portait à lui seul un pan important du quatrième pouvoir dans notre démocratie : la presse.  Le hic , je le pense, c'est qu'il a été malheureusement  cité dans  une affaire de mœurs de même nature que celle qui défraie la chronique et qui ,à l'époque, avait conduit à son inculpation. Et pourtant il fait partie des gardiens du temple dans son domaine, le Sénégal avait vraiment besoin de ses interventions dans les différents supports des médias pour mieux appréhender cette situation. Pour revenir sur l'affaire de mœurs qui est le déclencheur de toutes ses scènes de violences, nous voulons dire à l'endroit de tous les hommes politiques ou citoyens aspirant à diriger ce pays que dès l'instant qu'ils ont eu cette ambition ils deviennent des personnes morales qui représentent des masses. Et force est de constater que l'imprudence d'un homme politique arrivé troisième lors de la dernière élection présidentielle n'est pas étrangère à ces moments de turbulence que connaît notre pays. C'est pourquoi et c'est dans ce sens que nous disons qu'il n'avait pas le droit de baisser la garde parce qu'étant un grand espoir d'une bonne frange de la population que constituent les jeunes. Mais que dire de cet ancien premier ministre qui a failli être le quatrième président de la république en 2007 engrangeant plus de 15 % des suffrages de l'électorat sénégalais . En effet ce natif de Thiès qui a  toujours mené les débats électoraux  dans sa localité en bénéficiant de la plupart des suffrages de ses pairs et au demeurant étant le symbole de l'opposition depuis 2012 , a finalement jeté son dévolu sur les avantages du pouvoir abondonnant ainsi  toutes ses convictions et par ricochet une partie du peuple sénégalais qui croyait en  lui et à son projet. Monsieur je suis vraiment désolé mais vous n'avez pas le droit de faire cela à ces jeunes et femmes qui ont fait beaucoup de sacrifices pour vous accompagner dans votre soi-disant lutte. Je ne saurai  terminer cette analyse sans rappeler aux autorités administratives qui détiennent le pouvoir et les partisans des hommes politiques de l'opposition que quand deux éléphants se battent  il y'a toujours un troisième perdant ,c'est l'herbe sur lequel ils se battent qui constitue le peuple sénégalais et puis chers compatriotes l'adage dit qu'entre le flux et le reflux le mal se trouve au milieu.


Et pour finir le grand Penseur africain Amadou Hampaté Ba disait je cite:


" Le pouvoir c'est comme le vin au premier verre tu es content comme un enfant,  au deuxième verre tu te sens fort comme un lion et au troisième verre tu ne fais que des conneries "