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Dakar, 31 jan (APS) - Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a dénoncé un ''empressement'' quelque peu ''paternaliste'' de certains pays du Nord à voir se tenir le procès de Hissène Habré qui ne pourrait être jugé que dans trois ans, conformément aux estimations de la commission des experts saisie de la question.''Il y a le grand problème de la durée des enquêtes, de l'instruction, etc.'', a-t-il fait remarquer sur radio France internationale (RFI), en marge du 8-ème sommet de l'Union africaine qui a pris fin mardi à Addis-Abeba.
Exilé à Dakar depuis sa chute en 1990, l'ancien président tchadien Hissène Habré est poursuivi pour crimes contre l'humanité. L'UA, qui a refusé de donner suite à une demande d'extradition formulée à son encontre par la justice belge, a demandé au Sénégal, en juillet dernier, de lui organiser un procès sur son territoire.

Propos recueillis par Frank KODBAYE
Groupe Ialtchad Média – TCHAD.

 ( Tchad Juillet 2006 - Source http://www.ialtchad.com/interview.htm)  L’Afrique vient de donner un énergique coup de pied dans la fourmilière de l’impunité, pensent les observateurs en matière des droits humains  présents à Banjul lors du sommet de l’Union africaine. Dans la capitale gambienne, Les chefs d’Etat du continent noir, dont certains n’ont rien à envier au  présumé criminel Hissène Habré, ont « confié » le sort de ce dernier à la justice sénégalaise, sous la bienveillance de son président Abdoulaye Wade ; celui-là même qui avait déclaré en 2001 en pleine tempête politico-judiciaire autour de cette affaire, que sous sa présidence Hissène Habré ne sera jamais jugé au Sénégal.
Est-ce encore un engagement sans lendemain ? Pour comprendre l’état d’esprit actuel de la classe dirigeante de Dakar autour du président Wade (porteur de ce lourd défi continental vis-à-vis du monde), nous donnons la parole à un expérimenté journaliste sénégalais, ancien correspondant à Genève du quotidien gouvernemental « Le Soleil » et directeur de publication du journal en ligne « Continent premier ». El Hadj Gorgui Ndoye Wade suit depuis des années le dossier Habré dans l’ « antre » onusien du bout du lac Léman, notamment à la Commission des droits de l’Homme.   Frank Kodbaye   

Peut – on vraiment rejuger Habré sur la base des crimes de torture qui lui sont reprochés? L’affaire Habré est un véritable casse – tête juridique. Comment rejuger l’ancien Chef d’Etat tchadien, appelé le « Pinochet Africain » par ses détracteurs alors qu’il a été déjà relâché par deux décisions de justice qui sont en principe définitives ? Peut – on appliquer à Hissène Habré une nouvelle loi pénale qui n’existait pas au moment où il a été inculpé et qui soit plus dure ? Est –ce- que cette nouvelle loi qui permet de juger un étranger de surcroît un ancien Chef d’Etat pour un crime commis à l’étranger, lui sera applicable? Comment les futurs juges de Habré dénoueront – ils l’épineuse équation de l’autorité de la chose déjà jugée ? Le Sénégal a –t- il les moyens financier, matériel et humain pour faire face à un tel procès ? Qui indemnisera les victimes ? Autant de questions qui montrent que le chemin vers le procès tant attendu est encore lointain. S’y ajoute que le Parlement sénégalais devra se prononcer alors que certains se posent la question de la légitimité même de l’actuelle assemblée nationale qui devra être renouvelée à la suite des élections présidentielle et législatives ? ( Ce dossier sur Habré a été réalisé avant la décision de l'assemblée nationale du Sénégal). Quoiqu’il en soit, les juges feront face au delà des difficultés matérielles à des principes juridiques qui constituent des fondamentaux du Droit, le principe de la non rétroactivité des lois nouvelles, le principe de la loi la plus douce au cas où il y aurait succession de loi dans le temps.

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Depuis plus de quinze ans, Human Rights Watch (HRW) se bat aux côtés des « victimes » du Président Habré pour obtenir une justice à laquelle ils ont un droit absolu. Reed Brody, cet américain d’origine juive appelé le « traqueur des dictateurs » a fait du jugement de Habré désigné comme le « Pinochet africain » un cheval de bataille. De source digne de foi, on apprend que M. Brody a renoncé à un poste auprès des Nations – Unies car il a fait du procès de Habré la priorité de ses priorités. Beaucoup des victimes déclarées « nous ont quitté ces dernières années, notamment deux des victimes qui avaient déposé la plainte initiale au Sénégal en 2000 » assène le conseiller de HRW qui refuse de céder au pessimisme : « plus les poursuites contre Hissène Habré sont retardées et plus le nombre de ces victimes encore en vie à l’ouverture de son procès sera réduit, ce qui constitue une injustice supplémentaire inadmissible ».

Le Sénégal a franchi une étape majeure en vue de l'organisation du procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré en adoptant une loi qui permet à ses tribunaux de juger des crimes commis dans un pays étranger. Pourtant le procès de Habré reste un véritable casse tête juridique malgré la volonté manifeste et sans équivoque du Président Wade. Au delà du Droit, le Sénégal devra enlever l'écueil économique. Que faire? Expert en Droit international, fils de l'Afrique et haut fonctionnaire des Nations - Unies, le Greffier du Tribunal d'Arusha, le Sénégalais Adama Dieng nous donne ici son éclairage.

Comment rejuger l’ancien Chef d’Etat tchadien, appelé le « Pinochet Africain» par ses détracteurs alors qu’il a été déjà relâché par deux décisions de justice qui sont en principe définitives ? Votre sentiment?