Compte Utilisateur

Audios



Souscription

Le groupe

Directeur de publication
· Elh Gorgui W NDOYE

Rédacteur en chef
· Elh Gorgui W NDOYE

Comité de Rédaction
· El hadji DIOUF
· Papa Djadji Guèye
· Responsable Informatique
·
Alassane DIOP

Responsable Gestion
· Cécile QUAN

Webmaster
· REDACTION

Contact

Adresse
   Salle de Presse
   N0 1 Box 35
   8, Avenue de la
   Paix Palais des Nations Unies
   1211- Genève 10 Genève Suisse.
Téléphones

   +41 22 917 37 89
   +41 76 446 86 04

Service

Publicités, Abonnements et Souscriptions

Téléphone
· Suisse:
   +41(22)917 37-89
   +41(76)203 61-62

Ou envoyez un courriel à Info@ContinentPremier.com

Par Khadim NDIAYE
Philosophe
xadim@bluewin.ch

Il existe plusieurs formes de racisme : le racisme de l’exclusion sociale, le racisme universaliste, le racisme scientifique, le racisme institutionnel, le racisme différentialiste, etc. Ce dernier s’exprime avec beaucoup de vigueur de nos jours.  Autrement appelé racisme culturel, il ne met pas l’accent sur les attributs naturels d’un groupe, mais sur les moeurs, la langue, la religion, etc., perçus comme des atteintes à une identité donnée. Les paroles récentes de l’académicienne française d’origine russe Hélène Carrère d’Encausse sur la polygamie des Africains, les mots jadis exprimés par Jacques Chirac sur le bruit et l’odeur des immigrés, participent de ce racisme différentialiste.

Organisme indépendant soutenu par la Confédération helvétique, la Commission fédérale de lutte contre le racisme a appuyé le rapport de M. Diène et soutient sa proposition de création d’une Loi nationale sur la racisme en Suise

GENEVE – Doudou Diène, rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme, a présenté son rapport final sur le racisme en Suisse à l’occasion de la tenue du Conseil des Droits de l’Homme à Genève. Notre compatriote a dénoncé : « Une dynamique rampante du racisme en Suisse» et a appelé à une prise en charge du phénomène par les plus hautes autorités de la Confédération helvétique. Le Sénégalais demande aux Suisses d’adopter une Loi nationale de lutte contre le racisme. Le pré – rapport qu’il avait présenté à la presse lui avait valu un lever de boucliers de la part d’un homme politique et de certains hommes de média. Il avait bouleversé la société suisse, habituée à recevoir des compliments du genre «  La Suisse, pays d’accueil » etc… Doudou Diène en avait pris    pour sa grade. Romain Jaggi, un politicien de l’extrême droite avait déclaré « …. ». Le Président de la Confédération Moritz Leunberger que nous avions interpellé sur la question corrigeait une telle maladresse en ces termes : « … »

MICHELE GALIZIA, responsable du Service de lutte contre le racisme au niveau du Département fédéral de l’intérieur : « Le Conseil fédéral reconnaît l’existence de cas de racisme en Suisse. »
En Suisse, le Département fédéral de l’intérieur dirigé par le conseiller fédéral Pascal Couchepin abrite le Service de lutte contre le racisme. Son responsable juge que le rapport de M. Diène « met le doigt sur des problèmes réels en Suisse ». Il regrette cependant que le rapport tende à généraliser la situation. Fasciné par la personnalité du rapporteur onusien, M. Galizia salue ce travail sur la Suisse en tant que « base de dialogue».

« Notre soucis est d’intégrer les étrangers aux valeurs de la société suisse. »

Réagissant au rapport de M. Diène, l’ambassadeur Godet affirme que la Suisse « prend très au sérieux le rapport ». Pour lui, la véritable tâche qui incombe à la Suisse c’est de réussir l’intégration des ses étrangers. « Il me semble que dans une certaine mesure, il faut toujours tenir compte des particularités du fédéralisme suisse. En effet, la lutte contre le racisme, n’est pas une tâche de l’Etat central mais elle est une tâche des Cantons par le biais notamment de leurs commissions pour les étrangers qui sont censées favoriser leur intégration. » Est – ce une intégration au sens unique ? (Lire l’entretien exclusif avec le diplomate). 

GENEVE - Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France, l’a exprimé très clairement : « La France n’entend tolérer ni le racisme ni sa banalisation, qui sont de graves atteintes aux principes fondateurs de notre démocratie et de la République. ». M. Ripert a lors du Dialogue interactif avec M. Doudou Diène, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui s'est déroulé le 28 mars au Conseil des Droits de l'Homme, fait une intervention ( lire plus bas) où il condamne les propos racistes de l’animateur télé Pascal Sevran que nous avions dénoncés pour notre part dans un article intitulé « Les propos de Sevran : le degré zéro de la légitimation intellectuelle du racisme anti  - Noir » et qui a été repris dans la presse française.