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Abidjan (Côte d’Ivoire)– Les travaux de la table ronde régionale sur les obstacles liés aux mesures non tarifaires, organisée par la Banque africaine de développement (BAD) et le Centre du commerce international (ITC par acronyme anglais), en étroite collaboration avec le ministère du Commerce de la Côte d’Ivoire, ont pris fin, le mercredi 15 juin 2016 à Abidjan. Ils ont débouché sur des recommandations en faveur du renforcement de la coopération entre les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en matière d’échange d’expertises et de dissémination de bonnes pratiques notamment, pour faciliter l’intégration commerciale de la région. 

Plutôt optimiste, la Banque Africaine de Développement estime que l'Afrique résistera aux chocs extérieurs qui la minent, mieux qu'elle n'a pu le faire au cours des années 90. « Il est clair, que la hausse du niveau d'endettement et l'élargissement des déficits budgétaires mettent une forte pression sur les gouvernements africains, mais nous ne pensons pas que cela nous portera à la situation d'avant l'initiative Pays Pauvres et Très Endettés », a fait savoir Charles Boamah (photo), le vice-président de la BAD, selon des propos rapportés par Reuters.

Cela semble être finalement une question de perception, et l'institution multilatérale de financement du développement a choisi de voir le verre à moitié plein. « Nous avons confiance dans les politiques macroéconomiques mises en place dans les différents pays. Malgré la baisse des prix des matières premières dont elles dépendent leurs économies sont aujourd'hui plus diversifiées et développées qu'il y a 20 ans », a fait savoir Mr Boamah.

A quelques exceptions près, les investisseurs continuent de tourner le dos à l’économie nigériane, durement frappée, par la baisse des prix du pétrole, qui plombe ses revenus d’exportation, et détériore son taux de change sur le marché réel. Les chiffres du bureau nigérian des statistiques le démontrent, les Investissements Directs Étrangers (IDE) ont chuté de 70% dans le pays, au cours du premier trimestre 2016. Par ailleurs, dans une note d’analyse publiée le 9 mai 2016, à l'attention des investisseurs du marché monétaire, la firme d’investissement Renaissance Capital a déconseillé l’achat des nairas, expliquant que cette monnaie était surévaluée d’environ 30%.

Une monnaie qui dégringole sur le marché réel

La devise nigériane s’échange à 199 contre 1 $ sur le marché interbancaire, alors que la valeur réelle tourne autour de 300 contre 1 $. Cette situation continue d’accentuer la pression sur les investisseurs, qui sont de plus en plus nerveux. A la fin du mois de mars 2016, le flux net des transactions sur le Nigeria Stock Exchange a chuté de 17,87% à 96,31 milliards de nairas, selon des statistiques disponibles sur le site du marché financier nigérian. Et dans ce tableau morose, la part des transactions globales effectuées par les investisseurs internationaux,  a été de seulement 35,7% du total, contre jusqu’à 55,7%, pour la même période au mois de mars 2015.

L’entreprise pharmaceutique sud-africaine Ascendis Health Ltd, a annoncé ce mardi 24 mai 2016, avoir conclu des accords pour l’acquisition de deux compagnies pharmaceutiques en Europe. Il s’agit de Remedica Holdings Ltd, basée à Chypre, pour un montant situé entre 260 millions € et 335 millions €. Et de Scitec International, auparavant détenue par le fonds d’investissement polonais Enterprise Investors (EI), pour 170 millions €.

Ces acquisitions permettent à Ascendis de croître de manière significative sur le marché européen où elle est déjà présente depuis le rachat, en août 2015, de l’entreprise pharmaceutique espagnole Farmalider SA. Toutes ces actions faisant partie d’un important programme d’expansion des activités de l’entreprise à l’échelle mondiale.

L’objectif consiste également à diversifier ses offres de produits pharmaceutiques, mais aussi à accroitre la valeur de ses actions. D’ailleurs, après l’annonce de ces opérations, la valeur de l’action de l’entreprise, cotée à la bourse de Johannesburg, a augmenté de 4,7% à 23,40 rands (1,50 $) à 11h28, en valorisant la société à 6,9 milliards de rands (439 millions $).

Par ailleurs, le financement de ces acquisitions, approuvé par 63 % des actionnaires selon Ascendis, sera effectué à travers un montage financier incluant de l’endettement et des ventes de parts sociales.

Source: ECOFIN