Ont collaboré à ce numéro

 Amb. Coly SECK
 ECOFIN
 FIFDH
 Jean-Pelé FOMETE
 M S F
 NATIONS UNIES
 RABIA

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« C’est sur ces mots de Evdokiya Romanova que s’ouvre cette édition. Cette jeune militante féministe vit à Samara, en Russie, où elle a été condamnée pour propagande homosexuelle. Contre vents et marées, elle fait actuellement appel de cette décision. Malgré les menaces, malgré les intimidations, elle continue son combat, avec un courage qui donne le frisson, et cette édition lui est dédiée. 

Avec Evdokyia Romanova, avec ce frisson, le FIFDH rend hommage à des milliers de femmes qui deviennent actrices de leur destin : femmes cinéastes, activistes, journalistes, entrepreneuses, des femmes engagées à tous les niveaux pour faire changer l’intolérable. 

Cette année, c’est la première fois qu’autant de films sont portés par une femme protagoniste, une femme qui prend en main son destin. A travers ces femmes, c’est la société toute entière que nous interrogeons. Ces femmes, elles nous montrent la voie. 

Now is not the time to give up – Nous ne renoncerons pas. 

Le FIFDH se marque de plus en plus comme un Festival qui interroge les résistances. La question à se poser ce soir, c’est : qu’est-ce qui déclenche cette résistance ? Qu’est-ce qui rend une situation intolérable ? Qu’est-ce qui nous pousse à agir ? Qu’est-ce qui vous a amené ce soir dans cette salle ?    

 

 

 Lors du sommet mondial de 2005, la communauté internationale réunie à New York au siège de l’ONU, adoptait pompeusement une Déclaration finale proclamant la responsabilité de protéger. Il était convenu que si un État faisait défaut de protéger sa propre population ou de prévenir la commission de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre sa population, la communauté internationale s’engageait, avant tout recours à la force, « de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques (…) » afin de protéger les populations contre les crimes de masse. Cette doctrine a depuis lors été appliquée de manière sélective et non désintéressée en Côte d’Ivoire et en Lybie. Pire encore, la stratégie de prévention, que les Nations Unies prétendent privilégier à longueur de déclarations et de rapports depuis 2009 s’avère un cuisant échec à la lumière des situations au Mali, en République centrafricaine et désormais au Cameroun.