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La manifestation co – organisée par la Confédération suisse représentée par le Conseiller fédéral Pascal Couchepin et la nouvelle Francophonie d'Abdou Diouf, a accueilli de très hautes personnalités et diplomates des Nations – Unies, de femmes et d’hommes de culture, tous habillés de leurs plus beaux atours. Senghor poète aux vers si beaux comme des versets, dira Abdou Diouf est lié à Béjart, par « l’art qui est prière et méditation » et Pascal Couchepin d’ajouter : « Senghor est un grand esprit qu’il faut écouter. Il est inspiré par la quête de la Civilisation de l’Universel qui enrichit et qui n’appauvrit pas».

L’année 2006, est dédiée à l’homme de culture et père inspiré de la Francophonie, Léopold Senghor qui aurait eu cent ans. Et voici que pour saluer sa traversée glorieuse de tout un siècle, que Béjart maître du ballet contemporain, a « choisi de lui consacrer une œuvre artistique de témoignage et d’amitié ». Une offrande digne du Poète - Président qui partageait avec Béjart une complicité née de la sacralité de l’art.

Par Gorgui Wade Ndoye

Une prière pour Senghor dans ce sacré qui unit les peuples, au - delà de la diversité de leurs rites et croyances. A voir ces chorégraphes moulés à l’esprit béjartien, leur unité malgré leur diverse nationalité, comment ne pas donner raison à Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie qui face au public, venu nombreux aux Forces Motrices, dit de Maurice Béjart: « il s’agit aussi de dire combien votre œuvre, par ses résonances philosophiques et spirituelles, est précieuse pour ce 21ième siècle ».

Offrant dès l’entame la danse des derviches tourneurs de Jâlludîn – Rûmi dans une gestuelle hautement impeccable, après une belle tournée et un ressourcement dans la danse africaine, et clôturant leur démonstration par le « Sacre du printemps», leurs mains les unes sur les autres, leurs doigts joints, faisant circuler de l’un à l’autre le sang de la fraternité humaine et de l’espérance, les chorégraphes ont salué Senghor, l’homme à l’esprit si élevé.

L’Immortel de Joal qui tutoyait le Seigneur des Ténèbres et des Lumières, celui qui avait le don de conférer à un poème à la fois une nationalité africaine et française, peut là où il est auprès de Philippe Maguilen à Bel Air à Dakar, humer l’air du métissage des cultures qu’il avait, qu’il a, si merveilleusement décrit et pour lequel il a consacré toute la quintessence de son œuvre poétique d’une actualité prophétique.
A noter que l’ouverture de Mudra Africa de Maurice Béjart après celle de Bruxelles, et qui sera dirigée durant ses 7 ans d'existence par Germaine Acogny a été rendue possible grâce au soutien de Senghor.

Maurice Béjart qui a donc rendu la monnaie et de quelle manière au Chantre de la Négritude. Il a déclaré durant la cérémonie: « Un jour sans danse me rend triste », et a invoqué Senghor, qui comme une « Muse » l’a inspiré : « Avec Senghor, le même poème, était à la fois africain et français », dit – il. « La Voix de Senghor m'a donné une révélation extraordinaire »