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Par E.G.W.N

Parler de renaissance africaine, c’est retourner aux socles solides sur lesquels le Continent premier, s’était reposé et avait prospéré. Il ne s’agit point donc d’admirer un passé révolu mais de l’assumer pleinement, d’abord le connaître. Notre passé, c’est notre histoire, c’est à dire le fondement de notre présent et l’éclairage de notre futur.

A noter que le terme même de renaissance dans sa dimension politique, est sorti pour la première fois de la bouche d’un homme, le Professeur Cheikh Anta Diop dans les années 40. Le savant sénégalais parlait déjà de renaissance, contrairement à ce que les gens disaient à l’époque que l’Afrique finalement n’avait pas d’histoire et il y en a qui le pensent encore : « que tout ce qui est bon vient de l’extérieur ! Que l’Occident était venu pour nous civiliser ! Que nous sommes tellement fermés que nous n’arrivons pas à décoller ! ». Sinon comment comprendre cette loi ingrate de la République française du 23 février.

Heureusement Abdel Aziz Boutéflikha a dénoncé cette «cécité mentale », ce « révisionnisme historique ». Et des historiens et intellectuels français comme Claude Liauzu (cf sa contribution déjà publiée dans votre magazine). Pourtant le professeur Benjamin Stora avertissait du danger de ne pas apprendre l’histoire coloniale dans les écoles de la République dans les colonnes de ce même journal.

Bref, on connaît les grandes périodes de l’Histoire de l’Afrique qui date de la préhistoire. L’Afrique est le berceau de l’Humanité, on ne le démontre plus. En attendant d’autres révisionnismes ou avancées du savoir. Plus on avance dans les recherches, plus cette date de la naissance de l’Humanité recule et s’enracine en terre africaine.

Si aujourd’hui on en est à 7 millions ou plus, disons 10 millions d’années. De 10 millions d’années à moins de 40.000 années avant J.C, les hommes ne vivaient qu’en Afrique. Ils n’avaient jamais osé quitter la terre d’Afrique pour aller ailleurs. C’est à partir de moins 40.000 ans qu’ils sont sortis de l’Afrique par le Détroit de Gibraltar et sont allés s’installer en Europe méridionale et ailleurs…

Vous voyez donc que l’Afrique était le seul Continent ou la vie est née et s’est développée. Un développement qui s’est poursuivi. Du néolithique où l’homme a affiné les armes et s’est sédentarisé, c’est à dire que toutes les révolutions agricoles sont nées en Afrique…

Mieux, le premier Etat centralisé est né en Afrique noire avec l’Egypte pharaonique, à partir de moins 3200 ans. Menés avait unifié la Haute et la Basse Egypte. C’est à partir de là que l’Etat central est né. Quelques siècles après l’empire du Ghana naissait.

Les gens le savent, les plus hauts techniciens de la NASA n’arrivent pas encore à démontrer comment les Noirs africains ont pu créer les pyramides. Ces Noirs aux cheveux crépus, dont parle Hérédote. Une création qui n’était pas du tout donc empirique car elle reposait sur les bases des sciences fondamentales. Le mystère est encore intact autour du livre des morts, de la quadrature du cercle…

On connaissait déjà en Afrique, le continent où l’écriture est née, le théorème de Thalès 1300 ans avant le bien nommé. Pythagore a fait pour sa part 25 ans de stage en Egypte pour démontrer son théorème.

Donc si vous voulez quand on parle de renaissance africaine, c’est un élan solidaire pour renouer avec notre passé.

Le Président Thabo Mbeki l’a compris, en adaptant cette conscience historique à la réalité du moment.

Donc, une conscience qui se fera contre la corruption, contre la pauvreté, contre les drogues, contre les maladies. En effet, il ne peut y avoir de renaissance quand les fœtus meurent. Il nous faut des éléments solides qui marchent sur les deux jambes.

Les femmes sont bien placées pour cela.

A la grande conférence de l’UNESCO sur « les grands défis de l’Afrique » organisée par IRIS, Mme Marième Wane Ly, disait que « la renaissance même est africaine ».

« On dit d’ailleurs en Afrique quand quelqu’un vous dérange, quand il met du sable dans la mécanique, on ne le tue pas. On le ramène dans le ventre de sa mère. Ce qui est presque une insulte au Sénégal c’est le mot Ndookh en Wolof. C’est à dire on vous remet dans le ventre de votre mère pour qu’il vous refasse », explique l’historienne sénégalaise.

La renaissance est donc une notion africaine. Historiquement, après Menés, Kandaz a joué un rôle fondamental en Egypte pharaonique. La preuve plusieurs dynasties régnantes portent son nom.

Kandaz était une femme. En réalité les femmes ont joué un rôle essentiel dans le développement de l’Afrique. Dans le cas précis du Sénégal, on retient par exemple Aline Sitoe Diatta qui a resisté farouchement contre l’impérialisme français en organisant la résistance en Casamance ( Sud du Sénégal). Plus au Nord du pays, d’autres femmes connues pour leur bravoure, Ndaté Yalla, Dieumbeet Mbodj… Cette dernière disait que le premier bateau européen qui mettrait les pieds devant chez moi payera de lourdes taxes, j’en profiterai pour affranchir les esclaves qu’il transporte, et je le confisquerai. C’est dire toute la volonté des gens du fleuve Sénégal, du Fouta des Almamy à l’image de l’Almamy Amadou Wane qui a passé toute sa vie à lutter contre l’esclavage et l’alcool. Ces deux éléments qui étaient chargés de détruire notre peuple. L’un en le déportant, donc en l’emportant avec lui en Occident et l’autre en le détruisant sur place.