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NON, LE SENEGAL NE REFUSE PAS LE DEVELOPPEMENT

Publié le, 12 septembre 2005 par

Par Bathie Dabo
Agent Technique, Industries Chimiques du Sénégal
bdabo@ics.sn

Ce lecteur comme des milliers d’internautes ont réagi sur le site de Confidentiels qui avait repris le percutant et passionnant article de Rosnert Alissoutin « Et si le Sénégal refusait le développement » ( Cf notre dernière édition de la rubrique Bashô). A nos lecteurs, c’est vrai que nous travaillons avec des amis occidentaux, mais Rosnert est bien de nationalité sénégalaise. Il est un ancien étudiant de la prestigieuse université de Saint – Louis du Sénégal.

DAKAR - J’aimerais apporter une contribution dans votre journal pour ouvrir un débat suite à l’intervention de Monsieur Alissoutin sur le comportement des sénégalais dont j’assume fièrement la nationalité. J’espère qu’elle sera publiée dans une de vos prochaines publications.
Peu de tendresse, en effet dans vos colonnes sous la plume consultative de Monsieur Robert Ludovic Alissoutin pour interpeller la conscience collective de notre peuple sur leur comportement.

Pour saluer d’abord le travail de recherche approfondi auquel s’est exercé Monsieur Alissoutin dans son plaidoyer, s’il en était nécessaire reflète son intéret à notre pays et sa préoccupation quant aux conditions de vie des Sénégalais.

Hé oui, Monsieur a raison, mille fois raison et il s’acharne à démontrer qu’il a raison, érigeant son argumentation en termes de critiques sévères, spectaculaires et théoriques qui met certes en évidence nos carences mais porte préjudice à notre morale et s’oriente à prouver sans ambages l’opportunité d’un développement concédée à une indiscipline volontaire et généralisée. Une façon de dire sans le dire les caractéristiques d’une mauvaise éducation exposée à la vitrine de la scène internationale.

Si le contenu manifestement est révélateur d’une pandémie, celui-ci omet toutefois de noter les causes de cette pandémie et de reconnaître qu’aujourd’hui au Sénégal la pensée et l’action sont entrain de se produire concrètement et simultanément.

La manière n’est pas Africaine du point de vue de nos valeurs ancestrales, de nos mœurs, et de nos croyances,elle achoppe au façonnement de l'éducation qui enseigne un soulagement d’un sentiment de culpabilité pour ensuite stimuler la volonté à résoudre un problème causé par des erreurs ou les conséquences de l’application d’un système.

Mais cela n’empêche en rien de poser le débat, car il peut être mère porteuse d’une immense progression sociale pour dire que les peuples qui ont cessé de dialoguer constate ostensiblement les conséquences de cette attitude car la machine a fini de remplacer l’être humain dans ces fonctions vitales qui rendaient agréables et sensées sa vie. Traduisant toujours dans ces sociétés une dislocation des familles, car les relations amicales, fraternelles et conviviales qui raffermissent et censées durcir le ciment social qui fonde la vie d’une société harmonieuse se voit ranger aux archives dans les bureaux et aux placards dans les maisons.

Le débat d’idée qui caractérise chacun des sénégalais et magnifiquement relaté dans la contribution est la preuve manifeste de ce peuple de paix averti au sens élevé des responsabilités qui malgré la divergence de leurs sensibilités politiques, ethniques et religieuses confirme la singularité d’une nation forte mesurant pleinement l’essence et la dimension sacrée de la concertation et du dialogue dans un pays.

Dans cette méthode de soulever les consciences se heurte en tout cas la crudité de la réalité parce qu’il ne s’agit point pour les sénégalais de passer par la dénonciation de nos mœurs pour résorber le chômage des jeunes,ni d’un cours magistral sur nos habitudes pour régler le problème de la mobilité urbaine, encore moins d’un discours volontariste sur nos comportements pour construire des infrastructures de base capables de faire exploser l’économie nationale.


Il en est un dieu qui façonne notre destinée, quelqu ’en soit l’ébauche faite par nous même.


Ceci pour asseoir l’idée qu’il n’existe de sociétés n’admettant pas de défaut mais pour autant
aller rechercher les raisons d’un certain comportement même si dans l’ensemble l’idée de couper court à cette extrapolation de la situation harcèle le jaillissement du sang de ma pensée
pour débattre de la vraie réflexion qui consiste à trouver l’originalité de la pauvreté justificatrice du caractère presque involontaire de ce comportement qui trouve ses racines dans les profondeurs de la colonisation.

Après quarante années d’indépendance il s’est produit la manifestation d’une colère légitime entretenue par l’occident qui avait tant promis et n’a rien tenu, sinon faire accoucher notre éducation d’une dimension nouvelle : l’école, un système que nos dirigeants de l’époque croyaient porteuse de progrès grâce à la garantie des connaissances qu’elle annonçait mais elle véhiculait sournoisement la traduction d’une culture occidentale imposée minutieusement dans un unique but de faire du sénégalais une valeur ajoutée pour l’occident et une valeur retranchée pour son pays.

Dés lors le Sénégalais « analphabète » se voit sacrifier sur l’autel de l’intelligentsia car il fallait maîtriser impérativement cette langue occidentale pour voir ses chances s’améliorer sinon purement et simplement être écartées. Un système qui élimina des leaders naturels de leur génération, les condamnant définitivement à signer leur propre échec donc à une éventuelle participation à la construction de leur pays.

Tout un symbole et un legs anéantit par cette école occidentale qui enseigna à l’élite l’individualisme à la place du collectivisme basé sur les soi disantes doctrines du socialisme, libéralisme ou communisme,peu importe un ensemble de prétextes pour poursuivre cette domination des pays du Nord sur les pays du Sud ballottés quotidiennement au gré de ces puissances économiques aussi illégitimes qu’ énigmatiques sur la confiscation de notre identité censée conduire notre conscience motrice d’un sursaut national.

En somme, il s’agit d’être audacieux pour oser comprendre l’échec d’aujourd’hui et prétendre à la chance de demain. Ceci passe par la réforme du système éducatif en favorisant la promotion de la famille non pas au détriment de la promotion de la femme. Cette dernière gardera toute sa place dans la transmission des vertus habillant l’être humain de toute la grandeur de la dignité dans son apprentissage pour l’accomplissement de sa destinée !

En tout état de cause, nous demeurons persuader que la construction d’un pays se poursuit justement dans l’éducation, c’est pourquoi quand on pense à orienter son pays,il faut trouver la signification et les conséquences de son comportement sur la société en guise d’exemple pour les générations futures Cette volonté se confirme par l’affectation de quarante (40%) pour cent du Budget national à l’éducation de ce pays.

Demain, n’en doutons pas, après cette génération, ça sera notre génération et chaque génération a ses propres luttes, celles de nos pères, a lutté pour l’indépendance, et c’est terminé, notre génération a grandi pendant les années du socialisme et maintenant c’est fini, l'aliénation de notre pensée et de notre conscience est la nouvelle menace de notre époque pour voir plus clair à travers l’épaisse fumée idéologique de nos ancêtres.

Cette lumière qui existe encore dans la nuit peut redonner une lueur d’espoir aux générations de ce pays afin qu’elles échappent à cette proie de désespérance, fruit de notre occidentalisation.

NB - Toutefois il me tient de rencontrer électroniquement M. Alissoutin à travers votre journal pour qui je souhaite bon vent au passage.