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Les perles senghoriennes

Publié le, 23 avril 2004 par

( Les perles sont rassemblées par E.G.W.N)

JACQUES CHIRAC, Président de la République française : retient du Professeur Senghor.
"l'Homme d'Etat et visionnaire, le symbole d'une invitation à ne jamais se replier sur soi-même, du rappel des militaires sénégalais morts pour la France, et la nécessité d'une communauté française solidaire et complice. Plus que fière, Léopold, sache que la France, ton autre patrie te voue une admiration qui l'anoblit"

ABDOULAYE WADE , principal opposant à Senghor, actuel Président du Sénégal.
"J'étais protégé par Senghor pour l'exercice de mes libertés. Senghor me recevait comme Chef de l'opposition parce que pour lui c'était une image qu'il défendait. L'image d'un Chef d'Etat démocrate qui recevait le Chef de l'opposition. Et il me disait quand je sortais de là, il fallait que je fasse des déclarations. ... Sur toutes les grandes questions nationales et internationales, il me recevait. Parfois, nous étions d'accord, parfois nous ne l'étions pas. Il me disait cela n'a aucune importance".


"Il faut relire SENGHOR"
ABDOU DIOUF, Secrétaire général de la Francophonie: SENGHOR était en avance sur son temps.
"Si Léopold Sedar Senghor a connu son épanouissement vers le milieu du XXème siècle, son héritage, sa pensée, sa vision de l'Afrique et du monde se révèlent, en ce début du XXIème siècle, plus que jamais d'actualité. Pour le Sénégal et pour l'Afrique, il fut sans conteste un pionnier et un précurseur. Pour le monde tel qu'il est aujourd'hui, il reste un visionnaire. L'actualité de Senghor, c'est sa vision de la relation entre tradition et modernité, entre les réalités africaines et les valeurs universelles, c'est cette volonté constante de placer l'homme au cœur du développement et de l'action politique, c'est cette primauté de la culture, référence première de la politique, c'est la négritude, c'est la Francophonie, c'est le dialogue des cultures… Senghor est une référence centrale pour tous ceux qui opposent le dialogue des cultures au choc des civilisations, le multilatéralisme et la paix à la loi univoque de la force ".

JEAN FRANCOIS DENIAU, ancien ministre de Valéry Giscard d'ESTAING, Ecrivain Académicien, négociateur des Accords de coopération, salue le génie du peuple français et sénégalais et se souvient de son frère
"Senghor, c'était toujours pas simplement, une leçon de grammaire, mais aussi de réflexions tout à fait impressionnantes".

DJIBO LAYTI KA , Homme politique , ancien ministre et ancien directeur de Cabinet de Senghor " Je suis un disciple de Senghor "

" Je suis un disciple car déjà au Lycée, je ne lisais et ne commentais que Liberté, l'ouvrage du Président Senghor. J'essayais de comprendre son discours politique aussi. Je n'ai jamais connu une autre famille de pensée que celle qui porte son empreinte… En tant que collaborateur du Président Senghor, je peux vous dire qu'il a imprimé à l'administration sénégalaise une marque qui est restée longtemps forte et visible. C'est l'organisation et la méthode. Il avait la conviction que je partage plus que jamais aujourd'hui que pour rester debout, le Sénégal se devait d'abord d'être un Etat avec des institutions, une administration qualifiée qu'à côté des militants des partis politiques, des militants des syndicats de droits de l'Homme et autres, il fallait de grands Corps de l'Etat qui en constituent l'armature et qui servent l'intérêt général ".

JOSEPH KI ZERBO , premier Africain agrégé d'Histoire auteur de l'Histoire de l'Afrique et A Quand l'Afrique ?

" Ce qui a éveillé mon intérêt pour l' histoire africaine, c'est le fait que nos aînés noirs à la Sorbonne comme les poètes Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, René Depestre et d'autres nous avaient initiés à un regard alternatif sur l'Afrique, un regard sans complexe ripostant au mépris par un défi. Ils avaient été eux - mêmes d'abord traumatisés par cette éducation bancale, myope, qui méprisait et occultait les valeurs de la culture africaine - depuis les langues jusqu'à la civilisation matérielle. Ils répondirent avec Alioune Diop par une " présence africaine " : un message de renaissance. " " Notre génération a été marquée par des gens comme Kwamé Krumah, Aimé Césaire, Amilcar Cabral, Patrice Lumumba et Léopold Sédar Senghor. Ce qui nous attirait chez ces leaders, c'était l'idéologie de l'indépéndance, de l'unité et du socialisme "
( dans A Quand l'Afrique, Editions d'en bas, p. 11 et 131).

AMADOU LAMINE SALL, poète, sur deux critiques dont Senghor fut l'objet :

1- de la part de certains écrivains qui lui ont reproché de leur faire ombrage.

Dans ce domaine, le disciple de Senghor rapporte les propos attribués à ce dernier : " Les écrivains ne m'apportent rien. Ce sont les autres, les plasticiens qui m'apportent beaucoup " avant d'ajouter " Il ne voulait pas voir les écrivains. Il a eu une brouille avec Ousmane Sembène, et de reconnaître, il n'a pas beaucoup fait dans ce domaine". Mais Amadou Lamine Sall tempère en se demandant est ce la faute de Senghor ou des critiques et des journalistes qui ne parlaient que de lui ou même de ces écrivains eux mêmes, leurs écrits étaient ils à la hauteur de la plume senghorienne ?

2- de la part de ceux qui ont considéré Senghor comme un " Blanc à la peau noire ".

A ce propos A. L. Sall très proche du Président - poète balaie d'un revers de la main ces accusations mal à propos
" Il est très difficile de défendre Senghor par rapport à la langue française par rapport à la culture française parce que Senghor s'est complètement assimilé à cette culture complètement assimilé dans cette langue. Mais je voudrais quand même dire une chose. C'est étrange. J'ai eu le privilège d'approcher cet homme et j'étais très souvent surpris et déssapointé parce qu'on a toujours dit que Senghor était un toubab, que c'était un blanc dans son comportement de tous les jours, dans sa façon de dire, même dans sa façon de marcher et de danser et de parler : c'était un véritable toubab complètement assimilé à la France. Mais l'homme que j'ai approché était un véritable nègre, un véritable africain et j'étais gêné de découvrir cet homme là par rapport à ce qu'il était, à ce qu'il paraissait comme Chef d'Etat ou comme écrivain ou comme théoricien. Il y a eu une dualité chez cet homme qui m'a toujours surpris. Il m'a semblé que quelque part toujours, il se battait pour tous ceux qui l'approchent et qui étaient proches de lui pour que l'on sache qu'il n'était pas le toubab qu'on pensait". ( propos transcrits par nos soins de l'Emission Médias d'Afrique sur RFI de notre ami et frère Alain Foka).

BARA DIOUF, Chroniqueur et Ancien directeur du quotidien national "Le Soleil" du Sénégal, organe créé par Senghor qui veillait à ce que le français et le style soient le plus parfaits possibles

M. Diouf écrivait dans sa chronique Senghor, le Sénégal se souvient : " Pour nous, Senghor était d'abord et avant tout un éducateur, un formateur. L'impression est qu'il ne nous a pas quittés, qu'il vit encore parmi nous, qu'il est avec nous, faisant front, avec abnégation, désintéressement et total dévouement aux problèmes de son cher et vieux Sénégal. Poète, écrivain, philosophe de la race noire et de son destin à travers le concept de "négritude", il a été, pour nous Sénégalais et autres subsahariens, à côté de ses amis, Aimé Césaire, Gontran Damas et Alioune Diop, un accoucheur d'une conscience nouvelle. Celle de l'homme noir désaliéné ".

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE, philosophe, ancien conseiller du Président Diouf

" Il faut relire SENGHOR "