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"JE ME SENS SOLIDAIRE AVEC LES TIRAILLEURS"

Publié le, 31 août 2004 par

Monsieur RAYMOND LEGRAND, Officier de l'armée française en Algérie

(BLONAY - Vaud - Suisse). " Le paradoxe d'un pays comme la France, c'est d'avoir un comportement colonial qui différenciait les Blancs et les Noirs, mais qui quand elle ouvrait les portes de l'armée, l'ouvrait de manière assez démocratique. Sur 700 élèves officiers de ma promotion, il y avait 12 à 20% d'Africains du Nord et d'autres de l'Afrique Occidentale Française et de l'Afrique Equatoriale Française" nous renseigne M. Legrand. A l'école des officiers, notre interlocuteur, a partagé, la même promotion que l'actuel ministre français des anciens combattants, M. Hamlaoui Mekachara, de même qu'avec des Africains de diverses origines.


L'Ecole française n'avait pas uniquement enseigné des bêtises avec par exemple " Nos ancêtres les Gaullois ". Dans les écoles indigènes, les cours étaient donnés comme en France. Les autochtones pouvaient être syndiqués ou devenir membres des partis politiques. Les gens ont appris les valeurs de la République qui se fondent sur la liberté, l'égalité et la fraternité. Interrogé sur sa position par rapport à la cristallisation des pensions de ses frères d'armes africains, M. Legrand répond : " On ne peut pas enseigner des principes de l'égalité et refuser de les appliquer. C'est pourquoi je me sens solidaire avec les anciens combattants africains ".

Notre interlocuteur sait bien de quoi il parle d'autant plus que son épouse était enseignante en Algérie. Mme Le Grand, dont l'unique fille Maïté est animatrice dans une radio communautaire en Australie est venue se joindre à la discussion. Elle parle de ses souvenirs d'Alger restés intacts et partage avec nous cette pensée de M. Donnay dans la " Patronne " : " Il y'a une période où les souvenirs sont comme des sables mouvants dans lesquels on s'enfonce, on s'enlise… et puis, peu à peu, ils prennent pour ainsi dire de la consistance, jusqu'à devenir comme un terrain solide sur lequel on va d'un pas élastique et léger".

M. Le Grand, toujours attentif, poursuit, " Le discours du général de Gaulle à Brazzaville, lançait les grandes lignes de la modification des relations entre la France et les anciennes colonies. C'était une reconnaissance de la France du rôle joué par les " Tirailleurs sénégalais " dans sa libération. L'après guerre, au milieu du 20ème siècle sonnait la fin du colonialisme".(EGWN)