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Par Egwn

Kofi Annan, a réuni au siège de l’ONU à New York, près de 500 représentants éminents au Pacte global (Global Compact en anglais) le 24 juin. Ce sommet de haut niveau, constitue la plus grande réunion à ce jour de dirigeants et responsables des pouvoirs publics et de leaders de la société civile sur le sujet du renforcement des valeurs éthiques dans un monde économique globalisé. Le 24 juin, restera un autre départ, dès lors un jour historique pour le Pacte global qui a été amendé passant ainsi de neuf à dix principes. La corruption, dixième principe, obstacle au développement et à la lutte contre la pauvreté, comme l’a souligné M. Peter Eigen, Président de Transparency International, n’est plus un mal nécessaire. Annan veut terrasser la corruption au niveau global. Défi !

Photo ONU

La corruption est l’un des obstacles les plus pernicieux de la croissance et du développement. Tous les pays en souffrent qu’ils soient du Nord comme du Sud et dans tous les secteurs de la vie économique politique et sociale. Koffi Annan a informé que les principes du Global Compact seront appliqués au sein de l’ONU. Le secrétaire général de l’ONU annonce ainsi la couleur du combat qu’il compte mener contre ce fléau dévastateur et immoral. C’est aussi une manière de démontrer qu’il tient à l’aboutissement de l'enquête en cours concernant les allégations de corruption dans le cadre du Programme « pétrole contre nourriture » même si comme le déclarait M. Eigen, certains secteurs de l'ONU sont encore réfractaires à l'idée de transparence totale

« Symbolisme et substance ». Annan veut d’abord balayer devant la Grande maison onusienne et en conviant les leaders économiques à la Salle mythique de l’assemblée générale des Nations - unies, il donne un signal mais en même temps, démontre que nous vivons dans un monde global où les aspirations légitimes des uns et des autres se rejoignent. Dans un destin commun.

Les gouvernements doivent appliquer la politique de la bonne gouvernance, les multinationales se débarrasser de leurs activités de lobbying consistant à prendre de la main gauche ce qu’elles donnent avec la main droite à travers leur engagement dans la citoyenneté de l’entreprise et la philanthropie. La société civile devra aussi savoir que les compagnies ne constituent pas un groupe monolithique et qu’elle devrait reconnaître la valeur de celles qui s’engagent en les encourageant. Voilà en substance la sentence prononcée par Annan.

Appliquer la citoyenneté d’entreprise dans les pays du Sud demeure une nécessité autant que dans les pays développés. Faire du Global Compact une plate-forme globale, arriver à une cohérence entre les politiques définies au niveau international et celles locales, permettra aux uns et aux autres de partager les fruits de la croissance de se convaincre que le monde est notre petit village à nous tous.

Le secrétaire général des Nations - Unies a lancé un appel aux chefs d’entreprises afin qu’ils soient des recruteurs et des avocats du Global Compact.
Les gouvernements ont donné leur appui politique et contribuent bénévolement au financement du Pacte Global a -t - il souligné. La Suisse a accordé une contribution de 1,2 million de francs en 2001 au bureau du Global Compact, cette année sa contribution sera de 300.000 francs.

Côté entreprises, parmi les leaders de la quinzaine d’entreprises engagées, on a noté la présence de Marcel Ospel, président directeur général de l’Union des Banques Suisses et son homologue Daniel Vasella du Groupe pharmaceutique Novartis. La Suède compte pour sa part 16 entreprises engagées dans le Global Compact. Si SAP America avait été la première à signer le Pacte mondial, côté américain, comme l’a rappelé son PDG, M. Bill McDarmott, il n’en demeure pas moins que l’Amérique de l’industrie lourde est à la traîne. Dans la base des données, il n'y avait qu'une seule entreprise américaine enregistrée dans le secteur pharmaceutique, une entreprise américaine dans le secteur chimique et zéro dans le secteur automobile.

Aujourd’hui 1500 entreprises de 70 pays adhèrent au Pacte global. L’étude d’impact que nous vous annoncions, réalisée par McKinsey and Company, a montré que près de la moitié des entreprises participantes avaient aligné leurs politiques sur les principes du Pacte. Beaucoup reste à faire et à parfaire.

Adhésion au Global Compact (GC) ou Partenariat Global

Les entreprises peuvent s'engager aux principes et valeurs hautement humains pour un développement durable en remettant uniquement une lettre d'engagement au siège du Global Compact. Les noms de ces entreprises sont enregistrés dans une base de données.

Après avoir signé cette lettre d'engagement, l'idée est que l'entreprise intègre les dix principes dans sa politique d'entreprise ainsi que dans ses opérations. Elle peut aussi être un "leader d'opinion" dans un secteur donné, en faisant du plaidoyer pour que les autres entreprises du secteur suivent son exemple.

Sortir du champ des bonnes intentions.

Le Global Compact représente beaucoup plus un effort toujours largement dans le champ des bonnes intentions. Un haut fonctionnaire nous disait : « Je ne suis pas sûr que la participation du secteur privé - ni, peut être, les efforts d'engagement de la part du secteur public - ont été aussi substantiels que l'on aurait espéré au départ ». Si le GC veut faire faire du progrès substantiel vers les trois thèmes/dix principes, il leur faudra beaucoup plus de participation de l'industrie.

Notre village planétaire ne peut se développer sans des valeurs globales, communément partagées. Nous devons nous rendre compte de ce que signifie avoir les mêmes aspirations et la même destinée.

Le terrorisme, la dégradation de l’écosystème, la pauvreté, la faim, les maladies infectieuses, la criminalité les problèmes migratoires, les tensions communautaires et interconfessionnelles, la traite moderne des êtres humains, les incertitudes économiques… sont autant de défis qui demandent une collaboration sincère et un élan égalitaire et solidaire de toutes les Nations du Monde.

Annan a donné des instructions à son conseiller spécial John Ruggie auprès du Global Compact, et Georg Kell, directeur exécutif de poursuivre le dialogue en menant des consultations intenses avec les divers partenaires pour revenir avec des propositions assorties de recommandations dans un délai de 12 mois. Oui des défis se posent et de taille ! Alors, devons-nous relâcher nos efforts parce que les temps sont troublés?, Annan répond : Non. Ce sont précisément les temps où notre responsabilité – diriger l’humanité sur des chemins nouveaux – est d’autant plus marquée. Car si nous ne le faisons pas, sur qui d’autre pourrions-nous compter pour le faire?