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Elie CHAZARENC

Notre planète est extraordinairement en danger et que penser d’un homme qui chute d’un immeuble et qui dit à chaque étage : « jusqu’ici tout va bien »?Le Club de Rome avait émis un rapport ignoré il y’a de cela, plus de trente ans. Et pourtant, c’est un travail corroboré par le GIEC de Genève, qui permet de démontrer de manière claire que le raisonnement économique actuel basé sur la croissance illimitée de la consommation est une erreur scientifique. La planète étant un monde fini, les ressources dont elle dispose et qui la composent, sont en quantité limitée. Leur exploitation finit toujours par mettre un terme aux réserves disponibles. Il y’a urgence.

1968. La France fait face à ses étudiants échaudés. Un vent nouveau de contestation de la jeunesse mondiale balaie presque toute la planète. Au même moment un groupe de scientifiques, dénommé le Club de Rome, crée un organisme visant a analysé l'impact des activités humaines sur l'écosystème.

1972. La France occulte le rapport issu de ces génies du Massachusetts Institute of Technology MIT, dirigé par Dennis Meadows (cf adresse internet.<http://web.mit.edu/ >

Le but de ce rapport n'était pas de porter un jugement de valeur sur le modèle économique dominant, ni d’ailleurs de donner des solutions politiques. Il visait tout simplement à porter un regard scientifique sur les répercussions à long terme de notre "logique" économique sur notre monde physique .

Les projections du document sont basées sur des raisonnements mathématique, statistique et physique assorties de conclusions fortes sur notre avenir en fonction des connaissances scientifiques disponibles . Peut - on aujourd’hui nier les résultats du rapport en évoquant le caractère obsolète des outils de l’époque?

Qu'en est il des "prédictions" de ce rapport?. Certaines mauvaises langues diront que rien n'est arrivé de grave depuis 35 ans pour l'écosystème mondial, donc il est urgent de ne rien faire. Or qu’en est il vraiment?.

Il n’est pas du tout prudent de conclure que parce qu’il n’est rien arrivé, il n’arrivera donc jamais rien. Que penser d’un homme qui chute d’un immeuble et qui dit à chaque étage : « jusqu’ici tout va bien ».

A la lecture de ce document (dont j’ai lu la traduction), on peut constater qu’il n’est absolument pas question de définir un calendrier des problèmes à venir à cause de notre mode de consommation et de la pollution qui en découle.

Les conséquences de la disparition de certaines des réserves disponibles, en particulier les terres arables non polluées, l’eau non polluée, le pétrole vont finir par créer une crise menant à une réduction massive de la population mondiale par la famine et les maladies (et encore pire peut être).

La question est de savoir quand ces réserves seront elles épuisées.

Sans rentrer dans les détails on peut dire que l’on a quelques décennies de pétrole devant nous.

Cela dépendra évidement de notre consommation future. Pour l’eau et les terres arables, l’on peut constater qu’au rythme actuel de production agricole et de consommation d’eau potable (sachant que seulement quelque pourcentage de l’eau douce planétaire est disponible), on ne devrait pas tenir des siècles.

LE GIEC confirme le rapport Meadows

Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat GIEC (adresse Internet www.ipcc.ch), basé à Genève depuis près de 15 ans, a rendu plusieurs rapports qui montrent de manière claire l’impact de l’homme sur l’environnement et notamment la modification en cours du climat due à l’activité humaine. Le GIEC est la plus grande organisation scientifique internationale (plus de 3 000 membres) jamais mise en place. Il a pour but de synthétiser tous les travaux scientifiques de toute discipline active en matière d’étude climatique.

Aucun scientifique aussi brillant soit il ne peut à lui tout seul analyser la problématique de l’écosystème et c’est pourquoi le GIEC a été mis sur les fonds baptismaux. C’est un fait unique dans l’histoire de l’humanité. Un scientifique qui réfuterait les conclusions fortes de ses rapports n’aurait plus aucune crédibilité aujourd'hui (et pourtant fleurissent régulièrement de pseudos spécialistes pour prouver le contraire).

Peut – on se fier uniquement au couple (Organisation des Nations Unies + Organisation mondiale de la Météorologie) dans lequel tous les pays sont représentés, et dont tous les rapports publiés sont votés à l’unanimité.

Les rapports Meadows et GIEC, montrent clairement que le risque de voir un changement d’aire climatique mondial est imminent (fin de ce siècle, voir avant). Les conséquences en seront désastreuses pour l’humanité tout entière. Si on agit pas dès aujourd’hui, il ne sera plus possible d’éviter le pire. Rien de miraculeux ne viendra diminuer ou supprimer les conséquences néfastes de ces changements.

Notre responsabilité est engagée

Maintenant il doit être clair pour tous, qu’il faut tout de suite relayer les problèmes de sociétés qui nous tiennent tant à cœur (impôts, taxe, PIB, pouvoir d’achat, immigration…) au second plan pour trouver au plus vite un mode de développement qui nous permette de durer plus longtemps sur terre que seulement un siècle de plus.

A la lecture du rapport du Club de Rome, on constate que nous devons au plus vite diviser par trois la production de CO2 d’origine humaine compte tenu des puits de carbone existants (production actuelle 9Gt annuelle, puis de carbone 3Gt.( Gt signifie Giga tonne, c'est une unité de mesure de quantité).

Pour donner un ordre de grandeur, cela représente 500kg d’équivalent Carbonne par personne (pour 6 milliards d’individus). Cela revient à diviser par 10 la production individuelle d’un français, par 30 celle d’un américain du nord, par 1.5 celle d’un chinois.

  • Dans tous les actes du quotidien nous produisons directement (voiture, chauffage...) ou indirectement (achat de bien de consommation, nourriture...) du CO2. Le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre malheureusement.

Les trois grands postes sont :

  • Le transport- Le logement- La nourriture.

Il faut, fortement réduire sa consommation de viande, consommer des fruits de saison, consommer des produits locaux, diminuer la fréquence et la distance de ses déplacements, vivre en ville et en appartement, moins chauffer, ne pas utiliser sa climatisation, préférer le vélo à la voiture, moins acheter de biens de consommation, ne pas jeter, mais recycler …. Il y a urgence.