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tyle type="text/css"> Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a examiné le rapport périodique présenté par la Namibie sur les mesures qu'elle a prises pour donner effet aux dispositions de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
 
Présentant ce rapport, Mme Lidwina Shapwa, Vice-Ministre de la justice de la Namibie, a déclaré : « Le racisme est un refuge pour l’ignorant. Il cherche à diviser et à détruire. Il est l’ennemi de la liberté ; il mérite qu’on l’affronte et qu’on le déracine ». Elle a relevé que cinquante ans après l’adoption de la Convention, le risque de xénophobie et de racisme était toujours présent dans le monde contemporain, tout interconnecté qu’il soit, et qu’aucune région n’était immunisée dans ce domaine, comme on le voit actuellement avec l’exode de réfugiés, de migrants et le traitement de certaines minorités. Pour sa part, la Namibie veille à mener une politique de réconciliation nationale.

En vingt-six ans d’indépendance, elle a adopté des textes de loi contre la discrimination, concernant le sexe ou l’âge, particulièrement sur le lieu de travail. Les principaux problèmes que doit affronter la Namibie ont trait au chômage et à la pauvreté persistante de la population. Le Gouvernement a lancé une stratégie lutte contre la pauvreté. Les allocations pour handicap, pour les personnes âgées, pour les orphelins et les enfants vulnérables ont fortement augmenté. Par ailleurs, la réglementation de l’emploi domestique a inclus la création d’un salaire minimum pour cette activité, une réflexion étant menée sur la création d’un salaire minimum national. Malgré l’existence d’une législation progressiste, la violence envers les femmes et les enfants demeure préoccupante. Les autorités continuent d’agir avec toutes les parties concernées, y compris des ONG locales, pour y remédier.

 
La délégation du pays était également composée de Mme Sabine Böhlke-Möller, Représentante permanente de la Namibie auprès des Nations Unies à Genève, ainsi que de hauts fonctionnaires du Ministère de la justice et d’un représentant du Département des communautés marginalisées.
 
Elle a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité s'agissant, notamment, de l’applicabilité de la Convention ; du Bureau du médiateur ; du droit coutumier ; du mariage ; de la lutte contre la pauvreté ; du contrôle de l’économie ; des mesures prises en faveur des communautés autochtones ; de l’éducation ; de la politique linguistique ; de la situation des personnes atteintes d’albinisme et des allégations de discrimination envers les membres de la communauté rastafarienne ; de la lutte contre le VIH-sida ; de la prévalence du viol ; des réfugiés et des demandeurs d’asile ; et du génocide commis par l’Allemagne lors de la colonisation du territoire.
 
M. Alexei Avtonomov, rapporteur du Comité pour l'examen du rapport de la Namibie, a relevé l’importance de la question autochtone, constatant que le rapport se concentrait uniquement sur les communautés noires et blanches. M. Avtonomov s’est félicité par ailleurs des mesures prises contre les stérilisations forcées et en faveur de l’enfance. Il s’est dit particulièrement intéressé par les projets de la Namibie en matière éducative, rappelant l’intérêt porté par le Comité sur l’instruction dans la langue maternelle, car c’est un bon moyen de lutter contre les discriminations. Il a jugé important de soutenir les écoles mobiles pour les populations nomades. Il a estimé que la Namibie devrait veiller à ne pas retarder plus avant la promulgation de la loi sur la protection de l’enfance. Il a évoqué par ailleurs les pourparlers entre la Namibie et l’Allemagne au sujet des réparations pour le génocide commis au début du XXe siècle dans l’ancien Sud-Ouest africain, alors colonie allemande. Le génocide est la pire forme de discrimination raciale, a rappelé M. Avtonomov. Parmi les autres membres du Comité, une experte a fait part de sa préoccupation envers les violences, sexuelles exercées notamment envers les femmes de l’ethnie San. Un autre expert s’est inquiété du risque de disparition du mode de vie de peuplades semi-nomades, rétives au mode de vie moderne. Une de ses collègues a dit craindre une acculturation, une perte de mémoire et de connaissances dans un continent à tradition orale, alors même que les Européens s’efforcent de renouer avec les savoirs traditionnels qu’ils ont perdus.
 
Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport de l’Etat-partie, qu’il rendra publiques à l’issue de la session, qui doit clore ses travaux le vendredi 13 mai prochain.