Ont collaboré à ce numéro

 Alice M. , Yannick H
 CICR
 Iba Der Thiam
 Mme Inès El-Shikh
 WWF

Compte Utilisateur

Audios



Souscription

Le groupe

Directeur de publication
· Elh Gorgui W NDOYE

Rédacteur en chef
· Elh Gorgui W NDOYE

Comité de Rédaction
· El hadji DIOUF
· Papa Djadji Guèye
· Responsable Informatique
·
Alassane DIOP

Responsable Gestion
· Cécile QUAN

Webmaster
· REDACTION

Contact

Adresse
   Salle de Presse
   N0 1 Box 35
   8, Avenue de la
   Paix Palais des Nations Unies
   1211- Genève 10 Genève Suisse.
Téléphones

   +41 22 917 37 89
   +41 76 446 86 04

Service

Publicités, Abonnements et Souscriptions

Téléphone
· Suisse:
   +41(22)917 37-89
   +41(76)203 61-62

Ou envoyez un courriel à Info@ContinentPremier.com

L’état de la biodiversité mondiale apparaît pire que jamais.

Publié le, 30 septembre 2014 par El Hadji Gorgui Wade Ndoye

L’Indice Planète Vivante, qui exprime la tendance suivie par plus de 10 000 populations d’espèces sauvages, a enregistré un déclin de 52 % entre 1970 et 2010. En d’autres termes, l’effectif des populations de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons a diminué en moyenne de moitié environ en 40 ans, ce qui représente un recul beaucoup plus marqué que celui précédemment estimé. Cet écart s’explique pour l’essentiel par l’amélioration de la méthodologie appliquée, désormais plus représentative de la distribution géographique de la biodiversité planétaire, lit-on, dans le Rapport de WWF remis à la presse, ce matin. 

 Le Rapport Planète Vivante 2014 est la dixième édition de la publication bisannuelle phare du WWF. Intitulé "Des hommes, des espèces, des espaces, et des écosystèmes", il dresse l’état des lieux des systèmes naturels de la Terre en mesurant l’effectif des populations d’espèces sauvages et en calculant l’empreinte de l’humanité.

La principale conclusion du Rapport Planète Vivante 2014 est la suivante : les populations d’espèces sauvages critiques déclinent tandis que l’Empreinte écologique ne cesse de s’agrandir dans le même temps. Résultat, la demande de ressources naturelles augmente, portée par la croissance démographique, alors même que ces ressources se raréfient. Cela dit, si la santé naturelle de la Terre se dégrade, les opportunités existent pour inverser les tendances à l’œuvre à travers l’action des gouvernements, des entreprises, des individus et de la société civile. De fait, le réel défi exposé dans le rapport consiste à découpler le niveau de développement humain d’une demande strictement insoutenable pour le globe.

Si les populations d’espèces sauvages régressent dans toutes les régions de la Terre, les pertes les plus lourdes sont observées sous les tropiques, l’Amérique latine enregistrant le déclin le plus dramatique (83 %). C’est la combinaison de la disparition et de la dégradation des habitats qui constitue la menace la plus grave pour les populations sauvages. L’exploitation par la chasse et la pêche (intentionnelle, à des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires) représente aussi un facteur global notable. Mais la prochaine grande menace commune est sans aucun doute le changement climatique, qui devrait être ressenti de plus en plus fortement par les populations à l’avenir. Les espèces d’eau douce sont les plus durement touchées et voient leur effectif chuter de 76 % entre 1970 et 2010, tandis que celui des espèces marines et des espèces terrestres fondait dans le même temps de 39 %.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique est fournie par le Global Footprint Network. L’Empreinte écologique mesure les demandes de l’humanité envers la nature. On apprend que l’empreinte écologique de l’humanité ne cesse de croître. Or ce que montre le Rapport Planète Vivante 2014, c’est que la superficie nécessaire pour satisfaire la consommation humaine dépasse de 50 % la surface disponible pour produire les ressources renouvelables et absorber le dioxyde de carbone : nous avons donc besoin de la capacité régénératrice de 1,5 Terre pour disposer des services écologiques dont nous profitons chaque année. Ce « dépassement » est possible car, jusque-là, nous avons coupé des arbres à un rythme supérieur à celui de leur croissance, prélevé plus de poissons dans nos océans qu’il n’en naît, et rejeté davantage de carbone dans l’atmosphère que les forêts et les océans n’en absorbent. Conséquence : les stocks de ressources s’appauvrissent et les déchets s’accumulent plus vite qu’ils ne peuvent être recyclés ou absorbés, comme le prouve l’élévation de la concentration de carbone dans l’atmosphère.

 A qui l’empreinte la plus forte ?

 Les écarts d’Empreinte écologique sont énormes entre les différents pays, surtout si l’on tient compte de leur niveau économique et de développement : en moyenne, les pays à haut revenu ont ainsi une Empreinte écologique par tête cinq fois supérieure à celle des pays à bas revenu. Les 10 pays présentant l’Empreinte par habitant la plus forte sont les suivants : Koweït, Qatar, Emirats arabes unis, Danemark, Belgique, Trinité-et-Tobago, Singapour, Etats-Unis, Bahreïn et Suède.

Pourtant des solutions existent !


Les opportunités d’un changement positif

Le déclin continu de la biodiversité et l’aggravation du dépassement écologique sont le résultat de décisions prenant insuffisamment en compte les besoins de notre monde naturel. Pour autant, les indicateurs qui nous ont montré nos erreurs peuvent aussi nous mettre sur les bons rails. Certes, il ne sera pas aisé de changer de cap et de trouver d’autres trajectoires, mais nous pouvons néanmoins y parvenir. Lors de la conférence Rio+20 en 2012, les gouvernements se sont engagés en faveur d’un « avenir économiquement, socialement et environnementalement durable pour notre planète et pour les générations présentes et futures ». Telle est la voie qu’il nous faut suivre, souligne le Rapport. 

Les différentes réunions internationales qui sont convoquées pour négocier un nouvel accord climatique et définir un agenda de développement pour l’après-2015 nous donnent justement l’occasion d’atteindre cet objectif commun. Qui plus est, la Perspective Une seule planète du WWF va dans ce sens en en fournissant le cadre. Nous devons faire en sorte que nos investissements n’alimentent plus les causes des problèmes environnementaux mais y apportent des solutions. Nous devons aussi faire des choix justes, clairvoyants et écologiquement éclairés quant aux modalités de partage des ressources. Le capital naturel qui nous reste doit être préservé en protégeant et en restaurant les écosystèmes et les habitats importants. Et nous devons aussi produire mieux et consommer plus raisonnablement si nous voulons renverser les tendances identifiées dans le Rapport Planète Vivante 2014, présentée à la presse par  Marco Mabertini, Directeur général de WWF International.

 

Synthèse- El Hadji Gorgui Wade Ndoye.