Ont collaboré à ce numéro

 Baaba Maal
 Joelle Scacchi
 Kathy Chimère Diaw
 M. Jamil CHADE
 M.Jacques Monnier
 M.Martin Tchaptchet
 Marie Claude Bayle
 MSF, FICR,OMS
 Oif Genève
 Tangram 33

Compte Utilisateur

Audios



Souscription

Le groupe

Directeur de publication
· Elh Gorgui W NDOYE

Rédacteur en chef
· Elh Gorgui W NDOYE

Comité de Rédaction
· El hadji DIOUF
· Papa Djadji Guèye
· Responsable Informatique
·
Alassane DIOP

Responsable Gestion
· Cécile QUAN

Webmaster
· REDACTION

Contact

Adresse
   Salle de Presse
   N0 1 Box 35
   8, Avenue de la
   Paix Palais des Nations Unies
   1211- Genève 10 Genève Suisse.
Téléphones

   +41 22 917 37 89
   +41 76 446 86 04

Service

Publicités, Abonnements et Souscriptions

Téléphone
· Suisse:
   +41(22)917 37-89
   +41(76)203 61-62

Ou envoyez un courriel à Info@ContinentPremier.com

EBOLA : Une tragédie pour l’Afrique, une honte pour le monde !

Publié le, 03 septembre 2014 par El Hadji Gorgui Wade Ndoye

 GENEVE- (Suisse)- Il a fallu qu’un Américain soit atteint d’Ebola pour que le monde dit civilisé s’émeuve ! Une catastrophe sanitaire d’un niveau inégalé s’abat en plein jour sur nous en plein 21ème siècle ! L’Homme qui se vante d’aller sur la lune et qui commence à taquiner Mars est incapable de faire face devant un virus ! Ebola rappelle que la vie d’un Noir africain n’a d’intérêt que si le reste du monde était potentiellement menacé ! le Rwanda n’est pas loin. On a laissé le massacre se déroulait jusqu’à ce que le sang qui coulait des humains, menaçait de confluer vers les autres continents.  Alors on s’est réveillé pour dire «  plus jamais ça ». Comme on avait dit à la suite de l’Holocauste des Juifs ! 

La maladie à virus Ebola ( EVD) appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola est une maladie grave, souvent mortelle, dont le taux de létalité peut être élevé. Considérée comme l’une des maladies les plus virulentes au monde par l’OMS (organisation mondiale de la santé), sa première apparition remonte en 1976, au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo (RDC). Réapparu, en Guinée, il y a 6 mois, le virus Ebola s’est installé, de manière sévère et meurtrière, dans 4 pays de l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia,  Sierra Leone,  Nigeria).

L’infection se transmet par contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des tissus de personnes ou d’animaux infectés. Les personnes gravement malades ont besoin de soins intensifs. Des soins de qualité dans des pays où souvent le plateau technique est faible ou inexistant.  Ebola pose plus que jamais le défi de la souveraineté de l’Afrique. Les conséquences économiques sont actuellement évaluées à plus 1 pour cent sur l’économie du Continent qui se porte relativement bien malgré les différentes crises financière et économique en Occident en tirant même la croissance mondiale vers le haut !

OMS : Une négligence coupable

L’OMS chargée de veiller sur la santé publique de notre Terre a failli. Gravement ! Conséquence: « Six mois après le début de la pire épidémie d'Ebola de l'histoire, le monde est en train de perdre la bataille pour la contenir » s’est indignée, Dr Joanne Liu, Présidente internationale de Médecins Sans Frontières (MSF), le mardi 2 septembre, devant les Etats-membres des Nations Unies réunis sous la houlette du Secrétaire général adjoint pour une séance d’information sur Ebola.  Les dirigeants mondiaux n’arrivent pas à venir à bout de cette menace transnationale. Le veulent-ils ?

Le 8 août, l’OMS a déclaré que cette épidémie représente une « urgence de santé publique de portée mondiale », sans provoquer aucune réaction significative. MSF, quant à elle alertait l’Humanité de la gravité de la situation depuis le mois de mars dernier. Constat : « Les Etats ont rallié la coalition mondiale de l’inaction». 

Entre temps un Américain était infecté. Il sera vitre transféré chez lui et soigné ! Pendant ce temps, le décompte macabre caracolait en Afrique subsaharienne. A la date du 28 août 2014, l’épidémie a causé 1.552 décès. L’OMS compte également 3.069 cas suspectés et avérés depuis l’hiver. Au total, Ebola a fait plus que toutes les autres épidémies combinées en 38 ans ! Au moins 150 membres du personnel soignant sont morts du virus Ebola, tandis que d'autres ont trop peur de retourner au travail. C’est ce qui fait dire à El Hadji As Sy, Secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) «  Il est particulièrement important de protéger contre la contamination le personnel de santé des régions affectées. Ces pays ne peuvent se permettre de perdre un seul de leurs médecins et infirmiers. » Prévoyant, Ass Sy préconise «  l’impérieuse nécessité d’un engagement de longue haleine de la part de toutes les parties afin de mettre en place ou de restaurer les capacités locales de riposte et de préparation en prévision de futures crises similaires. »

Plus de solidarité

Tous les acteurs en marche contre Ebola sont d’avis qu’il faut agir rapidement, car il n’y a pas, il n’y a plus de temps à perdre. Par ailleurs les moyens internationaux de réponse aux catastrophes biologiques doivent être mobilisés en urgence, souligne MSF, dans un communiqué. MSF dénonce l’inaction internationale dans les pays africains frappés par le virus Ebola et appelle tous les Etats disposant de services spécialisés à les déployer immédiatement. 

En réalité, de nombreux pays possèdent des mécanismes de réponse face à un risque biologique tel que  Ebola. En Occident, beaucoup de pays ont exhibé à la télé ou dans des journaux leurs équipements sophistiqués ! Aucun d’eux, ne mourra d’Ebola ! Ils peuvent déployer des équipes médicales formées, civiles ou militaires, en l’espace de quelques jours, de manière organisée, et avec une chaîne de commandement capable d’assurer des normes élevées de sécurité et d'efficacité pour soutenir les pays touchés. C’est ce que leur demande MSF au nom de notre commune humanité. Au nom de l’agissante solidarité internationale. Au nom des droits humains !

« L’heure tourne et le virus Ebola est en train de gagner, conclut le Dr Joanne Liu. Le temps des réunions et de la planification est fini. Maintenant il est temps d’agir. Chaque jour d'inaction entraîne davantage de décès et le lent effondrement des pays touchés ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Journaliste accrédité aux Nations-Unies, à Genève, Directeur du Magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com