Ont collaboré à ce numéro

 Dr. Bakary Sambe
 El Hadji Gorgui Wade
 Gilles Labarthe
 Jean Noel Cuenod
 Mission de France
 RAPEICAO
 Salon Livre Genève
 UNISDIR-GENEVE

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Mariama Ndoye, lauréate de la 5ème édition du Prix Ivoire pour la littérature africaine d'expression francophone pour son roman "L'arbre s'est penché" (Editions Eburnie), n'a pu retenir ses larmes à la fin de la première partie de l'émission «Impressions» qui lui a été consacrée et exceptionnellement enregistrée en Suisse.

 

Genève- Sada Kane, plus de 30 ans de télévision, invité du Salon africain de Genève ( 1er au 5 mai 2013), a reproduit le même format de son émission littéraire Impressions diffusée par la 2STV. Le journaliste a partagé le plateau avec des auteurs sénégalais présents au Salon de Genève et des lecteurs suisses. La première partie réservée au dernier livre de Mariama Ndoye «  L'arbre s'est penché » a marqué les esprits car l'ombre de Mme Fatou Dieng Meïssa, la Linguère et mère de l'auteure a plané dans le grand centre des conférences du Plaexpo.

Sada Kane a enregistré, le jeudi 2 mai, en collaboration avec la radio télévision suisse romande (rts) son émission Impressions diffusée au Sénégal par la chaîne 2STV. Présenté comme le Bernard Pivot sénégalais, Sada Kane qui a abordé avec Mme Ndoye son dernier livre qui rend hommage à la mère de l'auteure a réussi, peut-être, à guérir la romancière de cette absence de la mère nourricière et inspiratrice. Mariama Ndoye avait besoin d'écrire pour dire sa Mère qui pourtant de son vivant lui avait interdit d'écrire un livre sur elle. Cette mère protectrice et nourricière qui posait dans l'oreille de ses enfants: « Le mariage n'est pas une prison. Acceptez de souffrir pour vos enfants, mais pas jusqu'au sacrifice suprême.» Sachant que l'heure arrive, Fatou Dieng Meïssa, la mère de Mariama Ndoye dit à cette dernière: « L'aînée est une une mère quelle que soit sa corpulence, son intelligence ou ses biens. Dieu seul sait pourquoi Il l' a mise à la première place. Tu es la maman de tes soeurs, moi je ne fais que vous accompgner et celui qui accompagne un visiteur n'arrive jamais à destination.»

Lors du panel, les différents intervenants dont l'excellent Felwine Sarr qui a présenté son livre « Méditations Africaines», ont ressorti les qualités littéraires de Dr Mariama Ndoye mais aussi les enseignements qu'on pourrait tirer de l'ouvrage qui tout en disant une mère parle des réalités sociales sénégalaises: la place de femme, de la mère, les cérémonies familiales, l'éducation des enfants, etc...

On apprend que la maman de l'aueture est fut une femme mesurée, qui ne laissait jamais sa marmite sans surveillance, qui savait rire sans débordements, qui ne marchait pas vite, ni manger vite, qui savait pleurer sans bruit, et qui ne savait pas se disputer mais plutôt taper, la Linguère est partie!

Humaniste, Fatou Dieng Meissa, a pleuré à la mort du roi Hailé Selassié en voyant la retransmission des funérailles à la télévision. Elle dit à ses enfants étonnés, qui le lui reprochaient car ne le connaissait ni d'Adam ni d'Eve : «La pitié n'a pas de frontière.». Elle aimait les mondanités, Senghor le Poète avait remarqué sa beauté. Un 4 avril, le Dr Thianar Ndoye est venu au Palais sans son épouse, alors Léopold s'enquit: « Qu'est -il arrivée à la Belle Madame Ndoye?»

La maman de l'auteure, aimait à répéter à sa progéniture: «Dieu est Infini, Il est mon Ami», elle est partie rejoindre son ami en laissant derrière elle une famille de neuf enfants très soudés, «les oiseaux ne se sont pas envolés.»

Avant même de finir son ouvrage, le père de l'auteure, le Dr Thianar Ndoye, son père décède. Un chapitre ajouté rapidement au livre parle de ce père nutritionniste sénégalais de renom: le vieux Thianar Ndoye de Rufisque qui s'est battu jusqu'au dernier souffle pour que le codex alimentaire soit respecté dans son pays! Une de ses dernières colères était d'éviter qu'on fasse «manger du n'importe quoi aux Sénégalais».

Au fur et à mesure que l'émission se déroulait, l'écrivaine qui avait retenu ses larmes a craqué. Une dernière note à la première partie qui montre que l'amour a tous les droits surtout celui d'une fille pour sa mère.

Peut-être bientôt un livre sur ce sage sénégalais connu de tous les Rufisquois?

El Hadji Gorgui Wade Ndoye