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Dictature, parti unique, succession biologique, Sophie Bessis rend son verdict : ‘Ce n’est pas dans la culture politique des Sénégalais. C’est pourquoi ils se battront jusqu’au bout pour préserver leur démocratie.’ Journaliste reconnue, agrégée d’histoire et économiste réputée, Sophie Bessis co-animait, dans le cadre du Festival international de Géographie (Fig), à Saint-Dié-des-Vosges (6 au 9 octobre), une conférence autour du thème ‘Afrique en mouvements : 2011’ avec Edem Kodjo, ancien gouverneur du Fonds monétaire international, secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine de 1971 à 1983, et ancien Premier ministre du Togo.

(Vosges- Lorraine) - La secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des doits de l’homme (Fidh), Sophie Bessis, Grand Témoin de la vingt deuxième édition du Fig est convaincue que les Sénégalais qui ont l’habitude de la chose démocratique veilleront sur le respect de la Constitution de leur pays. Sophie Bessis a salué l’expérience démocratique sénégalaise depuis 1978 et croit que, même si aujourd’hui il y a des craintes sur la poursuite de cette belle expérience qui a fait du Sénégal une vitrine démocratique en Afrique de l’Ouest, les Sénégalais resteront vigilants.

Invitée par le modérateur du débat, le journaliste Xavier Colin du magazine Geopolitis de la télévision suisse à donner les raisons de la chute du Président Ben Ali avec ce qu’on a désormais appelé la ‘Révolution du jasmin’ qui a servi de détonateur à la chute des présidents Moubarack, Kadhafi et frémissements des régimes au Bahrein, au Maroc, en Algérie, au Yémen et en Syrie, Sophie Bessis a déclaré que ces régimes sont essoufflés et dépassés par la quête de liberté des populations mais aussi d’un mieux être. C’est ce que Edem Kodjo synthétisera par le manque de ‘développement solidaire’. Mme Bessis de dire que, en Tunisie, ‘le tiers des avoirs économiques était détenu par le clan Ben Ali’. Elle révèlera qu’elle avait prévenu la France que la chute de Ben Ali était inéluctable et que le pouvoir devait cesser de le soutenir. On connaît la suite.

Très dure contre le régime algérien, Sophie Bessis croit que ‘le pouvoir en Algérie est pathétique, autiste autour de ce qui se passe partout ailleurs’. Pour elle, ce qui empêche cependant la révolte en Algérie, à l’image de ce qui s’est passé en Tunisie, est que ‘les populations sont fatiguées par la décennie noire’ marquée par une guerre civile très sanglante alors que les plaies de la guerre de décolonisation ne sont pas encore totalement cicatrisées. Sur la politique de deux poids deux mesures concernant l’intervention des puissances occidentales en Côte d’Ivoire, Libye et leur inertie pour le cas syrien, l’ancienne rédactrice en chef de Jeune Afrique ne mâche pas ses mots et répond avec une terrible ironie: ‘Ha, pétrole quand tu nous tiens!’.

 
Pour des élections apaisées

Edem Kodjo, diplômé de l’Ena Paris, président du Festival International de Géographie 2011 et président de la Fondation Paxafricana, interpellé sur les moyens d’aboutir à des élections sans effusion de sang en Afrique, reconnaît la difficulté d’apporter une panacée toute faite. Le natif de Sokodé, considéré comme un démocrate convaincu et qui s’était opposé au Président Eyadema dont le fils préside aux destinées du peuple togolais ouvre quelques pistes : ‘Nous sommes en train d’évoluer de l’Oua à l’Union africaine, des dispositions ont été prises pour assainir les conditions d’exercice du pouvoir.’ Edem Kodjo de renvoyer à la Charte africaine pour la démocratie et de la gouvernance. Ainsi, dira-t-il pour éviter les affrontements post-électoraux il faudrait faire de sorte ‘qu’il n’y ait pas de doute sur la confection des listes électorales, de tenir des élections correctes afin que chaque candidat ait le sentiment que le jeu a été clair, que les résultats soient donnés dans de bonnes conditions et que les candidats acceptent les résultats’.

22ème Festival international de géographie : Les experts dessinent les contours de la renaissance africaine


Du fait que Martin Waldseemüller y conçut la première carte du Nouveau-Monde en 1507, la ville de Saint-Dié-des-Vosges accueille désormais chaque année depuis 1990 le Festival international de géographie (Fig) dont la 22e édition, 6 au 9 octobre 2011, a été consacrée au continent africain autour du thème ‘L'Afrique plurielle, paradoxes et ambitions’.


SAINT DIE DES VOSGES - Au cœur de l’Afrique plurielle. Cerner les paradoxes de ce continent immense, mettre en lumière ses ambitions, voilà un exercice passionnant dont se livre celles et ceux dont le métier est d'écrire la carte du monde. Un festival de Géographie permet de mieux comprendre le monde, ses problématiques et ses évolutions. Le festival est également un moment festif qui permet une vraie rencontre entre le public et une discipline académique souffrant d'une image faussement désuète.

Le Festival international de géographie (Fig) permet de parler de géographie par la littérature, la gastronomie et la culture en général.R32;R32; Cette année, l'Afrique est à l'Honneur, car ‘c'est le continent d'avenir par excellence. Depuis dix ans, il a considérablement évolué. Les nations africaines regorgent de solutions et d'innovations. Enfin, il était important de montrer la diversité de l'Afrique dans ses paysages, ses situations politiques et économiques’, justifie Freddy Clairembault R32;directeur du Festival international de géographie.

Le Président du 22e Fig est Edem Kodjo ; le Grand témoin en est Sophie Bessis et le Président du Salon du Livre, Alain Manbanckou. Youssou Ndour est également un des invités d'Honneur, même s'il est absent en Lorraine.

Un continent riche

L'Afrique a un atout de taille : ses ressources minières. En effet, le Continent premier abrite 60 types de métaux et minerais précieux dans son sous-sol ; aucun autre continent ne possède une telle richesse ! Un expert chiffre cette richesse globale à 46 mille 200 milliards de dollars. A Noter que 10 % de cette valeur suffirait amplement à faire en sorte que l'Afrique se dote d'infrastructures comparables à celles de l'Europe, rappelle le journaliste Xavier Colin dans son émission Geoplitis, diffusée par la télévision suisse romande et TV5-Monde.

En plus du pétrole (dont la production africaine a triplé en 20 ans) ou du gaz naturel, il y a le diamant (une pierre sur deux commercialisée dans le monde vient d'Afrique) il y a l'or, le zinc, l'uranium. Il y a aussi ces nouvelles richesses qui s'appellent, par exemple, le coltan, colombo-tantalite, un minerai indispensable pour construire nos téléphones portables. ‘A proprement parler, l'Afrique est un nouvel eldorado, les Chinois, les Indiens et les Coréens le savent, qui se précipitent en Afrique’, comme le disait l'ancien président du Malawi. ‘L'Afrique n'est pas un continent pauvre, ce sont les peuples d'Afrique qui sont pauvres’, assène le journaliste suisse qui animait le samedi 8 octobre une série de conférences dans le cadre du Fig.

La renaissance ou utopie ?

Saint-Dié-des-Vosges a connu aussi sa renaissance ! La rive droite de la ville est partiellement incendiée et dynamitée en novembre 1944 par les troupes slaves engagées de force dans la Wermacht. Le 4 novembre 1944, une cinquantaine de Déodatiens (les habitants de Saint-Dié) affamés et sortis de leurs caves prélèvent de la viande sur des chevaux morts. Les soldats d'Adolphe Hitler, sans pitié, les mitraillent à l’aveugle et font six morts et deux blessés. Le 16 novembre de la même année, les lance-flammes de la section du commandant Schwenker brûlent les maisons déodatiennes. Aujourd'hui, la ville de Jules Ferry, est une ville propre, avec une belle architecture, agréable à vivre, et qui tout en bougeant offre une tranquillité propice à l'épanouissement humain.

‘De Lucy à nos jours, du haut du temps africain, plusieurs millions d’années nous contemplent. L’homme africain est sans doute le premier à être entré dans l’histoire de l’Humanité. Diversité dans la géographie humaine : la mosaïque des hommes et des femmes d’Afrique, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, n’est pas la moindre des pluralités du continent’, rappelle avec courage, Christian Pierret, le Maire de Saint-Dié, Président-Fondateur du Fig et ancien ministre français. C'est dire que l'Afrique a son destin entre les mains de ses enfants. Il suffit de le vouloir !

LE ‘NOBEL’ DE GEOGRAPHIE A UN PROFESSEUR DE L’UNIVERSITE DE GENEVE : Antoine Bailly décroche le Prix international Vautrin Lud

Au-delà de la manifestation populaire soutenue par les plus hautes instances représentatives des géographes, le comité organisateur du Festival international de géographie a fait reconnaître le prix ‘Vautrin Lud’, qui couronne les travaux d’un géographe émérite, comme la plus haute distinction en matière de géographie ; discipline pour laquelle il n’existe pas de prix Nobel.

Le lauréat du Prix international Vautrin Lud, le “Nobel” de géographie a ainsi été décerné au professeur émérite à l’université de Genève, agrégé de géographie et docteur d’Etat, M. Antoine Bailly, Docteur Honoris Causa des Universités du Québec, de l’Académie des Sciences de Hongrie et de l’Université de Lisbonne. Professeur émérite à l’université de Genève, agrégé de géographie et docteur d’Etat, Antoine Bailly a étudié et enseigné en Amérique du Nord, en France et en Suisse. Il a été professeur invité dans une quarantaine d’universités étrangères sur les cinq continents.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE