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A l’instar de la communauté internationale qui est au chevet de la République de Haïti dévastée par un séisme la dernière, le Président de la République du Sénégal n’a pas voulu être en reste. Comme d’habitude, il s’est singularisé avec une proposition qui est jugée saugrenue plutôt que rationnelle. En écoutant l’émission « Appels sur l’actualité » de RFI, j’ai pu me rendre compte que l’appel de Wade est loin de faire l’unanimité. Des haïtiens qui ont appelé pour intervenir dans l’émission ne partagent pas cette idée qui est pourtant noble à mon avis.

Mais la question que beaucoup d’auditeurs se sont posé est de savoir où est-ce que l‘on accueillera tous ces milliers de sans abri ? Avec quels moyens vont- ils être pris en charge si l’on sait que l’Afrique vit à partir des aides et que peu de sénégalais vit avec 1 euro par jour. Déjà, la Casamance est un foyer de tension où des populations ont quitté la localité pour se refugier ailleurs. Cette lancinante question n’est pas encore réglée et l’on veut nous faire venir d’autres personnes chez nous. Que c’est utopique de vouloir créer une autre nation en Afrique ? Même si notre continent est le berceau de l’humanité, il n’en demeure pas moins qu’elle reste aujourd’hui le dernier de la classe. Nous compatissons avec ce peuple noir touché dans sa chair, mais je pense sincèrement que comme le dit l’adage charité bien ordonnée commence par soi-même. N’est-ce pas ? Humainement parlant, on ne peut pas rester les bras croisés sans apporter une aide à l’endroit des haïtiens, il le faut certes, mais n’oublions pas que la plus belle femme au monde n’offre que ce qu’elle a. Et nous africains/sénégalais, je ne pense pas que nous avons des terres à donner.

En soumettant cette proposition, notre Président bien aimé a-t-il voulu se faire distinguer par l’opinion internationale. Veut t-il encore des distinctions comme le pensent certains dans leurs interventions. En tant que sénégalais, j’ai été plus choqué lorsque j’ai entendu un intervenant dire que le Président profite de ce malheur pour faire de la récupération. Mais en écoutant toujours l’émission appels sur l’actualité, je me dis que nous assistons plutôt à un effet boomerang contrairement à l’effet escompté par Abdoulaye Wade. Telle est ma lecture de la chose.

Une auditrice burkinabé a même poussé le bouchon plus profond en disant que nous africains ne parvenons même pas à limiter les dégâts du paludisme, le Sida fait des ravages dans notre continent et on regarde de manière impuissante cette situation perdurer. C’est vrai ! Combien sont les personnes qui meurent de paludisme ou de Sida ? Elles sont très nombreuses et les chiffres le confirment. En Afrique nous avons nos calamités que nous aimerions un jour résoudre. Alors cet élan de solidarité développé à l’endroit des haïtiens est très salutaire je trouve, mais je pense personnellement que d’autres continents sont beaucoup lus habilités à accueillir ces haïtiens. En clair, cette idée d’accueillir d’autres personnes doit être abrogée parce que nous n’avons pas les moyens matériels et financiers de les supporter. Au risque de créer des souffrances à ces haïtiens, laissons les grandes Nations s’occuper de leur avenir. Je ne suis pas alarmiste mais je sais un peu comment ça marche au Sénégal. Pour preuve il fallait écouter une émission radiophonique 50/50 (fifty-fifty) qui passe sur la West Africa Democracy Radio- WADR (94.90 FM), l’émission portait sur la migration des femmes. Des femmes refugiées ont été interrogées sur leur accueil au Sénégal. En les écoutant, j’ai même eu du mal à croire que si elles parlaient du Sénégal jadis considéré pays de la Téranga. Elles souffrent le martyr ces refugiées, elles sont laissées à elles-mêmes sans l’aide nécessaire alors qu’il y en a certaines qui ont des enfants à nourrir. Faute de moyens, elles versent dans la mendicité ou dans la prostitution afin de pouvoir subsister. A partir de ce constat comment peut-on aujourd’hui accueillir des milliers et des milliers de personnes si l’on sait que les refugiés sierra –léonais ou venant d’autres pays ne faisant pas un million (je peux me tromper sur le chiffre) remuent ciel et terre pour avoir la pitance ? Y’en a marre des idées chimériques et saugrenues ! La priorité pour l’heure est d’apporter une aide rapide car on n’a pas le temps de discutailler sur des projets qui sont à l’état embryonnaire. Faudrait –il pour le Président de la République de trouver d’autres idées qui susciteront moins en moins de risée internationale.

NB/ Dommage que l'auteur de ce texte envoyé sur notre plateforme proposition d'articles n'a pas signé sa contribution. C'est le premier texte que nous publions sans signature depuis la création de ce journal en avril 2004. Mais à l'avenir nous demandons à nos contributeurs de respecter nos consignes de transparence.