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L’héritier de Senghor qui avait accepté en 2000, avec élégance, sa défaite face à Abdoulaye Wade, au lieu de s’accrocher à l’appareil d’Etat, comme tant d’autres leaders africains aveuglés par le pouvoir, assène ses vérités aux chefs d’Etat africains. ‘En dehors de la Démocratie, il n’y a point de salut’, a martelé Abdou Diouf qui a déclaré illégitime le gouvernement de Tandja renversé le 18 février au Niger et appelle la Côte d’Ivoire à tenir des élections dans le respect du calendrier nouvellement fixé. C’est en marge du Congrès mondial contre la peine de mort, qu’il a accordé un bref entretien à Mamadou Alpha Diallo pour la Radio de l’Onu et à votre serviteur. (Entretien).

La nouvelle décennie est une période d’élections en Afrique occidentale. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Abdou Diouf : Je dis simplement qu’en dehors de la démocratie, il n’y a point de salut. Il faut que nos Etats soient non seulement démocratiques formellement, mais démocrates réellement. Je n’ai pas besoin de développer, car vous connaissez mes convictions à cet égard.
Quel commentaire faites-vous sur la situation politique au Niger ?
Bien évidemment, tout coup d’Etat est condamnable, par principe. Mais reconnaissez que, dans la situation du Niger, quand même, on était dans une impasse et que nous étions face à un pouvoir illégitime. Maintenant, il faut veiller à ce que la nouvelle équipe militaire respecte ses engagements de rendre le pouvoir aux civils et de retourner à une situation constitutionnelle normale dans les délais les plus brefs.
Et sur la Côte d’Ivoire… ?
C’est la transition… Nous sommes à fond pour une transition et nous espérons que les délais fixés seront respectés.
Vous avez parlé dans votre discours, en référence à l’abolition contre la peine de mort, de cause noble et de combat courageux. Comment comptez-vous vous engager dans ce combat ?
L’inviolabilité est une chose sacrée, c’est le combat le plus noble qui puisse exister. Nous allons battre le rappel. Mais vous savez que la Francophonie est déjà fortement engagée dans ce combat. Sur soixante-dix Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie représentée sur les cinq continents, quarante-cinq ont aboli en droit la peine de mort. Une douzaine d’Etats membres ne la pratiquent plus depuis 10 ans ou plus. Il nous reste encore un travail à faire et ce combat, nous allons le mener avec beaucoup d’énergie, dans le militantisme de Robert Badinter et dans le plan et l’échéance proposée par le président Zapatero. Et nous sommes sûrs que d’ici là, c'est-à-dire en 2015, nous obtiendrons les résultats dans l’espace francophone.
Tous les quatre Congrès contre la peine de mort ont eu lieu dans des pays francophones. Est-ce à dire que ce combat est essentiel pour la Francophonie ?
La Francophonie, c’est le partage d’une langue, c’est aussi, par-delà la solidarité et la diversité, un combat permanent pour les valeurs. A chaque fois qu’il y a une cause sacrée à défendre à travers le monde, la Francophonie est toujours présente. Il est donc tout à fait normal qu’on ait choisi quatre villes francophones pour ça. Je pense aussi, comme l’a dit le président Zapatero, que le choix pour le prochain Congrès sera certainement pour l’Espagne. Nous allons continuer le combat’
Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade NDOYE