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AGIR pour la Genève Internationale! 

Publié le, 26 août 2009 par

Lorsque l'organisation mondiale pour le commerce (OMC) décide d'agrandir son siège, en accord avec le Conseil Fédéral et le Canton de Genève, et que certains mouvements politiques genevois s'y opposent sérieusement, cela suscite de fortes réactions. Les arguments des opposants, préserver les espaces verts et les rives du lac, semblent convaincre une partie de la population (il faut 4000 signatures pour un référendum). D'un autre côté, beaucoup vont réagir à ce référendum lancé contre l'extension de l'OMC. C'est le cas de l'association AGIR, qui réunit des jeunes citoyens genevois de divers horizons, tous engagés pour la Genève Internationale. ContinentPremier est allé à la rencontre de l’une de ses membres, Madame Valeska Jeandupeux, qui travaille directement avec les ONG et la société civile. 

Madame Jeandupeux, dans quel but l’association AGIR a-t-elle été créée ? 

« Nous sommes partis du constat qu’il y avait un manque d’information sur le sujet, et qu’il fallait sensibiliser la population sur les véritables enjeux de ce référendum. Nous sommes une association apolitique soutenue par de nombreuses personnes issues de divers horizons. Nous ne cherchons pas être soutenu par des partis politiques, par le secteur économique et ne défendons pas forcément les idées de l’OMC. La Genève Internationale est précieuse, c’est important que les jeunes se mobilisent pour la préserver. La désinformation donne une mauvaise image de ce projet qui est vital pour l’OMC. Le sujet n’est pas d’être pour ou contre l’OMC, mais de prendre conscience qu’on parle de l’extension d’un bâtiment sur un parking. Le fait que les membres du comité viennent de différents horizons professionnels et diverses tendances politique permettent de représenter une large tranche de la population et de travailler en coordination avec différents mouvements en faveur de cette extension.» 

Pourquoi pensez-vous qu’il y ait ce besoin d’agir pour la Genève Internationale, alors que de nombreux politiciens s’engagent quotidiennement pour défendre et promouvoir la Genève Internationale ? 

« Il y a un besoin d’agir, la passivité à ses limites. La Genève Internationale ne peut durer qu’avec une envie commune de sauvegarder ses acquis. La société civile se mobilise très peu. Il faut une prise de conscience de l’importance de la Genève Internationale pour le canton et sensibiliser la population sur le fait que cette Genève Internationale est possible grâce aux organisations internationales comme l’OMC. En effet, La présence des organisations internationales à Genève se traduit, très concrètement, par des dépenses annuelles chiffrées à 4,4 milliards de francs. L’apport économique des organisations internationales est considérable; cela n'est pas rien en période de crise économique. » 

En tant que personne travaillant pour la société  civile, pourquoi pensez-vous que cette action est nécessaire ? 

« En travaillant en faveur de la société civile dans le domaine de la Genève Internationale, je suis plus sensible à ce sujet. Cependant, il faut réaliser que pour une petite ville comme Genève, l’international est un atout indispensable pour sa pérennité. Il est indispensable que les citoyens en prennent conscience. » 

Ce référendum contre l'extension de l'OMC suscite de fortes réactions dans différents milieux, à votre avis pourquoi ? 

« En partie parce-que les arguments des opposants sont parfois erronés : l’OMC n’a pas l’intention de priver l’accès au parc, ni au bord du lac, mais pense s’étendre sur le parking qu’elle occupe déjà. De plus, le bâtiment sera écologique et répondra aux exigences du label Minergie.» 

A votre avis, quelles seront les conséquences d’un tel refus ? 

« Il ne faut pas s’endormir sur nos acquis. D’autres villes proposent des infrastructures intéressantes pour l’OMC. Pour l’instant, Genève permet un cadre d’expression que l’on trouve difficilement ailleurs. Beaucoup d’ONG peuvent s’exprimer librement à l’OMC, parce-que le cadre le permet. Cependant, il faut aussi des bâtiments plus adaptés, plus modernes. Ne pas permettre à l’OMC de s’agrandir, peut devenir un signal révélateur pour les organisations internationales de remettre en question la pérennité de leur siège. » 

Pensez-vous que la population genevoise, qui fait face à d’autres problèmes comme celui du manque de logement, se sente vraiment concernée par ce sujet ? 

« Les citoyens ont d’autres préoccupations, mais il faut qu’ils prennent conscience de l’importance de la Genève Internationale pour le développement du canton et pour son économie. Notre association de jeunes citoyens veut agir dans ce sens. Il est crucial que tous les citoyens se sentent concernés par le sujet. » 

Quel impact pensez-vous ou voulez-vous avoir sur les prochaines votations? 

« Notre but est d'informer et de sensibiliser les citoyens sur cet enjeu et donc d'obtenir une participation maximale aux votations du 27 septembre 2009. Quelque soit le résultat, il faut que les citoyens aillent voter. Les prochaines votations vont proposer plusieurs objets en même temps. Il est d’autant plus important que les citoyens soient bien informés. » 

Après ces votations, l’association AGIR va-t-elle continuer à exister pour défendre la Genève Internationale?  

« Pour l’instant notre objectif est le 27 septembre. » 

Chrystel Dayer  

A propos de l’OMC :  

Depuis sa création en 1994, l'OMC siège à Genève et participe au rayonnement de cette ville.

L'OMC joue un rôle important dans les régulations du commerce mondial. Avec 153 membres, l'organisation permet aux Etats de régler leurs différends commerciaux, de négocier des accords communs et d'éviter une libéralisation du marché « sauvage » qui défavoriserait les pays les plus faibles économiquement. Selon les accords de l'OMC, le commerce ne doit pas donner lieu à des discriminations (voir par exemple la clause de la nation la plus favorisée).  

Pour plus d’informations sur l’association AGIR, vous pouvez consulter le site : http://www.genevegagne.ch 

Chrystel Dayer