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Festival de Carthage

Publié le, 26 août 2009 par

 

(Carthage-Tunisie) - La Béninoise Angélique Kidjo, qui était en concert lundi dernier pour la première fois en Tunisie, a fait le grand bonheur du public de Carthage qu'elle a invité à chanter et surtout, en fin de concert, à danser le mbalax (musique du Sénégal) avec la complicité de Ibou, son talentueux percussionniste sénégalais. 

La fille de Ouidah (Bénin) a su merveilleusement, non seulement bien représenter son pays, mais aussi l'Afrique à travers des messages forts, et particulièrement le Sénégal, se faisant même, le temps d'un concert dynamique, une véritable ambassadrice de la culture sénégalaise. Elle danse notre mbalax national mieux que beaucoup de femmes sénégalaises avec un charme à couper le souffle. Kidjo réussira à faire monter sur scène le public arabo-tunisien mélangé avec les Africains sub-sahariens. Ces derniers sont principalement des fonctionnaires internationaux, leurs familles, des étudiants, etc. 

Communiant avec son public, Angélique Kidjo ira à la rencontre des festivaliers, tendant une main ici, conversant avec des enfants par là (n'oublions pas qu'elle est ambassadrice de l'Unicef). Entre les différentes chansons reprenant ses meilleurs succès, l'auteure de Agolo et interprète parfaite de Malaïka - cette chanson du patrimoine africain - fait passer des messages de paix et d'amour. En termes de messages, Angélique Kidjo a appelé les Africains à ‘être fiers d'eux-mêmes pour tout ce que l'Afrique a apporté à la civilisation humaine’. Elle a décrié les médias occidentaux qui ne font passer que de mauvaises images sur l'Afrique. Pourtant, l'artiste dira aussi : ‘Les Africains méritent aussi de vivre dans le respect des droits de l'homme’. Se déclarant elle-même héritière des civilisations chrétienne et musulmane, elle a lancé un appel pour la réconciliation entre les adeptes de toutes les religions. On pouvait alors sentir la fierté et l'émotion du public.

En Tunisie, depuis une année, M. Ahlin Byll-Cataria, Secrétaire Exécutif de l'association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) basée au sein de BAD, était dans le public. On pouvait le repérer à travers sa moustache blanche en forme de “O”. Byll-Cataria nous confiera à la fin du concert: “ J'ai ressenti beaucoup de bonheur en voyant Angélique Kidjo sur scène. Je suis particulièrement touché par ses différents messages qu'elle a essayé de nous communiquer et qui appellent tous à la réconciliation avec soi-même et avec les autres. L'ancien fonctionnaire du Département fédéral des Affaires Étrangères Suisse dit aussi être très touché par la grande simplicité, cette accessibilité de l'artiste qui a voulu rassembler tout le monde. Cela fait plaisir».

Le festival international de Carthage est considéré comme un des festivals arabes, africains et mondiaux les plus importants.

Chaque année, le festival réserve une soirée à l'Afrique noire. Le Malien Afel Boucoum et la Béninoise Angélique Kidjo sont les invités de cette 45e édition. Boubacar Ben Fraj, directeur du festival et chef de cabinet du ministre de la Culture, explique que ‘le festival de Carthage participe à l’ouverture d’esprit des Tunisiens, car il leur permet de découvrir ce qui se passe dans le monde’. En outre, ajoute-t-il, ‘Carthage est une rampe de lancement incontournable. Il constitue un excellent tremplin pour les artistes arabes et africains, tout en offrant l’opportunité aux Tunisiens de mieux se faire connaître’. Au total, 38 % de la programmation du festival de Carthage est assurée par des artistes tunisiens et le reste par leurs confrères étrangers. Angélique Kidjo donnait ainsi pour la première fois un concert en Tunisie.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE