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GENEVE-  Le nouveau Rapport de la (CNUCED) sur le développement économique en Afrique 2009, aborde la problématique de l’intégration africaine. Après un bilan de l’intégration depuis les indépendances, le Rapport, intitulé « Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique», esquisse les défis et les opportunités liés à l’intégration africaine. Il confirme ce que beaucoup d’intellectuels et hommes politiques africains notamment Kwamé Krumah et Cheikh Anta Diop avaient longtemps théorisé : l’unité ou l’intégration africaine sinon l’enfer sur cette terre d’Afrique.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le Développement (CNUCED) constatant le retard économique de l’Afrique, a estimé qu’il fallait produire une analyse des problèmes inhérents au développement de ce Continent. L’importance de l’Afrique dans le monde en développement justifie ce travail mené par une équipe d’économistes de l’organisation onusienne dirigée par Norbert Lebale, sous la supervision générale de Charles Gore, Chef du Service de la recherche et de l’analyse des politiques, et du Malien Habib Ouane, diplômé de la Sorbonne, Directeur de la Division de l’Afrique, des pays les moins avancés et des programmes spéciaux. Cette analyse qui fait l’objet d’un Rapport publié annuellement, est consacrée à l’intégration africaine pour 2009.

Cette étude de la problématique de l’intégration africaine par le commerce est faite en tenant compte notamment de la globalisation de l’économie et de son impact sur le continent. « C’est ce qui nous a permis, souligne Habib Ouane, de détecter la faiblesse des échanges commerciaux intra africains par rapport aux autres parties du monde en développement. » L’économiste déplore que « l’échange commercial entre les pays africains représente 9% du total de leur échange avec le reste du monde, alors qu’il est de 19% pour l’Amérique Latine, tandis que l’Asie du Sud Est dépasse largement les 35%. ».

Les 10 principaux exportateurs vers l’Afrique et vers le reste du monde (2004–2006) sont d’une part : Afrique du Sud 24,29, Nigéria 12,37, Côte d’Ivoire 7,40, Kenya 5,36, Swaziland 5,34, Namibie 3,47, Ghana 3,42, Algérie 3,36 , Tunisie 3,18 et le Zimbabwe 3,04 et d’autre part, Algérie 17,36, Afrique du Sud 15,98, Nigeria 14,78, Angola 8,80, Jamahiriya arabe libyenne 8,75, Maroc 4,30, Égypte 4,07, Tunisie 3,87, Congo 2,36, et la Côte d’Ivoire 2,09. Il y a un paradoxe africain bien réel, l’Algérie huitième pays exportateur vers l’Afrique est le premier pays exportateur vers le reste du monde. Au même moment, la Libye absente du top-ten des champions des échanges intra-africains se place au cinquième rang des pays africains qui exportent vers le reste du monde.

La CNUCED a constaté que les principaux obstacles au développement économique de l’Afrique sont liés à la faiblesse des infrastructures physiques notamment des transports et de la communication. Mais aussi la faiblesse des infrastructures immatérielles, principalement, la multiplicité des tracasseries administratives aux frontières, la lourdeur des procédures dans le domaine de la facilitation du commerce et l’absence de complémentarités entre les systèmes productifs nationaux des pays africains.

Dans le domaine des investissements intra-africains, il y a quelques avancées, note cependant la CNUCED qui constate qu’entre certains pays le taux d’échange commercial atteint même 21%. Seulement, il faut constater que ces investissements se situent à environ 30% des flux d’investissements totaux qui vont en Afrique. Cette faiblesse relative est aussi liée au manque d’infrastructures de transports, de communications et à l’absence de main d’œuvre qualifiée et de contacts entre les investisseurs de la Région. A cet égard, la CNUCED propose que les pays se dotent d’un système financier réglementaire et efficace, qu’ils renforcent les capacités des entreprises africaines dans les secteurs bancaires et des télécommunications afin qu’elles participent davantage aux flux d’investissements intra-africain.

Ce Rapport sur l’Afrique confirme l’analyse qui a été faite déjà en 2007 par la CNUCED dans son rapport sur le commerce et le développement qui affirmait qu’une coopération régionale active est considérée comme un moyen de renforcer les stratégies de développement et de faciliter l’intégration à l’économie mondiale. Pour renforcer le potentiel de croissance et l’évolution structurelle des pays en développement, d’une manière générale, la CNUCED, au-delà des mesures conseillées concernant les politiques macroéconomiques, financières et industrielles et les politiques d’infrastructure, recommandait pour ces pays : une coopération régionale visant à améliorer les moyens de transport, à communiquer des informations commerciales et à conjuguer leurs efforts dans des secteurs tels que l’énergie, l’approvisionnement en eau, les activités de recherche-développement et l’accumulation du savoir. Ce qui est pour l’organisation onusienne une importance capitale pour assurer le succès des stratégies de développement.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE