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Le deuxième Forum de l'Office de promotion de l'industrie (OPI) du Canton du Genève a regroupé le 27 mai 2009 plus de 150 participants sur le thème "Industries : de la Vision à l'Action". Autour de Xavier Comtesse, directeur romand de l'Avenir Suisse, Rolf Gobet, directeur de l'OPI, Jean-Luc Favre, directeur de ABB, Président de l'Union Industrielle Genevoise et du Conseiller d'Etat, Pierre-François Unger, universitaires, ingénieurs, hommes et femmes d'affaires, étudiants sont venus apporter leur contribution intellectuelle pour que Genève reste un pôle industriel solide malgré les vents déstabilisateurs de la crise financière et économique mondiale. Il s'agit de réfléchir pour susciter l'envie d'entreprendre, l'espoir et l'ambition. Trois grands acteurs de cet évènement se sont confiés à ContinentPremier pour situer les différents enjeux de l'organisation de cette demi journée de réflexions sur l'avenir économique du bassin lémanique.

Rolf Gobet, Directeur OPI : « L'intérêt de cette journée est de mettre en commun des acteurs qui ne se rencontrent pas régulièrement. Je pense notamment aux hautes écoles, à l'industrie et également le pouvoir politique pour qu'ensemble nous puissions trouver des idées et les transformer en actions qui permettent à Genève et plus spécifiquement la Genève industrielle de ressortir plus vite de la crise que nous rencontrons et que nous subissons actuellement. » « Les actions qui ont été identifiées vont faire l'objet d'un suivi extrêmement proche de la part de l'OPI. Évidemment, nous n'allons pas le faire seul. Nous sommes une plateforme qui permet de mettre en relation toutes ces entités mais à nous seuls nous ne pourrons pas tout faire ». « Le suivi se fera donc naturellement avec l'Union industrielle genevoise, avec la chambre de commerce et les écoles qui toutes ont ( et cela va au delà de la déclaration d'intention), émis le désir et l'engagement d'être des parties prenantes sur la mise en œuvre des actions qui ont été identifiées ».

Jean-Luc Favre, directeur de ABB, Président de l'Union Industrielle Genevoise:

«On ne peut pas se développer, progresser si l'on a pas d'ambition »

« Pour moi, il y a deux intérêts. Nous sommes d'abord une entreprise industrielle genevoise. Cela nous permet de nous développer dans un environnement industriel fort. Et plus l'industrie est forte plus l'entreprise industrielle peut s'appuyer sur des compétences et sur un réseau fort. Au niveau de l'Union industrielle genevoise dont je suis le Président, il y a un intérêt fort dans la mesure où ce secteur secondaire qui était un peu moins considéré il y a mois d'une dizaine d'années est non seulement de retour mais comme on l'a entendu il est vraiment important pour Genève et sa région »

« C'est à dire que les emplois industriels dans cette région sont importants et pour que l'entreprise industrielle se développe, s'installe dans une zone industrielle (on a parlé de logements, d'activités d'innovation, de réseaux sociaux, comment utiliser les nouvelles technologies au niveau de la communication pour être plus forts ensemble. Le fait de pouvoir imaginer un certain nombre d'actions pour les 3 à 5 prochaines années, c'est important car il faut agir aujourd'hui pour demain. »

« Quant aux actions identifiées, c'est l'OPI qui a la mission de les formaliser, de les concrétiser et des les suivre de manière à ce qu'on puisse mettre en œuvre un certain nombre de choses d'ici à l'année prochaine. En tout cas, on a commencé un certain nombre d'actions, d'autres vont suivre. Et c'est sur cette base là qu'on arrivera à savoir ce qu'on fait juste. Il faut donc maintenir cette dynamique et cette opportunité qu'on a de réunir les entrepreneurs, de réunir des industriels et des gens du monde économique autour d'une volonté commune qui est de progresser et de faire mieux. Et cela donne de l'énergie positive. Cela donne du moral. Cela donne aussi de l'ambition »

« Tout ceci est important car on ne peut pas se développer, progresser si l'on a pas d'ambition si l'on a pas les meilleurs moyens possibles pour mettre en œuvre certains rêves ou certaines actions »

« C'est pourquoi, une journée comme celle-ci est très importante avec près de 150 participants. C'est une réussite »

Est-ce qu'aujourd'hui avec la crise économique et financière, la réflexion n'est pas davantage souhaitée d'autant que la matière grise existe?

« Oui, une situation de crise est aussi une occasion de se remettre en question. Quand tout va bien, c'est plus difficile de sensibiliser les gens. Quand c'est plus difficile, naturellement, les gens se posent des questions. Ils ont des craintes et sont prêts à se remettre en question. Il faudrait donc, utiliser cette situation, de manière constructive car la motivation est plus grande. » « Et je l'ai vu dans les débats qui ont été plus actifs et contradictoires cette année comparée à l'année dernière. On sent que les gens sont concernés, sont motivés et sont en attente d'initiative de ce type là. A nouveau, c'était probablement le bon moment pour avoir de tels débats et avec un objectif clairement affiché cette année, c'est à dire d'initier des actions et de les mettre en œuvre. J'espère qu'on va faire pas mal de choses d'ici à une année ».

Pierre-François Unger, Conseiller d'Etat en charge de la Santé:

« Il faut retrouver le goût de l'avenir. »

Quel est l'intérêt de cette rencontre?

« Nous travaillons cette année pour retrouver le goût de l'avenir car beaucoup l'ont perdu à cause de la baisse de leur production, de leur chiffre d'affaire ou de leurs affaires en général, voire même quelques faillites. On est dans une situation où la créativité s'impose non seulement comme une activité au niveau du cerveau mais également du passage de la pensée, de la réflexion à l'action »

Et quel est le principal défi?

« Retrouver le goût de l'avenir sans avoir besoin de déserter son histoire. C'est le challenge de cette année. Si l'année dernière on essayait de dessiner l'avenir, aujourd'hui avec la crise, il faut essayer de retrouver le goût même de l'avenir puisque beaucoup l'ont perdu. Et c'est tout à fait fondamental, pour retrouver le goût de l'avenir, il ne faut pas oublier son histoire parce que l'histoire de Genève est l'histoire d'une très grande diversité. Elle est en effet l'histoire des assemblages de populations, de croyances, de couleurs, d'organisations internationales, d'ongs etc. Bref, cette histoire là est faite de toutes les richesses qui ont assemblé les pièces d'un puzzle. Des gens qui pensaient ne pas pouvoir se parler, se retrouvent aujourd'hui. Le monde industriel de demain- on le voit dans les crises financières- a besoin de créativité. Il faut des industries et pour créer de l'emploi et pour créer de la richesse. La créativité se faisant très rarement sur la base d'une feuille blanche mais sur la juxtaposition de deux littératures qu'on peut au fond mettre en synergie que ce soit la littérature de la physique cantique ou du confucianisme qui donne une vraie idée de ce qu'est l'une et l'autre car l'une éclaire l'autre cinq mille ans après. Et c'est une vraie réalité- Et c'est cela qu'il faut découvrir au niveau du monde industriel ».

Est-ce-que l'Etat va aider à la transformation des idées émises ici en actions pour mieux susciter le goût de l'avenir ou l'espoir?

« L'Etat peut accompagner à la mise en œuvre des initiatives. L'Etat aide déjà avec la création des incubateurs que ce soit dans le domaine de la biotechnologie et celui de la micro nanotechnologie etc. Nous voulons sortir de la crise avec une perspective de développement durable sans lequel il n'y a pas d'avenir industriel. L'avenir industriel doit s'approprier le concept de développement durable. La fuite en avant avec de très grandes consommations de surface, d'énergie, des mauvais salaires, le cas échéant, c'est fini! Il nous faut veiller aux trois dimensions du développement durable: le pôle économique bien sûr, le pôle environnement par une grande considération des ressources naturelles et enfin le pôle de la responsabilité sociale. Ce sont là des éléments fondamentaux de la croissance de l'industrie durable de demain.

Comment définirez-vous l'espoir, on sait que vous êtes dans un autre registre, un Fan de la Fête de l'Espoir?

« L’Espoir, c’est au fond, atteindre régulièrement des objectifs pour avoir la chance de pouvoir en fixer de nouveaux car le pire c’est de les avoir atteints et de ne plus en avoir. Donc l’espoir, c’est un chemin qui est long avec des objectifs qu’on se fixe et qu’on atteint en ayant déjà déterminé les objectifs suivants ».

Propos recueillis par El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur de publication