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Lucie HAGE, correspondante en Belgique.

TUNIS- Ce nouvel aéroport se situe au centre est de la Tunisie, sur la côte, au milieu du golfe de Hammamet. Environ quarante kilomètres le sépare d’Hammamet et septante kilomètres de Monastir. Quelques six millions sept cent mille touristes ont visité la Tunisie en 2007 et ce chiffre devrait atteindre sept millions pour 2008, selon les prévisions de Khelil Laajimi, ministre tunisien du tourisme. Une grande partie de ces voyageurs transitent par un des sept aéroports internationaux qui existent pour le moment en Tunisie. Le futur aéroport d’Ennfidha pourra soulager le trafic de l’aéroport international de Monastir-Bourguiba et même celui de Tunis-Carthage, les deux plus importants aéroports tunisiens. Ceux-ci sont aujourd’hui à la limite de leur extensibilité vu leur localisation à l’intérieur du tissus urbain.

Le second objectif de ce grand projet, qui sera jumelé avec la construction d’un port en eaux profondes, est de créer un nouveau pôle économique dans ce lieu qui, pour le moment, n’a pas beaucoup de potentialité. Le terrain sur lequel se construit l’aéroport comprend cinq mille huit cents hectares à aménager, cet espace étant constitué pour quatre-vingt pour-cent d’une propriété de l’Etat tunisien. Or, c’est un endroit peu fertile qui ne peut prétendre à aucune activité agricole. Par contre, il est situé à proximité des axes autoroutiers et ferroviaires qui relient le nord et le sud du pays. Il est aussi proche des stations balnéaires d’ Hammamet, de Sousse et de Nabeul, ainsi que de Monastir. Enfin, il jouxte l’actuelle zone industrielle d’Ennfidah, qui sera étendue, puisque l’aéroport et le port en eaux profondes seront agrémentés de deux mille hectares réservés à une future zone industrielle et économique. Une fois mené à bien le projet, dans sa globalité, devrait permettre à Ennfidha de devenir un centre industriel et économique méditerranéen important.

L’aéroport sera construit en quatre phases successives et devrait être complètement terminé en 2036. La première étape de sa construction a débuté en juillet 2007 et aboutira à la mise en exploitation du bâtiment, à partir du premier octobre 2009. Elle comprend la construction d’un terminal et d’une piste. Quatre mille emplois seront alors créés et cinq millions de passagers par an devraient transiter par ce premier terminal. La deuxième phase, qui débutera probablement en 2020, comprend la création d’un deuxième terminal. La suivante, qui débuterait en 2026, ajouterait encore un terminal ainsi qu’une nouvelle piste. La dernière, en 2030, établira un quatrième terminal. Finalement, entre treize et dix-sept mille emplois devraient être créés et vingt-deux millions de passagers pourront y transiter chaque année. La surface totale de l’aérogare sera alors de nonante mille mètres carrés et le parking pourra accueillir mille cent voitures. La longueur de la première piste est de trois mille trois cents mètres, ce qui permet à un Airbus A380 d’y atterrir. L’orientation des pistes a été étudiée afin qu’aucun survol des habitations alentours actuelles ne soit possible.

L’étude de faisabilité du projet a été réalisée par ADP (aéroports de Paris), une société française. Le financement de l’aéroport provient quant à lui de la TAV, société leader turque de management aéroportuaire, qui gère déjà onze aéroports sur trois continents différents. Ce holding a investit dans le projet quatre cents millions d’euros afin de construire et d’exploiter la concession de l’aéroport d’Ennfidha, et ce, durant quarante ans. Depuis janvier 2008, l’aéroport de Monastir Habib Bourguiba se retrouve dans les mêmes conditions d’exploitation par la TAV.