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GENEVE- « Définir notre futur et notre destinée », c'est l'appel que lance Paul Kagamé à ses compatriotes africains. Et le souci du président rwandais, c'est d'amener les Africains à 'ne pas accepter d'être moins importants ou moins humains que les autres'.

L'ombre du roi du reggae planait hier sur la grande salle de l'Uit qui abritait une conférence de presse animée par les présidents Kagamé et Compaoré. En effet, réagissant aux questions de la presse internationale sur l'arrestation de la directrice du protocole présidentiel rwandais, dans le cadre des mandats d'arrêt lancés par la justice française, le président Kagamé s'est inspiré des propos libérateurs de Bob Marley pour appeler les Africains à faire face à une justice française qui les déshumanise : 'Africans must stand up !'. Cet appel pour rester debout afin de faire face à l'oppression et à l'injustice est soutenu par le président burkinabé, Blaise Compaoré.

La colère de Kagamé est réelle : 'Je pense que l'élément essentiel est que l'on avoue rarement que nous vivons dans un monde où des gens sont plus égaux que d'autres, où des personnes sont considérées plus humaines que d'autres. C'est vrai pour l'Afrique et pour le reste du monde'. De ce constat, le président Kagamé tire la conclusion : 'Les Africains doivent livrer cette bataille, ce combat qui consiste à décider par eux-mêmes, s'ils sont moins humains que les autres.'. Pour Paul Kagamé, une juridiction est universelle quand elle s'applique à tout le monde. Il rappelle en ce sens que : 'Africans themselves must stand up without ambiguity' (C'est aux Africains, eux-mêmes, de faire face à ce problème sans ambiguïté'.

Indépendance, liberté, responsabilité et dignité, ce sont là, les termes qui définissent et modulent le discours du président rwandais qui appelle ses frères et soeurs africains à 'définir notre futur et notre destinée'. Cela, a-t-il précisé : 'ne veut pas dire que nous n'allons pas apprendre des autres. Cependant nous n'allons pas accepter d'être moins importants ou moins humains que les autres'. Le président Blaise Compaoré appuiera son homologue : 'La justice internationale doit être juste et équitable et doit être basée sur la subsidiarité.'

Kagamé revigoré, martèlera : 'Si le monde continue de croire qu'un juge en France peut lancer un mandat contre un ministre du Rwanda, ou du Sénégal, et peut-être demain contre un président africain, alors j'estime que le contraire est vrai, que nos juges au Rwanda peuvent lancer un mandat contre des personnes en Europe, en France ou dans d'autres pays.' Dans la poursuite de son idée, en guise de représailles et en droite ligne de la Loi du Talion, Kagamé a réaffirmé qu'il lancera aussi des mandats d'arrêt internationaux contre des officiels français 'impliqués' dans le génocide rwandais.

Pour sa part, la justice française qui a demandé l'extradition de Mme Kabuye, croit que cette dernière et huit autres responsables rwandais auraient 'participé' à l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien président hutu du Rwanda, Juvénal Habyarimana, déclenchant ainsi le génocide rwandais. Et Blaise Compaoré de lancer cette réflexion : 'Qui plus que le président Kagamé a soif de justice, lui dont le pays a perdu 800 mille personnes dans ce génocide?'

L'arrestation dimanche dernier en Allemagne de Mme Rose Kabuye, directrice du protocole du président Kagamé, dans le cadre des mandats d'arrêt lancés par la justice française contre neuf personnalités rwandaises, est-elle la goutte d'eau qui fera déborder le vase ?

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE