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(Envoyé spécial de retour de Paris)- Nicolas Sarkozy a réuni le dimanche 13 juillet tous les pays riverains de la Méditerranée, à l’exception de la Libye de Kadhafi, "pour définir leur vision commune" afin de « faire triompher les forces de la vie », lancera émouvant le Chef de l’Etat français dans son discours d’ouverture. Les 800 millions de citoyens des deux rives, qui « partagent le même rêve de civilisation » voient ainsi « une mer qui dessine un horizon commun : la Méditerranée». Comme Moïse montrant au peuple juif le chemin de la délivrance. Une belle messe bénie par le Secrétaire général de l’ONU, le Coréen Ban Ki Moon, qui assistait avec 43 chefs d’Etat et de gouvernement à un « moment historique » comme le dira José Manuel D. Barroso, président de la Commission européenne. L’Union pour la Méditerranée (UPM) est ainsi portée sur les fonds baptismaux, dans la « joie ».

Mais cette Union n’est pas faite uniquement d’amour et d’eau douce, elle est aussi une réponse logique à une Europe hantée par sa stabilité, jalouse de ses progrès, cette Vieille Europe qui a besoin du « pétrole » et du « gaz algérien » et du « sang neuf », écrit le président Abdoulaye Wade. De l’autre côté, les Africains du Nord comme le président Ben Ali, conscients des « grands dangers qui menacent l'écosystème dans le Bassin méditerranéen, dont notamment la détérioration qui affecte le littoral méditerranéen, la pollution qui sévit actuellement en Méditerranée, la désertification rampante, l'accumulation des déchets et de la crise de l'eau.», cherchent l’ouverture d’un « dialogue constructif » pour obtenir les lourds financements nécessaires à la construction d’infrastructures adaptées. Si les Maghrébins ne se laissent pas endormir par des discours paternalistes, ils pourraient certainement trouver dans cette Union des réponses aux problèmes de leurs populations, notamment des débouchés pour leurs jeunesses. L’Europe pourrait aussi se servir de ces pays pour créer cette frontière qui limiterait « l’invasion » des Noirs.

Les Etats-Unis d’Afrique : le seul choix.

L’UPM va –t-elle par ailleurs redessiner les frontières de la Francophonie dont Sarkozy regrette l’absence de l’Algérie et d’Israël? En effet, le pourtour de la Méditerranée compte onze États de la Francophonie : France, Monaco, Slovénie, Croatie, Albanie, Grèce, Chypre, Liban, Egypte, Tunisie et Maroc, ainsi que l'Algérie, pays francophone non membre de l'Organisation internationale de la Francophonie. Israël, tant courtisé, était représenté au Grand Palais par son premier ministre Ehud Olmert qui n’était pas loin du président Hafez Al Assad de la Syrie. Ce dernier a réaffirmé à la veille de la réunion de Paris sa volonté de rouvrir une ambassade au Liban. Un signe déjà annonciateur du succès de l’initiative de Nicolas Sarkozy. .

Cependant, dire que les Européens veulent se liguer avec les arabes de notre Continent pour barrer la route à l’émigration noire africaine ou même qu’ils veulent torpiller l’avènement des Etats-Unis d’Afrique, est une hypothèse qui n’avance en rien les Africains. Les Subsahariens, comme Sarkozy qui l’a annoncé, ne le fera pas, doivent avoir le courage d’amorcer la rupture du cordon ombilical avec la France.

Me Wade, fervent avocat pour la constitution des Etats-Unis d’Afrique sait comme Kadhafi, le Lion du Désert, que cette Union pour la Méditerranée pose des défis à l’Afrique subsaharienne qui risque de s’isoler dans sa misère alors qu’elle est riche et jeune. Mais peut-on continuer à critiquer les autres alors que bon nombre de Chefs d’Etat africains ne pensent qu’à conserver leur trône ? Ces « pouvoiristes » obscurs pensent-ils réellement à l’avenir de l’Afrique-Mère?

Si vraiment les Africains Noirs se sentent si visés, ils doivent réagir. Et le choix est clair : aller vers le gouvernement continental, créer les Etats-Unis d’Afrique. Depuis 1963, le Ghanéen Kwamé Nkrumah a rêvé cette entité. Le savant sénégalais Cheik Anta Diop a dit à qui veut l’entendre : « Créez le fédéralisme sinon vivez l’enfer ».


El Hadji Gorgui Wade NDOYE Directeur de publication.