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Par EL HADJI GORGUI WADE NDOYE, directeur de publication.  

Nicolas Sarkozy s’est – il rendu compte que la jeunesse africaine ne lui pardonnera pas ses errements philosophico – anthropologiques sur l’âme noire dignes d’un révisionniste en mal d’inspiration en plein 21ème siècle ? Au Palais de l’Elysée, le 27 août, un mois après ses inepties dakaroises du 26 juillet, il a saisi l'occasion de la conférence des Ambassadeurs pour corriger sa vision des réalités africaines erronée et dangereusement lamentable en déclarant que : « L’Afrique n'est pas l'homme malade du monde d'aujourd'hui.». Une belle phrase qui rappelle fort bien les propos tenus par son ami Abdoulaye Wade lors du dernier Sommet du G8 en Allemagne : « S’il y a des malades en Afrique, l’Afrique n’est pas malade». Certes, si le destin de l’Afrique est entre les mains des Africains, il est clair que la problématique du développement du continent devrait intéresser l’Humanité dans son ensemble notamment ceux qui ont spolié le « Berceau de l’Humanité » en en faisant une terre d’exercice de leurs sales besognes : traite négrière, colonisation, luttes stratégiques avec leur cortège de coups d’Etat, d’élections arrangées depuis Paris, Londres, Bruxelles ou Washington … Sous prétexte comme le justifiait Sarkozy d'ouvrir «les cœurs et les mentalités africaines à l'universel et à l'histoire».

Les réalités de l’Afrique : Quel Sarko croire ?

 

Pour le Sarko du 26 juillet : « La réalité de l'Afrique, c'est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible. La réalité de l'Afrique, c'est encore trop de famine, trop de misère. La réalité de l'Afrique, c'est la rareté qui suscite la violence.
La réalité de l'Afrique, c'est le développement qui ne va pas assez vite, c'est l'agriculture qui ne produit pas assez, c'est le manque de routes, c'est le manque d'écoles, c'est le manque d'hôpitaux. La réalité de l'Afrique, c'est un grand gaspillage d'énergie, de courage, de talents, d'intelligence. La réalité de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu'il n'arrive pas à se libérer de ses mythes. »

Pour le Sarko du 27 août : « L'Afrique restera une priorité essentielle de notre politique étrangère et un axe central de la politique de coopération de l'Union européenne. Elle n'est pas l'homme malade du monde d'aujourd'hui. Elle n'a pas besoin de notre charité.  Depuis plusieurs années, elle connaît une croissance moyenne de 5% et pourrait faire mieux encore si les producteurs locaux de certains produits de base tels que le coton étaient rétribués au juste prix. »

L'Afrique a tout pour réussir dans la mondialisation ...

« Il s'agit d'accélérer son développement. » Ca aussi, on l’a tellement entendu chez nous avec la politique de croissance accélérée ! « Malgré ses progrès, l'Afrique reste encore à l'écart de la prospérité mondiale. Elle ne peut tirer le meilleur parti de ses immenses richesses naturelles, trop souvent menacées de pillage, et souffre plus que d'autres des conséquences des changements climatiques. A mi-chemin du calendrier des objectifs du millénaire, il convient donc de poursuivre notre effort d'aide. »
Cependant l’aide que réitère Sarkozy ne peut être la seule panacée face aux nombreux défis de l’Afrique. Même avec un doublement de l’aide au développement, il faudra favoriser un espace politique nécessaire, reconnaît la CNUCED qui préconise: une politique autre que celle de la BM et du FMI, pour permettre aux pays pauvres d’avoir le choix sur l’ouverture des comptes capitaux, sur les limites d’ouverture sur le commerce extérieur.

L’hypocrisie c’est que l’Occident dit aux pauvres : « faites du commerce, ouvrez vos marchés». Conséquence, ces pays ont ouvert leurs marchés beaucoup plus que ce que demandait l’OMC. Au finish, ils n’ont rien reçu, l’Occident ne respectant même pas les règles du libéralisme qu’il a édictées. Mieux, un rapport rendu public par Christian Aid, montre que la libéralisation unilatérale du commerce a causé une perte de 13, 6 milliards pour les pays les moins avancés pendant les 20 dernières années. Ce qui représente près de 270 milliards de dollars, soit l’équivalent de la dette de l’Afrique tout pays confondu. Comment dès lors s’étonner que des jeunes quittent leur terre natale pour d’autres cieux en quête d’une survie et d’un eldorado improbable ?

Il s’agit pour les Africains d’avoir les moyens de la compétition avec des règles justes. Selon certains experts, si l’Afrique augmentait un pour cent (1%) de sa part du commerce mondial, cela équivaudrait à une fois et demie voire deux fois l’ensemble de l’aide que reçoit le  Continent. C’est à dire que la solution est d’abord entre les mains des Africains. « Nous pouvons le faire et le réussir ensemble.» annonce Cheikh Tidiane Gadio, le chef de la Diplomatie sénégalaise au dernier Sommet France – Afrique à Cannes.
 
Au Sommet mondial  « pour le développement social et au delà: le développement social pour tous à l'heure de la mondialisation" tenu en juin 2000 à Genève, Kofi Annan avertissait : « Il est tout à fait naturel que les pays pauvres du monde, si dépourvus de ressources, se tournent vers les pays riches pour qu'ils les aident. Beaucoup de ces pays riches ont eux mêmes de graves  problèmes sociaux. Mais aucun ne peut rester indifférent face aux conditions sociales dans lesquelles vivent tant d'habitants des pays pauvres. La misère fait insulte à l'humanité… »

Aux Africains de rompre les chaînes pour vivre libres et prospères. Profiter aussi de toutes leurs  expériences en termes de rapports et de relations avec le reste du monde.

Et si comme au moment des indépendances, la Liberté de l’Afrique devrait passer par la Russie (l’ancienne Union Soviétique) ou par la Chine ? Même si dénonce Sarkozy
« La Chine, engagée dans la plus impressionnante renaissance de l'histoire de l'humanité, transforme sa quête insatiable de matières premières en stratégie de contrôle, notamment en Afrique. »

La jeunesse africaine est aujourd’hui plus que jamais déterminée et prête à relever les défis.

Aux leaders de l’ « Afrique - Mère» de changer de posture, d’Aimer ce Continent qui est le Berceau et l’Avenir de l’Humanité.