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Village Tropical- C’est par hasard qu’il a découvert la salsa. Aujourd’hui Marc est incontournable dans le milieu salseros pour sa classe et son originalité. Avec Njila, suissesse et angolaise à la fois, il a donné un spectacle époustouflant aux Fêtes de Genève ( 2 au 12 août). Dans cet entretien exclusif, l’Ivoirien se dévoile. Pour lui les Africains ont une certaine aisance à appréhender le rythme grâce à leur culture où la musique et la danse occupent une grande place mais ils doivent dépasser le mythe de « l’Africain qui a le rythme dans la peau » et admettre que parfois des cours de danse sont nécessaires pour apprivoiser les différentes techniques qui régissent une danse; surtout quand il s'agit de danse en couple.

Aviez – vous entendu parler de la salsa avant votre arrivée en Suisse ?

Etant jeune en Côte d’Ivoire, je n’avais jamais entendu parler de la salsa. J’ai donc rencontré la salsa par un pur hasard. Le hasard, comme on dit fait bien les choses. C’est ainsi qu’un ami Suisse qui m’a vu danser du hip hop, est venu me dire que je pouvais très vite apprendre la salsa. Un jour alors que j’étais à Grenoble, mon téléphone sonne. C’est Stéphane qui m’appelle pour me dire : « Veux tu rejoindre mon groupe ?». Je lui réponds « Eh bien, Stéphane, je ne sais pas danser la Salsa ! ». Et il me réponds : « Pas de soucis. Je t’ai vu danser une fois et je sais que tu apprendras très vite». En fait la véritable motivation de Stéphane est de convaincre son ami à compléter son groupe qui devait participer à une compétition. En moins de deux mois ! Etudiant à Grenoble, Marc n’était sur Genève qu’une fois par semaine. Il n’avait donc que 8 week - ends de disponibilité pour apprendre avec Stéphane les secrets de la danse latino. Face à sa réticence son mentor sort les mots justes pour le convaincre. Marc se rappelle : « Il m’a tellement galvanisé, tellement rassuré que je me suis dit que je vais me lancer dans l’aventure». .

Ainsi donc Stéphane commence votre instruction ?

Oui. C’est lui même qui m’a appris les pas de base. Et je dois avouer que le fait que je sois entré dans la salsa en intégrant un groupe m’a beaucoup apporté.

Que s’est – il passé deux mois plus tard ?

 Deux mois plus tard, je suis allé participé au concours. Notre groupe a fini 2ème sur le classement général. Forcément, c’est un bon rang qui encourage à aller de l’avant. A la suite de ça et bizarrement, je me suis dit moi – même : ce n'est pas parce qu'on a bien dansé que le groupe en est arrivé là; c'était sûrement un coup de chance. En plus de ça ne m'avait pas réellement conforté dans le sentiment d'être un salsero prometteur).

Finalement vous êtes quand même resté ?

Oui! Le déclic s'est réellement produit après le championnat suisse; la même année; je suis arrivé 2ème au concours avec ma partenaire.

Que s'est - il passé ensuite

 

Oui, il y a un autre coup de chance. C’est en me rendant au championnat suisse qui devait se déroulait en Suisse alémanique que j’ai appris que les participants au concours avait un prix dégressif sur le prix d’entrée. N’ayant pas assez de sous à l’époque, je convainc ma partenaire de danse de nous inscrire à la compétition.

Et … ?

 De fil en aiguille, je franchis les étapes du concours une à une. Je suis qualifié en quart de finale, puis en demi et je suis arrivé en finale. Là, j’avoue je me suis dit : « Je rêve ou quoi ?»

Et la finale ?

 Notre couple est arrivé deuxième (2ème). Et dire que c’est sans préparation.

Et là, vous vous dites que c’est possible ?

 Oui, c’est vrai, arrivé en finale je me suis dit, ce n’est plus le hasard, il y a quand même quelque chose et que j’ai un chemin à faire dans la salsa. C’est à partir de là que je me suis mis à fond à apprendre les subtilités de la danse en prenant des cours à l’école de Sam, le frère de Stéphane.

Combien de temps êtes – vous resté à l’ école de salsa ?

 Au bout de 2 ans, j’ai rejoint « l’Elite », le groupe de l’école. Avec ce groupe, j’ai fait des concours de « Rueda » etc. Après deux ans donc de pratique, je suis devenu professeur de salsa. J’enseigne depuis deux ans. Ce qui me fait un capital de quatre ans de salsa ( 2 ans de cours, 2 ans d’enseignement).

Vous avez combien d’élèves ?

 Je donne actuellement des cours à deux endroits à l’Events et au Bario Latino. Ces cours sont suivis par une quarantaine d’élèves.

Comment expliquez le nouvel engouement des résidents suisses pour la Salsa ? 

Comme vous le savez la salsa a commencé à « explosé » il y a une dizaine d’années ici. Je pense que les gens s’y intéressent d’abord parce qu’il y a un côté très chaleureux lié peut – être aux rythmes : cette ambiance de fête. Et quand on sait comment la vie est ici : les gens vivent à 200 à l'heure et se laissent facilement gagner par le stress. Donc ces gens voient dans la salsa une sorte d’échappatoire et un moyen de s’éclater et de sortir du stress. Il y aussi un autre aspect qui expliquerait cet engouement, la salsa qui se danse le plus souvent en couple favorise les rencontres. Elle permet à ses pratiquants de se rencontrer. Par ailleurs, il n’y a pas que les jeunes plus habitués au hip hop, au reggae et autres qui s’intéressent à la salsa. Les personnes âgées s’y mettent ou s’y remettent. La salsa ne laisse plus personne indifférente.

Pourtant on remarque que peu de jeunes africains fréquentent les cours de Salsa.Comment expliquez – vous cela ?

Peut – être qu’il y a encore le mythe de l’Africain qui a le rythme dans la peau. Ce qui se passe c’est que des Africains sont plus habitués à la danse ou par leur culture plus rattachée à la danse des latinos qui a certainement des influences africaines. ; ce qui leur donne plus de facilités pour s’adonner à la danse. L’autre facteur c’est que des Africains se sont laissés convaincre qu’ils avaient le rythme dans le sang et qu’ils n’avaient pas besoin d’apprendre à danser. Donc pour eux, ce n’est pas admissible de suivre des cours de danse. Mais, je pense que la vapeur est en train de se renverser et l’on voit de plus en plus de noirs Africains rejoindre les classes de salsa.

Profil :

Marc KOUADIO 25 ans est arrivé en Suisse à l’âge de 17 ans. Depuis 8 ans, le jeune ivoirien allie études et danses. C’est chez Calvin qu’il a découvert la salsa qu’il pratique depuis 4 ans ( 2 ans d’apprentissage et 2 ans d’enseignement). Cela fait 2 ans qu’il donne des cours de salsa. Marc a obtenu son diplôme de webmaster en février 2007.

Site Internet : www.salsamas.ch