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GENEVE - Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France, l’a exprimé très clairement : « La France n’entend tolérer ni le racisme ni sa banalisation, qui sont de graves atteintes aux principes fondateurs de notre démocratie et de la République. ». M. Ripert a lors du Dialogue interactif avec M. Doudou Diène, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui s'est déroulé le 28 mars au Conseil des Droits de l'Homme, fait une intervention ( lire plus bas) où il condamne les propos racistes de l’animateur télé Pascal Sevran que nous avions dénoncés pour notre part dans un article intitulé « Les propos de Sevran : le degré zéro de la légitimation intellectuelle du racisme anti  - Noir » et qui a été repris dans la presse française. 

« Monsieur le Rapporteur spécial,

Je souhaite vous exprimer mes remerciements pour votre rapport et pour la contribution qu’ainsi vous apportez à un débat trop souvent source de confrontations et d’incompréhensions.

S’agissant de la France, permettez-moi d’apporter certains éclaircissements, dans le prolongement des explications que nous vous avons déjà adressées dans le cadre de la procédure des allégations.

1/ Les propos scandaleux et inadmissibles de M. SEVRAN, que vous citez dans votre rapport, ont été condamnés publiquement par les autorités françaises, qui ont rappelé que ces déclarations étaient passibles de sanctions pénales. Une plainte a justement été déposée par la République du Niger et par la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) le 28 décembre 2006. Cette plainte est en cours d’instruction.

2/ De la même manière, les propos d’un responsable politique concernant l’équipe de France de football sont sanctionnés. Le Président de la République et l’ensemble de la classe politique française ont condamné ces propos avec la plus grande fermeté. Le responsable a été exclu de son parti politique. Enfin, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a ordonné qu’une enquête pénale soit diligentée. Les investigations sont en cours.

3/ Monsieur le Rapporteur spécial,

Face à l’existence d’actes racistes, antisémites ou xénophobes, la Commission nationale consultative des droits de l'homme, dans son dernier rapport, constate une mobilisation importante des autorités françaises dans cette lutte. La législation en vigueur permet à l’autorité judiciaire de lutter contre et de faire condamner toutes les formes d'expression et de manifestation du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie.

En milieu scolaire, des moyens sont donnés aux professeurs de faire face aux incidents à caractère raciste ou antisémite.

Des aides financières sont apportées aux associations qui agissent pour prévenir les actes de racisme, lutter contre les discriminations et défendre les valeurs d’égalité, de solidarité et de justice.

Enfin, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), autorité indépendante, identifie et diffuse les bonnes pratiques et les expériences en matière de lutte contre les discriminations dans tous les secteurs d’activité. Elle émet des avis et des recommandations, auprès du gouvernement, du parlement et des autorités publiques pour lutter contre les discriminations, améliorer les textes de loi, et faire progresser le principe d’égalité et l’état du droit français dans ce domaine.

4/ Monsieur le Rapporteur Spécial,

La France n’entend tolérer ni le racisme ni sa banalisation, qui sont de graves atteintes aux principes fondateurs de notre démocratie et de la République. Je vous remercie de votre rapport, qui va nous aider dans ce combat fondamental. C’est une preuve supplémentaire du caractère indispensable des procédures spéciales.

Vous pouvez être assuré de la totale transparence, et de la poursuite de la coopération pleine et entière des autorités françaises, dans l’accomplissement de votre mandat, dont vous venez une nouvelle fois de montrer l’utilité.

Je vous remercie. »