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El Hadji Gorgui Wade NDOYE


GENEVE – - Moins d’un an après son roman Kaveena (Philippe Rey, mars 2006), qui met en fiction le « pacte de sang » entre la France néo-coloniale et les élites africaines, Boubacar Boris Diop publie le 11 janvier prochain « L’Afrique au–delà du miroir » chez le même éditeur. Ce nouvel ouvrage est constitué d´une série d´essais s´inscrivant dans la thématique générale de l’auteur, à savoir « une méditation sur la condition humaine à travers les tragédies et les espérances du continent noir. ». Comme on peut s´en douter dès le titre, « L´Afrique au-delà du miroir » récuse l’image que les médias occidentaux donnent de notre continent et qui, selon l´auteur, « ne correspond en aucune façon à la réalité ». A en croire l’écrivain sénégalais, cette déformation délibérée des événements « vise surtout à faire honte à chaque Nègre de sa mémoire et de son identité. » Il souligne avec force que « ce n’est pas acceptable » avant d´ajouter qu´en Afrique noire tout particulièrement « la prise de parole est un impératif moral pour tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre. » Boubacar Boris Diop lève un coin de voile sur son nouvel ouvrage. « L’Afrique au – delà du miroir , est réellement une contribution à l´année-Senghor » annonce –t- il à ContinentPremier.

Disciple de Cheikh Anta Diop, l’écrivain sénégalais invité au Salon du Livre à Paris s’était évertué à comparer le poète – président Léopold Senghor au savant antiquisant Cheikh A. Diop.

Ce livre est donc inspiré par ces deux personnalités dont l’œuvre traverse les frontières de leur Sénégal natal.

A noter que la question de l’image de l’Afrique qui tenait à cœur Diop et Senghor traverse tout le livre de Boris. C’est l’occasion pour l’auteur de dénoncer les médias du Nord. Pourtant aucun texte n’est consacré à ce thème. En présentant l’image réelle de l’Afrique à travers différents évènements, Boris Diop rejette en tant qu’intellectuel engagé l’image virtuelle du Continent noir présentée par les médias du Nord.

Armé de la conviction de pouvoir se rendre tant soit peu utile, Boubacar Boris Diop s'est proposé de faire en ce début d'année une sorte de bilan d´étape personnel : « Les textes réunis dans cet ouvrage, déclare-t-il, sont nés du désir de dire, en tant qu'intellectuel africain, ma part de vérité. » De manière très prévisible, trois essais sur onze sont consacrés au génocide rwandais. On signalera aussi ce qui peut apparaître comme une contribution particulièrement iconoclaste du disciple de Cheikh Anta Diop au centenaire de la naissance de Senghor. Il s'agit du texte intitulé « Le Sénégal entre Cheikh Anta Diop et Senghor » et qui fera assurément grincer bien des dents. Après une première publication il y a deux ans, il parait ici sous une nouvelle version complètement retravaillée. « L'Afrique au–delà du miroir » rend également hommage au regretté romancier et polémiste camerounais Mongo Beti et aborde des sujets aussi variés que le dilemme de l'écrivain coincé entre deux langues, le naufrage du Joola au Sénégal, les nouveaux flux migratoires vers l’Europe ou les défis culturels de la globalisation. Autant de thèmes auxquels les lecteurs de Boris Diop sont déjà habitués. Mais, ainsi que nous l'a confié l'auteur, « même si la plupart des essais ont déjà été publiés dans divers organes de presse, comme le journal sénégalais Le quotidien, je les ai tous profondément remaniés pour les besoins de ce livre.» On peut dire que ce sera là un plus pour cet auteur percutant dont le ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, disait lors d´un débat en mai dernier à Genève, qu’il « est un trésor vivant de l’Afrique que nous devons protéger » « L'Afrique au–delà du miroir » est absolument à lire !

GENOCIDE RWANDAIS : « L'Etat français est impliqué via François Mitterand » selon Boris Diop

Le nouveau livre du Sénégalais Boubacar Boris Diop « L'Afrique au –delà du miroir » paraît le 11 janvier 2007, chez Philippe REY. Ce livre ne manquera pas d’irriter le gouvernement français dont les relations diplomatiques avec le Rwanda viennent d’être rompues par le Président Paul Kagamé, accusé par la justice française d'avoir trempé dans l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie à Habyariamana.

GENEVE – Dans un texte intitulé « Kigali-Paris : le monstre à deux têtes », Boubacar Boris Diop explique en quoi cette mise en cause sans preuves d´un chef d´Etat est foncièrement raciste et trahit le désir des autorités civiles et militaires françaises Paris de détourner l'attention de leur complicité manifeste avec les génocidaires. « J'ai mis l’accent sur l'implication de l'État français, fait remarquer Boubacar Boris Diop, parce que sa responsabilité dans cette tragédie, via François Mitterrand, est aussi évidente – les faits ne manquent pas pour l'étayer – que mal connue ou acceptée. » « Projeter le regard au-delà du miroir, écrit-il encore, c'est essayer de montrer quels mensonges se dissimulent sous tant de lieux communs proférés au sujet de l’Afrique. C'est surtout tirer la sonnette d’alarme, car on voit bien quel inquiétant projet politique se profile derrière la négrophobie triomphante. » Quel meilleur exemple que le génocide rwandais pour mettre à nu les dérisoires mais graves manipulations de la presse dite internationale à propos du continent africain ?
Par Gorgui Wade NDOYE